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19 octobre 2006

Déclaration de la FSU au CDEN du 18 octobre 2006

Vous trouverez le compte-rendu de ce CDEN à l’adresse : http://12.snuipp.fr/article.php3 ?id_article=208


En déclinant dans un projet de décret les recommandations préconisées par un audit financier piloté par l’Inspection des Finances, le Ministère de l’Éducation Nationale confirme que son seul objectif est de justifier la suppression de 3500 postes supplémentaires, suppression déjà prévue dans le projet de budget 2007 pour le second degré.

Ce texte confirme l’acharnement du Ministre contre le second degré, dont 27 000 postes ont été supprimés en cinq ans, soit plus du double de ce qui correspondrait à la prise en compte de la baisse démographique. Bien loin de se donner des perspectives d’amélioration des conditions d’enseignement et de répondre aux besoins du système éducatif, ce décret nie la réalité du métier, des évolutions de son exercice en ne proposant rien d’autre qu’un alourdissement inacceptable du temps et de la charge de travail des enseignants de second degré.

Dans le 1er degré, le prochain budget prévoit de créer seulement 1 poste pour 45 élèves supplémentaires attendus…

Suppressions de postes, baisse des recrutements, remplacements ou suppression des heures de 1ère chaire, de labo, de cabinet, d’encadrement du sport scolaire, on voit bien comment tout cela s’inscrit dans la politique actuelle de diminution du budget de l’éducation nationale, de récupération de moyens et d’affaiblissement du service public.

Mais il faut aller au-delà, c’est la conception même du métier d’enseignant qui est remise en cause. Ainsi de la polémique entretenue par le Ministre dans ses interventions médiatiques autour de la lecture : alors qu’il a lui-même signé en mars des programmes qui stipule : « on utilise deux types d’approches complémentaires : analyse de mots entiers en unités plus petites référées à des connaissances déjà acquises, synthèse à partir de leur constituants, de syllabes ou de mots réels ou inventés. », il se répand partout en tentant de faire croire que hors la méthode syllabique point de salut.

Par ailleurs, le Ministre censure, déforme les chiffres et les études de son administration, écarte tel ou tel chercheur, menace de sanctions tel personnel d’encadrement qui s’exprime dans le cadre de son mandat syndical, incite les parents d’élèves à la délation contre ceux qui n’appliqueraient pas la « bonne vieille méthode »… En fait de méthode, le Ministre met systématiquement en cause les personnels.

On ne peut qu’être troublé par cette attitude : imagine-t-on un Ministre de la Santé expliquer que ses médecins et ses infirmières ne sont que Sganarelle et Précieuses Ridicules ? ou bien un Garde des Sceaux vilipender ses juges ? ou encore un Ministre de l’Intérieur…, mais là je me rends compte que je dois m’arrêter, le Ministre de l’Intérieur a effectivement mis en cause des policiers qui jouaient au foot avec la racaille dans la banlieue toulousaine… et pour quel résultat.

C’est vrai chacun à la maison est un peu, beaucoup éducateur pour ses propres enfants… Cela fait-il de tous les parents, des enseignants ? N’en déplaise au Ministre et à de trop nombreux opportunistes sans cesse invités à s’exprimer, la pédagogie est une science, les enseignants a minima des techniciens quand ils ne sont pas des chercheurs.

Parce que le gouvernement a choisi coûte que coûte de réduire le nombre de fonctionnaires, il impose une bataille idéologique au monde de l’éducation. Balayée l’idée que les enseignants exerce un métier de conception, qui nécessite de réfléchir aux contenus, à l’élaboration de séquences pédagogiques complexes, qui exige un haut niveau de qualification et de formation disciplinaire. Balayée l’idée que ce métier ne peut se passer d’échanges et nécessite donc du temps de concertation mais aussi de formation tout au long de la carrière. C’est pourtant bien cette approche du travail des enseignants qui a permis les progrès de scolarisation des trente dernières années.

Coûte que coûte réduire le nombre de fonctionnaires ? Le coût sera supporté par les familles, par les élèves, par notre société. Quel gâchis !

Décidément, il nous faut le répéter, l’Éducation n’est pas un coût mais un investissement.

La FSU ne s’accommodera pas d’une école à deux vitesses.

Par ailleurs, la FSU tient à dire sa solidarité avec Roland Goigoux, enseignant chercheur écarté de la formation des inspecteurs départementaux, ainsi qu’avec Pierre Frackowiak, IEN menacé de sanction pour s’être exprimé.

Pour finir, la FSU12 tient à réaffirmer qu’elle condamne absolument les menaces de mort à l’encontre de M. Redeker, professeur de philosophie, sans partager en quoi que ce soit les propos qu’il a tenu dans une tribune du « Figaro ». Au delà de l’avis que chacun peut porter sur cette tribune, il est en tout état de cause inacceptable, dans notre République, que des propos tenus par un citoyen conduisent à une telle situation. Aucune philosophie, aucune idéologie, aucune religion n’est au dessus de la loi. Notre République laïque a, parmi ses principes, le respect de la liberté de conscience et de la liberté d’expression. L’école a un rôle important à jouer pour lutter contre tous les obscurantismes en développant, dans la stricte neutralité, chez les jeunes l’esprit critique. La liberté d’expression ne se divise pas : la FSU12 défendra M. Redeker dans son droit à la libre expression.


Vous trouverez le compte-rendu de ce CDEN à l’adresse : http://12.snuipp.fr/article.php3 ?id_article=208

 

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