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3 juillet 2012

Déclaration du SNUipp-FSU12 à la CAPD du 2 juillet 2012

Monsieur le Directeur Académique

Le mouvement 2012 est dans la triste continuité de tous ceux qui l’ont précédé ces dernières années. Il est surdéterminé par la politique catastrophique menée en matière d’éducation, tant sur le plan des moyens que sur celui des orientations idéologiques qui animaient la précédente majorité.

Le SNUipp FSU se félicite du changement qu’ont décidé les électeurs, mais nous ne modifierons en rien nos exigences pour la transformation de l’école vis-à-vis de la nouvelle majorité. Nous continuerons à appeler les collègues à ne pas se payer de mots et à rester acteurs engagés dans la construction d’une école de la réussite pour tous comme dans les revendications plus personnelles (évaluation des personnels, meilleurs salaires, etc.).

L’illustration concrète de cette attitude est notre appel à ne pas faire passer ou remonter les évaluations nationales, à ne pas remplir le LPC. Il est urgent que nos collègues reprennent la main sur leurs pratiques professionnelles, se donnent du temps pour réfléchir à la prise en charge de la difficulté scolaire, redonnent du sens et de la cohérence à leur action pédagogique. Le nouveau ministre de l’Education a lui-même fait plusieurs déclarations paraissant remettre en cause les évaluations nationales ou le LPC.

Les élections récentes doivent être l’occasion d’une relance d’un dialogue social effectif. À l’issue de ces élections, le rôle des organisations syndicales a été reconnu. Les personnels ont besoin maintenant que l’administration départementale et académique s’engage dans ces changements : le dialogue social ne peut se résumer à une écoute polie des représentants des personnels, il faut aussi tenir compte de leur avis. Sans attendre, il faut créer les conditions de ce dialogue renouvelé. Par exemple, par le respect des textes qui régissent le temps syndical et le différencient du temps consacré aux instances paritaires. Aujourd’hui, lorsque les délégués du personnel participent aux nécessaires réunions de travail, c’est majoritairement sur du temps syndical. L’administration reste donc notre débitrice !

Pour revenir au mouvement des personnels, celui-ci est le reflet du métier aujourd’hui : sous pression… contraint par de multiples biais : contraint à cause de la politique fondée sur le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui prive l’école de moyens pour ouvrir les classes et implique de nombreuses fermetures de postes ; contraint par le choix déjà ancien mais toujours renouvelé d’utilisation de demi postes ; contraint par le nombre de postes fléchés ; de postes à profils, etc.

Ces contraintes ne sont pas nouvelles mais la situation s’est considérablement aggravée.

Nous en voulons pour preuve un taux réel de « satisfaction » ridiculement bas. Plus de 150 des collègues restant sans affectation à l’issue de la première phase du mouvement, 65 encore à l’issue de la phase informatique du 2nd mouvement dont plus d’une trentaine qui devront attendre la rentrée pour connaître leur affectation.

C’est aussi un mouvement contraint dans le sens où nombre de collègues E, G ou psychologues ont été obligés de renoncer à leur fonction, à la possibilité de mettre en œuvre leur qualification car vous avez choisi, avec le Ministère et le Rectorat, d’amener au bord de la disparition l’ensemble du dispositif RASED. Un réseau par circonscription, souvent incomplet, ne pourra pas mettre en œuvre la circulaire de 2009.

C’est enfin d’année en année une accumulation des contraintes qui débouchent sur le sentiment que quel que soit son barème on ne peut faire un mouvement sans danger, sur des conditions de travail de plus en plus impensables sur les postes fractionnés avec un kilométrage délirant et même pas la possibilité de prendre son repas dans des conditions correctes, sur des affectations toujours lointaines après 5, 6, 7 années de galère.

Dans le même temps, depuis plusieurs années, l’administration a accumulé les freins à l’exercice du paritarisme : publication individuelles en direction des personnels sans information en direction des élus paritaires, documents préparatoires hors délai, non diffusion aux représentants du personnel en amont de la CAPD des avis et classements résultant des commissions sur les postes à profil, etc. Nous avons régulièrement dénoncé la volonté du gouvernement précédent de limiter ainsi le paritarisme.

Tout dernièrement : comment répondre aux collègues qui nous interrogent sur les postes de la phase manuelle si nous n’avons la liste que plus de 24h après sa parution ?

Nous demandons de revenir à des pratiques plus respectueuses du paritarisme et des droits des personnels. Ce respect n’est pas seulement un dû, il est aussi le meilleur rempart contre l’opacité et l’unilatéralisme des décisions, la meilleure garantie de l’efficience du contrôle des personnels sur les décisions qui les touchent par le truchement de leurs représentants et au final, par chacun des collègues eux-mêmes.

Au final, mouvement contraint, paritarisme réduit, pression hiérarchique… Une atmosphère difficile pour les personnels qui ressentent une administration peu encline à les respecter dans leurs droits, alors qu’eux-mêmes au quotidien font vivre le service public laïque d’éducation avec courage, motivation et loyauté, malgré les attaques violentes dont nous avons été l’objet ces dernières années en tant que fonctionnaires et enseignants.

 

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