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7 décembre 2006

SNUipp-Infos du 7.12.2006 : Malgré les menaces, le blocage continue

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Malgré les menaces, le blocage continue

Pour protester contre les menaces de sanctions, le SNUipp boycotte la CAPD « Formation Continue »

Déclaration du SNUipp en CAPD le 6 décembre 2006 :

« Le 22 novembre dernier, 1000 directrices et directeurs venus de la France entière manifestaient à Paris pour exiger de véritables solutions aux problèmes de la direction et donc du fonctionnement de l’école. Parce que le protocole signé au printemps 2006 entre le Ministre de l’Éducation Nationale avec une seule organisation syndicale, minoritaire de surcroît, ne répond en rien aux besoins recensés sur le terrain. Parce que comme on pouvait le prévoir après la consultation organisée par le SNUipp, la profession ayant rejeté le protocole, le blocage administratif engagé depuis 6 ans a été amplifié depuis cette rentrée.

Le 22 novembre dernier, M. l’Inspecteur d’Académie, vous avez reçu une délégation du SNUipp. Lors de cette audience, vous nous avez assuré entendre les problèmes des directrices et directeurs. Pourtant le 27 novembre, vous avez envoyé une relance donnant le 1er décembre comme date butoir de renvoi de l’enquête 19. Ce même vendredi 1er décembre vous avez adressé un courrier aux directrices et directeurs qui continuent à faire leur la consigne syndicale de blocage administratif. Dans ce courrier vous indiquiez que vous seriez « contraint de constater l’absence de service fait » s’il n’y avait pas de retour pour le 6 décembre. Vous avez choisi de retransmettre les consignes du Ministre.

Dans la plupart des départements, les derniers courriers des IA placent la date butoir au vendredi 8 décembre. Vous avez choisi ce 6 décembre : était-ce pour prendre de vitesse la réaction des collègues ? Quoi qu’il en soit, parce qu’un collègue directeur est venu travailler dans son école dimanche après-midi, le SNUipp a été prévenu à temps ! Ce collègue directeur était-il en « absence de service » dans son école dimanche 2 décembre ?

Le Ministre, le Recteur et vous-même réclamez une enquête désormais quasi inutile et vous reprochez une « absence de service » à des collègues qui accumulent les heures sans compter. S’il est une absence à dénoncer, c’est bien l’absence de respect du travail effectué, c’est l’absence de respect de la dignité des personnels.

Non seulement nous subissons une perte de 25% de pouvoir d’achat depuis 1981, mais, alors que ne cesse d’enfler la charge de travail, le temps passé à organiser, proposer, réunir, planifier, coordonner, analyser, rencontrer, pacifier, sans parler d’ENSEIGNER ; alors que jamais notre administration n’a aussi peu tenu compte de la réalité de notre temps de travail : Ministre, Recteur et IA, vous menacez de retenues sur traitement pour absence de service !

Vous vous attaquez à des collègues qui suivent une consigne syndicale !

Cette décision est scandaleuse et le SNUipp la condamne avec la plus grande fermeté.

Depuis 7 ans que dure le blocage administratif, jamais un ministre n’avait osé répondre aux revendications des personnels par des menaces de sanctions financières parce que tout le monde sait que le travail est fait.

Cette assimilation à une absence de service fait constitue une atteinte grave à l’exercice du droit syndical et à la possibilité d’agir pour de meilleures conditions de travail. Elle marque une dérive autoritaire et répressive dans la gestion des conflits du travail que nous dénonçons avec la plus grande énergie.

Après des chercheurs, un IEN sur les questions "Lecture"… maintenant les directrices et directeurs, c’est toute la profession qui est aujourd’hui menacée.

Dans ces conditions, et pour protester contre ces menaces de sanctions, pour réclamer le droit à l’action revendicative, par solidarité avec les collègues qui poursuivent l’action de blocage administratif, les représentants des personnels élus au titre du SNUipp/FSU12 ne siègeront pas aujourd’hui pour cette CAPD.

En conclusion, permettez nous de vous rappeler ce que nous vous avons dit en audience mercredi 22 novembre : aucune sanction ne règlera le problème de la direction et du fonctionnement de l’école non plus d’ailleurs qu’aucune discussion qui laisserait de côté l’écrasante majorité des personnels et leurs organisations.

La colère des collègues le dispute aujourd’hui au dégoût devant ce qui est reçu comme la négation de l’investissement des personnels dans la fonction comme dans leur métier.

Nous avions des demandes somme toute banales, désormais il s’agit de revendications de dignité et de justice. »


Le SE-UNSA a tenu à dire que, s’il a signé le protocole et donc appelle à rendre les enquêtes 19, il refuse catégoriquement les sanctions et se place donc aux côtés des syndicats en lutte.

Le SNUipp a alors quitté la séance comme il l’avait annoncé.

Le SE-UNSA a fait remarquer que le quorum n’était pas atteint, malgré quelques arguties de l’administration, la CAPD n’a pu se tenir.


Le Rassemblement de l’après-midi a permis, malgré le froid (lui est resté exact au rendez-vous) de faire le point sur le dossier et de poser les premiers jalons de la lutte contre les sanctions compte tenu des nombreux coups de téléphones et courriels (très déterminés) reçus au syndicat depuis l’arrivée du courrier de l’IA. Le SNUipp a recueilli de nouvelles enquête 19 contre lesquelles il a remis un récépissé de dépôt.

