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15 novembre 2012

14 novembre : déclaration unitaire

Déclaration unitaire des organisations syndicales départementales CFDT, CGT, FSU, Solidaires.

Le 12 octobre dernier, l’Union Européenne se voyait attribuer le prix Nobel de la paix. Belle ironie à une période où la Banque Centrale Européenne et la Commission de Bruxelles paraissent mener une vraie guerre économique contre les peuples de plusieurs pays membres… Au cours des quatre dernières années, ces institutions échappant à tout contrôle populaire et démocratique, avec la collaboration active des lobbies néolibéraux et avec la complicité des dirigeants de ces pays, ont ainsi dicté leurs « feuilles de route » aux peuples irlandais, hongrois, roumain, grec, italien, espagnol, portugais, français… et ce malgré toutes les manifestations de refus contre « ces feuilles de route ».

Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, le contrôle budgétaire des Etats membres et la surveillance des banques par l’Union ont accentué ce mouvement.

Comment caractériser cette forme de gouvernement des peuples sans les peuples, sinon comme une dynamique anti-démocratique digne d’un régime autoritaire ?

Et chaque jour, dans toute l’Europe, au nom de cette gouvernance illégitime, les politiques d’austérité conduites au forceps n’accouchent pas des effets positifs pourtant tant vantés et montrent au contraire leurs effets néfastes pour les citoyens, salariés, retraités et privés d’emploi, pour la croissance et le bien vivre ensemble. Ces politiques plongent l’Europe dans la stagnation économique, voire dans la récession. Elles ne font qu’approfondir les déséquilibres et aggraver les injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen et viennent dans les pays remettre en cause les acquis sociaux et l’action publique : on taxe plus les retraites et les pensions, on asphyxie les administrations, on démantèle les services publiques, parce qu’ils sont censés coûter trop chers, alors même qu’ils sont une nécessité mais aussi une richesse qui contribuent au dynamisme des économies et au bien être des citoyens.

Et chaque jour, en France, à cause des stratégies financières des grands groupes qui visent surtout à dégager des dividendes pour les actionnaires, on ferme des usines, on délocalise, on fait un chantage éhonté à l’emploi et aux salaires, on précarise. Et le taux de chômage bat des records ! Quand Peugeot ou Carrefour et d’autres fermetures de sites et licenciements massifs ce ne sont jamais les dirigeants qui paient les, ce sont toujours les salariés !

Le gouvernement annonce des dispositifs censés endiguer le taux de chômage, mais il ne prend aucune mesure pour mettre un terme aux licenciements et sanctionner les patrons voyous. La ligne politique n’a pas bougé, compétitivité reste le maître mot !!! Le Medef, après avoir mené une offensive sans précédent durant les dernières semaines ne se retient même plus d’applaudir.

Quand dans le même temps, notre président déclare que « nos mécanismes de solidarité seront menacés si nous ne savons pas les faire évoluer », on a le droit de se demander quelle est la différence avec le précédent gouvernement qui nous avait expliqué que c’était pour sauver les retraites qu’il fallait les réformer.

Quand dans le même temps, le chef de l’Etat donne son feu vert à un spectaculaire et nouveau reniement, en créant ce qui n’est autre qu’une nouvelle TVA sociale et une nouvelle RGPP, pour créer un « choc de compétitivité ». Un choc, il va y en avoir un, c’est certain ! Mais pour les ménages, pour tous ceux qui consomment l’essentiel de leurs revenus pour vivre et qui vont devoir payer deux fois, alors que le pouvoir d’achat connait des baisses sans précédent depuis 1984. Alors que des millions de salariés paient les dégâts de la crise sur leurs salaires et leurs emplois, alors que les inégalités ne cessent de s’accroître, les ministres « roucoulent des mots d’amour au patronat », qui hurle au vol et au racisme anti-patrons en prétendant être les pigeons des politiques gouvernementales.

En choisissant, comme les gouvernements précédents, de sacrifier les salaires et la protection sociale aux profits, comme ailleurs en Europe, c’est dans une nouvelle impasse que l’on nous pousse, une impasse au bout de laquelle un choix s’impose : l’austérité ou la vie !

Aujourd’hui, les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée de lutte et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats pour l’emploi et pour la solidarité. Et font front pour exprimer leur ferme opposition aux mesures d’austérité et aux fausses solutions.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, ont ainsi déjà montré l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux. La cohésion sociale, les services publics, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause.

En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.

La France et l’Europe peuvent sortir de la spirale infernale ! A l’appel de la CES, cette journée de lutte doit permettre aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. Avec les syndicats européens, nous exigeons :
- une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ;
- la négociation d’un « Contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les Etats, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ;
- des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi.

Face aux pressions patronales, face aux pressions du monde de la finance, par notre mobilisation, nous devons relever le défi !

Pour sortir de la crise, aucun des problèmes économiques (financement des retraites et de la protection sociale, rééquilibrage de notre commerce extérieur, financement de l’État et des collectivités territoriales, pouvoir d’achat…) ne peut être résolu sans de vigoureuses politiques de développement industriel, de l’emploi, de revalorisation salariale et des retraites, de lutte contre la précarité, de développement des services publics, seuls garant de l’égalité, de la protection de la justice sur tout le territoire.

La crise c’est eux ; les solutions c’est nous !!!

Nous ne paierons rien, parce que nous leur devons rien !

 

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