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6 septembre 2017

CTSD du 6 septembre 2017 : déclaration du SNUipp-FSU12

Rythmes : avec le SNUipp-FSU

Ainsi plus de la moitié des écoles aveyronnaises sont repassées aux 4 jours. Certes on peut y voir les effets d’une tradition de l’Aveyron, département aux 4 jours depuis de nombreuses années. Mais il s’agit surtout d’un rejet d’une réforme ratée exprimé par toute la communauté éducative au travers des conseils d’écoles. Ratée d’abord pour les élèves pour qui la réforme aura abouti à l’effet inverse de celui recherché à savoir un alourdissement de la semaine scolaire : demi-journée supplémentaire le mercredi avec des journées toujours aussi longues car les TAP sont des temps en grands groupes donc fatigants. Ratée aussi pour les enseignants à qui on aura finalement ajouté une demi-journée de travail supplémentaire et donc aussi plus de frais de trajets, plus de fatigue sans aucune compensation alors même que les enseignants du premier degré en France figurent parmi ceux des pays de l’OCDE avec le plus d’heures devant élèves. Cette réforme n’est certes pas le seul facteur mais elle a largement contribué à la dégradation des conditions de travail, à cette montée du ras-le-bol que nous percevons au quotidien dans les échanges que nous avons au SNUipp-FSU12 avec les collègues. Ce raté aura au moins eu le mérite de montrer que l’école ne fonctionne pas en vase clos, que les rythmes scolaires sont indissociables des rythmes sociétaux, qu’on ne peut modifier la journée des élèves sans toucher au temps de travail de leurs parents… C’est pour toutes ces raisons que le SNUipp-FSU, que ce soit au niveau national ou départemental, a soutenu et accompagné les écoles qui souhaitaient ce retour. Nous sommes intervenus à ce sujet auprès de l’administration à plusieurs reprises. Pourtant, notre syndicat ne se satisfait pas du patchwork des organisations d’écoles que ce soit au niveau national ou départemental laissé par cette réforme. Le SNUipp-FSU souhaite plus que jamais que l’éducation reste nationale et demande donc un cadrage national fort avec des possibilités dérogatoires pour tenir compte de certaines situations locales spécifiques.

Effectifs : Le SNUipp-FSU revendique la baisse partout

Mais pour leSNUipp-FSU, la réussite scolaire n’est pas qu’une affaire d’organisation de la semaine de classe, loin s’en faut. Nous réclamons des RASED complets, le développement des maîtres surnuméraires et en tout premier lieu une baisse des effectifs, et justement les effectifs c’est l’autre sujet qui nous intéresse aujourd’hui et pour lequel nous allons rappeler nos mandats. Nous revendiquons un maximum de 25 élèves par classe, 20 en éducation prioritaire. Pour nous, l’opération « CP à 12 » même si nous n’en approuvons pas tous les volets, est une reconnaissance institutionnelle de l’importance de l’effectif quant à la réussite de tous les élèves, une sortie enfin du sempiternel « tout n’est pas qu’une question de moyens ». Nous revendiquons donc la baisse des effectifs mais pas uniquement dans les CP des REP+…De plus, même si le nombre d’élèves par classe est un facteur important, et là encore les comparaisons internationales placent la France parmi les moyennes les plus élevées, d’autres éléments doivent être pris en compte pour une prise de décision moins simpliste, plus proche de la réalité du terrain. Il en va ainsi de la proximité d’une école privée qui contraint à l’accueil de tous les élèves y compris les deux ans, de la scolarisation d’élèves en situation d’handicap, ou des élèves d’ULIS qui font maintenant partie intégrante des classes ordinaires et doivent donc être comptabilisés.

Pour la scolarisation des moins de 3 ans

Nous revendiquons un maximum de 15 élèves dès lors que la classe accueille des élèves de petite section. Le SNUipp-FSU, s’appuyant sur les études qui montrent tous les bienfaits d’une scolarisation précoce, demande la prise en compte des moins de trois ans dans les effectifs et la possibilité pour toutes les familles qui le souhaitent d’inscrire en toute petite section.

Défense de l’école rurale

Nous revendiquons aussi un maximum de 15 élèves dans les classes multi-niveaux des secteurs ruraux. Ces petites structures rurales ont fait la preuve de leur efficacité et continueront à la faire dès lors qu’on leur attribuera les moyens nécessaires. Nous dénonçons les politiques qui consistent à dégrader les conditions d’accueil dans les écoles de campagne mettant ainsi en souffrance les collègues qui y sont nommés, pour mieux justifier ensuite de leur fermeture. Le SNUipp-FSU continuera à s’opposer aux conventions rurales qui n’ont d’autres finalités que de fermer les écoles de moins de quatre classes. Avec et dans la FSU, il n’aura de cesse de promouvoir des services publics de qualité et de proximité faute de quoi les citoyens des campagnes continueront d’exprimer dans les urnes le sentiment d’abandon dont ils sont victimes.

Direction d’école - Remplacement - Emplois aidés

En ce qui concerne la direction d’école, nous insistons pour que, dans cette nouvelle année scolaire, l’ensemble des directeurs de moins de quatre classes bénéficient de leurs décharges placées régulièrement tout au long des mois de l’année scolaire et qu’ils soient prévenus suffisamment à l’avance pour pouvoir s’organiser. En ce domaine, compte tenu des dysfonctionnements que le département a connu l’année dernière, il nous semble que la seule solution pour que ces directrices et directeurs bénéficient des décharges auxquelles ils ont droit, soit la création d’une brigade spécifiquement dévolue aux décharges. A ce sujet, nous nous opposons à la fusion des brigades de formation continue et ASH qui revient à nier la spécificité du travail auprès d’enfants en situation de handicap ou en grande difficulté scolaire. En ce qui concerne encore la direction d’école, il semble déjà loin le temps où, au travers par exemple de la simplification des tâches, les directrices et directeurs étaient dans les préoccupations de l’administration. Au contraire, ce sont eux qui en premier lieu feront les frais de la suppression massive d’emplois aidés annoncée durant l’été. A cet égard, le SNUipp-FSU dénonce ce véritable plan social qui va créer un vrai manque au vues des missions qui ne seront plus assurées mais surtout aux conséquences humaines dramatiques pour tous ceux qui vont perdre leur emploi.

 

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