ATTENTION : l’administration va certainement accentuer les pressions, coups de téléphone, etc. Le SNUipp vous propose de lui faire parvenir vos enquêtes 19 (nous vous adresserons un récépissé en retour).


Poursuivre l’action c’est s’opposer à une atteinte grave au droit de revendiquer

Le SNUipp continue de porter les revendications spécifiques à la direction d’école mais force est de constater que les menaces du Ministre parce qu’elles sont inédites, parce qu’elles cherchent à dénier toute légitimité à cette lutte-là nous place désormais sur le terrain des droits et des libertés.

Qu’on en juge :

  Dès l’annonce des mesures présentées dans le protocole proposé par le Ministère de l’Éducation Nationale, le SNUipp s’est donné les moyens de porter à la connaissance de l’ensemble des écoles l’intégralité des propositions ministérielles et a organisé une consultation des enseignants. Celle-ci recueille près de 15 000 réponses : 61% d’entre-elles considèrent ces propositions comme inacceptables.

  De fait, si l’attribution d’un quart de décharge dans les écoles de 4 classes et l’apport d’une aide au travail administratif constituent une reconnaissance du bien fondé des demandes des écoles. En revanche, ces mesures ne sont assorties d’aucune création de postes et remettent en cause la formation continue et initiale des enseignants du premier degré. En outre le recrutement d’un E.V.S. renforce la précarité et ne correspond pas aux attentes de personnels aux fonctions pérennes et qualifiées.

  Le SNUipp tire les conséquences de cette analyse et de la consultation et ne signe pas le protocole. Aucune organisation, hormis le seul SE-UNSA, ne signe ce protocole.

  Après avoir rencontré à nouveau les collègues, réunit l’ensemble de ses instances, le SNUipp, conjointement avec le SGEN-CFDT, appelle au blocage administratif.

Aucune étape n’a été négligée, non plus d’ailleurs que celle de la recherche constante de l’unité (dès février 2006…). La profession s’est prononcée (consultations, réunions de secteurs, etc.), toutes nos instances ont été entendues : le SNUipp syndicat majoritaire dans les écoles se prononce contre. Toutes les organisations syndicales, hors le SE-UNSA, se prononcent contre le protocole. Et le Ministre n’en tient aucun compte : pour lui, la question de la direction est réglée. Les personnels n’ont plus aucune raison de revendiquer sur ce point. L’administration le répète, certains paraissent même y croire.

Alors que le Conseil Économique et Social vient de recommander que soit enfin tenu compte réellement de la représentativité des syndicats, que des démarches sont entreprises pour inscrire ce point dans la loi, le Ministre cherche à imposer une signature minoritaire contre l’avis de la majorité. Pire encore, par ses menaces, il fait de nous des quasi délinquants parce que nous ne sommes pas de son avis, parce que nous continuons de revendiquer !

Poursuivre l’action c’est revendiquer le respect de son travail

Les menaces sont adossées à un texte faisant référence à « l’absence de service fait » qui ouvre possibilité à une administration de sanctionner un fonctionnaire n’assumant pas l’intégralité de sa mission…

Enseignants, nous exerçons un métier dont on peut aisément dire qu’il n’est jamais terminé. Et d’ailleurs, notre administration ne cesse jamais de nous le dire en plaçant des stages hors temps scolaire, en accumulant sans cesse de nouvelles missions, obligations, services, voire compétences à transmettre. Bizarrement, non plus qu’il n’a jamais été publié d’étude claire sur le temps de travail des enseignants, jamais n’ont été listées nos tâches et missions dans leur intégralité…

Concernant les directrices et directeurs, invoquer ce texte est un camouflet inadmissible. Enseignant comme tous, l’accumulation des heures, le dévouement constant dont ils font preuve en tant que directeur est une évidence criante. Dans ces conditions, menacer de sanction pour « absence de service fait » est pire qu’un camouflet, c’est une indignité.

Cet irrespect là est la porte ouverte à toutes les mises en cause, envers tous les personnels, sur chacune de nos tâches. L’ère du soupçon.

Doit-on accepter que le Ministre puisse réduire toute la validité du travail de direction au seul envoi de l’enquête 19 ? Doit-on admettre qu’un seul acte administratif réduise à néant tout notre investissement ?

Alors chacun, directeurs ou adjoints pareillement, mesurons bien tout ce que l’on abandonnerait à l’arbitraire, à l’autoritarisme.

Poursuivre l’action c’est se battre pour que soit respectée la dignité de tous, directeurs ou adjoints.

NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS, MANIFESTEZ VOTRE OPPOSITION AUX SANCTIONS et VOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES COLLÈGUES TOUJOURS EN LUTTE sur le site du SNU12, ou par mèl, ou encore en téléphonant au 05.65.43.40.11 Signez la pétition STOP A TOUTE SANCTION en ligne : http://12.snuipp.fr/article.php3 ?id_article=217

Faites circuler ce bulletin : chacun doit être informé.

Réagissez à ce bulletin sur le site SNU12.

 

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