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15 septembre 2011

27 septembre 2011 : pour l’école, pour notre métier, on ne doit pas se priver !

80 000 raisons d’être en grève le 27 septembre

Lorsque le 10 juin dernier, les organisations syndicales CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Éducation ont appelé les personnels de l’Education Nationale et de l’Enseignement Agricole Public à se mettre en grève le 27 septembre, c’est en diagnostiquant une « école à genoux » du fait des postes supprimés (80 000 pour l’ére Sarkozy !).

Ce choix d’une journée de grève dans l’Education Nationale est la suite logique des journées de grève et/ou de manifestations de l’an dernier, le plus souvent à l’appel de la seule FSU (février dans tous les départements et mai à Paris). Dans un climat social particulièrement tendu, la nécessité absolue de placer l’école, et au-delà le service public, au centre du débat est une évidence.

Parce qu’elle est asséchée par les suppressions de postes, déstabilisée par des orientations contestées, l’école peut cependant compter sur la confiance des parents et la volonté des enseignants de faire réussir leurs élèves. En maternelle, comme en élémentaire, malgré les obstacles et un métier de plus en plus complexe, leur engagement pour l’école est total. On ne doit pas se priver de cette richesse. L’action du 27 septembre est une étape obligée pour placer cette question dans le débat budgétaire comme dans le débat politique au sens plein.

Il y en a un urgent besoin.

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Parce que sans cesse les médias martèlent l’absolue nécessité de s’attaquer aux déficits, parce que rien ne paraît plus important à leurs yeux que le maintien du triple A, il faut tout faire pour les empêcher d’occulter le triple zéro des politiques suivies particulièrement en matière d’éducation. De même, il faut démontrer par l’action qu’il n’est pas de fatalité à l’affaiblissement des services publics comme à l’appauvrissement des familles populaires.

Fatalité, lorsqu’on apprend que le chômage n’a jamais été aussi haut depuis onze ans ou que les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en riches dans la dernière enquête INSEE (http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp ?ref_id=ip1365). Fatalité quand les riches réclament d’être taxés, eux aussi. Fatalité quand un membre du gouvernement ne voit plus qu’une solution : faire moins d’enfants. Baissez les bras pauvres gens !

Pourtant non : il n’y a pas de fatalité à l’austérité, terme poli qui cache difficilement sa nature réelle de répression économique. Il n’y a pas de fatalité au chômage quand on finance à tour de bras les heures supplémentaires, c’est un choix. Il n’y a pas de fatalité à la pauvreté quand elle finance directement le boum de la richesse des plus riches, c’est un choix. Il n’y a pas de fatalité à l’affaiblissement de l’école quand on choisit le minimum du socle commun contre la culture commune, c’est un choix.

De la 2nde Guerre Mondiale jusqu’en 1964, un pays a imposé ses citoyens les plus aisés jusqu’au taux de 91%. Il ne s’est pas ruiné. Il s’agit des USA.

On entend souvent la Droite dire qu’on a consacré de plus en plus de richesses à l’Éducation en pure perte : les résultats sont là qui ont vu depuis la guerre le taux d’illettrisme être divisé par 10 dans notre pays. Aujourd’hui que nous sommes confrontés au noyau dur de l’échec scolaire, il faudrait renoncer ? En alignant seulement le budget alloué à l’école primaire au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE (soit 15%), on pourrait créer 37 000 emplois supplémentaires dans les écoles ! Et l’OCDE, dans « Regards sur l’éducation 2011 » publié le 13/09, bat en brêche la thèse de la Droite : l’OCDE (pourtant pas des révolutionnaires) livre un miroir cruel des spécificités de notre système éducatif : dépense d’éducation pour l’école primaire inférieure de 14% à la moyenne des pays de l’OCDE, dépense par élève ayant augmenté 5 fois moins entre 2000 et 2008, part de PIB consacré à l’éducation en baisse de 0,3% entre 2000 et 2008, salaires des enseignants très inférieurs à ceux de nos voisins…

Par la grève et les manifestations le 27 septembre, c’est cela que nous dirons, c’est cela que nous contribuerons à rendre possible : pour l’école, pour ce pays, il est urgent que change la donne !

 

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