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1er mai 2012

Prise de parole de la FSU12

1er mai 2012

Le premier tour de l’élection présidentielle indique un net rejet de la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Il a choisi de mener une politique d’austérité qui a déclenché une explosion des inégalités, de la précarité, du chômage et une extension de la pauvreté alors même qu’il taille dans le filet de sécurité que sont les services publics. Pour masquer ses responsabilités, sans cesse, les discours et mesures du tandem Sarkozy-Fillon ont visé à opposer les citoyens entre eux, les jeunes aux vieux, les travailleurs aux privés d’emplois les étudiants aux retraités. Sans cesse, ils ont agité toutes les peurs pour susciter toujours plus le repli et le rejet de « l’autre ». C’est bien cette politique qui a contribué à alimenter le vote d’extrême droite. Si le Front National exploite aujourd’hui la situation de crise et l’inquiétude légitime des français face à l’avenir, ses propositions constituent une grave menace pour tous les acquis sociaux et la démocratie.

De même, la réélection de Nicolas Sarkozy ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour tous les citoyens. Cela serait donner carte blanche à l’avalanche de plans d’austérité subis en Grèce, en Espagne, … Cela serait livrer et notre pays et toute l’Europe au Mécanisme Européen de Stabilité et à son cortège de catastrophes annoncées. Cela serait applaudir l’action de Sarkozy et Merkel.

Cette perspective n’est pas envisageable. La FSU considère qu’une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité et que la construction d’alternatives en France comme en Europe est indispensable. Elle appelle à agir en ce sens le 6 mai et dans tous les scrutins mais aussi à se mobiliser sans attendre pour garantir un contenu réellement progressiste aux mesures qui devront être prises.

Parce que notre monde est en profonde mutation, que les évolutions de la société supposent des besoins nouveaux, il faut apporter des réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de l’environnement notamment par le partage des richesses, et le développement et l’amélioration des services publics.

Dans ce contexte, le 1er mai, journée de solidarité internationale, prend une dimension particulière. La FSU dénonce les tentatives de détournement du sens de cette journée. Le 1er mai fut d’abord un jour de revendication pour la journée de 8h aux Etats-Unis. La première fois en France, le 1er mai 1891, à Fourmies dans le département du Nord, la troupe a tiré sur les manifestants pacifiques faisant 9 morts et 33 blessés. Gageons que ceux qui aujourd’hui mènent des politiques contraires aux intérêts des salariés, chômeurs et retraités ne commémorent pas la mémoire de ceux qui sont tombés et tombent encore sous les coups de la répression antisyndicale.

Souvenons-nous que le premier dirigeant politique de droite à avoir tenté de récupérer le 1ermai était le maréchal Pétain en 1941. Le second a été M. Le Pen en 1988, en en faisant « la fête du travail et de Jeanne d’Arc ». Voici qu’un troisième veut confisquer le 1er mai aux travailleurs.

Pourtant, il y a 10 ans, c’est dans l’unité la plus large que toutes les organisations syndicales appelaient à un 1er Mai de lutte contre toutes les haines. La présence du Front National de Le Pen au 2nd tour était inacceptable. Ses thèses réactionnaires mêlant immigration et délinquance, exclusion et préférence nationale, jouant de toutes les peurs, sont aujourd’hui reprises sans mélange dans le but évident d’exonérer le grand patronat, les banques, le gouvernement et particulièrement le Président de la République, de leurs responsabilités dans la crise que vivent tous les travailleurs.

Sarkozy, encore et toujours, choisit de diviser en parlant de « vrai travail ». Qu’est-ce que le « vrai travail » ? Celui des 600 accidents mortels, des 700 suicides, des 4500 mutilés au travail par an ? Celui des droits violés, des licenciements sans motif, des heures supp’ impayées ? Le « vrai travail » est-ce celui des maladies professionnelles, des 100 000 morts de l’amiante, des 150 000 accidents cardiaques ?

Le « vrai travail » ? Est-ce celui de l’ouvrier de 55 ans devant son marteau piqueur ? De l’instituteur de 62 ans pour sa 41ème rentrée devant sa classe ? De l’infirmière qui court partout et soigne encore à 65 ans ?

Le « vrai travail » est-ce celui de la nouvelle gouvernance, du nouveau management, des suicidés au travail ?

Est-ce le « vrai travail » celui des mini-jobs, des stages, des 800 000 emplois saisonniers, des millions d’intérims et de CDD à répétition ? Celui des millions de précaires ? Celui des millions de travailleurs pauvres, du privé comme du public, qui n’arrivent pas à se loger et à vivre décemment avec leurs salaires ?

Le « vrai travail » ? Est-ce celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ? Les femmes qui représentent 85 % des temps partiel ont-elles, un « vrai travail » ?

Non, pour Sarkozy, le « vrai travail » c’est celui qui joue contre le droit du travail. Celui où ne fait jamais grève, celui qu’on ne voit jamais manifester, celui où on n’est pas syndiqué, celui où il semble qu’on ne pourrait s’en sortir sans piétiner son collègue ? C’est aussi, le travail des actionnaires, des rentiers, des riches, des spéculateurs, traders ou autres banksters du Fouquet’s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Jamais Sarkozy n’a été le président du « vrai travail » mais bien celui du « vrai chômage » !

Le 1er mai est et restera, envers et contre tous les réactionnaires, un jour de revendication.

Face à l’insulte faite aux travailleurs, la FSU ne se taira pas : Non à l’injustice fiscale, non à la TVA dite sociale, non au développement de l’emploi précaire, non à la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, non à la RGPP qui affaiblit les services publics, non aux déremboursements, aux nouvelles franchises, à l’augmentation du forfait hospitalier, non aux journées de carence dans le privé comme dans le public…

Mais oui à un SMIC à 1700 €, à la revalorisation des salaires, oui à l’amélioration des conditions de travail, oui à des vrais moyens en personnels au service public de l’emploi, à l’école, à l’hôpital, oui à des statuts confortés dans la fonction publique, oui, encore oui, à la retraite pour tous à 60 ans à taux plein avec un taux de remplacement à 75 %…

Pour combattre la xénophobie et le racisme, pour préserver et développer les acquis sociaux, pour que la démocratie l’emporte, plus que jamais l’unité des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités est la meilleure réponse.

Pour la FSU, cela passe par les urnes cela devra continuer par l’action des salariés dans les boîtes, les établissements et dans la rue !

Camarades ne perdra jamais son triple A.

 

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