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10 octobre 2014

Réforme des rythmes : de la loi de Murphy à la loi de Stein

"Le pire n’est jamais certain, mais il n’est jamais décevant". Cette loi universelle de Murphy ou dite de l’emmerdement maximum est en train de prendre corps par le biais de la réforme des rythmes scolaires.

Celle- ci a bouleversé un fonctionnement professionnel et personnel vieux de 20 ans pour certains et qui, allez- allez, ne donnait pas de si mauvais résultats.

Aujourd’hui, les collègues se plaignent d’entrer dans un tunnel le lundi et d’en sortir le vendredi soir, sans voir la lumière du jour. Ils partagent leurs classes, subissent des horaires imposés par la mairie, s’impliquent au-delà de leur temps de travail pour organiser les passages entre temps scolaires et temps péri éducatif, se déplacent davantage de jours, n’ont pas vu leur journée raccourcie…

Ils pourraient se consoler face au bien être évident des élèves mais non rien de cela : les inégalités se font jour, les enfants des familles les plus en difficulté ne peuvent souvent pas payer le péri éducatif, les journées sont toujours aussi longues, plus de temps en collectivité dans des groupes peu ou mal encadrés, des activités peu ou pas préparées, des animateurs peu ou pas formés… (Sur le vécu de la réforme des rythmes, vous pouvez lire l’article sur notre site : ICI).

Les enseignants pourraient se réconforter un peu en se disant, comme le clame le Dasen de l’Aveyron, que l’école publique est en train de marcher sur les plates-bandes de l’école privée et que la prise en charge de l’enfant du matin au soir va permettre de déshabiller l’école privée. Mais non, rien de cela. Les chiffres sont cruels.

Le directeur diocésain de l’Aveyron pouvait ainsi à la rentrée se gargariser : après 15 ans de baisse successive, la rentrée 2014 s’est faite à la hausse (+130 élèves par rapport aux prévisions).

Qu’en est-il de l’école publique ? - 170 élèves !!!

Et oui, les directeurs le disaient : des familles quittent le public pour le privé, par conviction anti-réforme ou par facilité d’organisation…. Mais ils s’en vont !

Alors certes, ce n’est pas un raz de marée mais 130 élèves de plus ou nous concernant 170 de moins, ce sont 6 ou 7 classes…

Ah oui, car le privé n’applique pas la réforme, mais il profite des fonds d’amorçage…. Le prive concurrence le public mais est financé sur des fonds communaux publics.

La conséquence suivante de cette réforme va donc être que la future carte scolaire va encore être saignante… Que du bonheur pour les enseignants : des conditions dégradées, des semaines interminables…. Et maintenant des classes qui vont fermer ! La quadruple peine.

Les enseignants pourraient se rassurer en se disant que cette fuite est due à la nouveauté, à la 1 ère année de mise en place.

Malheureusement, les départements qui nous précèdent d’un an dans la mise en place de la réforme vont nous édifier : les effectifs de l’école privée de la Haute Garonne ont connu une seconde année de hausse, avec une accélération nette sur la 2nde année. La fuite vers le privé n’est pas ponctuelle ou conjoncturelle, elle est réfléchie, elle est pensée, elle est voulue.

La loi de Stein énonce « si un phénomène ne peut continuer indéfiniment, il s’arrêtera ». Nous avons peut être atteint les limites d’un système en déséquilibre, il serait donc temps de le remettre en question.

 

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