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20 décembre 2006

Déclaration de la FSU12 au CDEN du 20 Décembre 2006

Nous vivons une période sans précédent dans l’Éducation.

Si chacun s’accorde pour reconnaître quelle est un des enjeux majeurs pour notre société dans les années à venir, le moins que l’on puisse dire, c’est que tout le monde ne compte pas y consacrer la même énergie.

Le gouvernement a déjà rendu sa copie : de 2003 à 2007, il aura supprimé plus de 26 000 emplois dans les collèges et lycées. S’il y a bien une baisse d’effectifs de 177 000 élèves, elle correspond à 14 000 postes. Le ministère a donc choisi de supprimer plus du double d’emplois de ce qui aurait pu être justifié par la démographie. Ce sont bien 30 000 personnels assurant l’encadrement éducatif qui ne sont plus dans nos établissements.

Les personnels justement. Ils ont démontré d’éclatante manière leur attachement à l’école en se mobilisant massivement lundi 18 décembre à l’appel de 15 organisations syndicales. Ce qu’ils réclament est simple : que des réponses soient apportées à la nécessaire prise en compte des réalités du métier et que soient améliorées les conditions de son exercice. Sans concertation, le ministère veut imposer un décret sur les obligations de service qui, s’il va lui permettre de récupérer 2 800 postes, va fragiliser nombre de missions en accroissant la charge et le temps de travail. L’intersyndicale, qui représente 99% de la profession, est totalement opposée à ce décret, le ministre veut passer outre. C’est sa méthode.

On l’a vu à l’œuvre à cette rentrée durant la polémique autour de la lecture. Question de méthodes justement. A propos de ce tintamarre médiatique, un rapport de l’Inspection Générale se conclut par ces mots : « les dernières semaines ont créé chez les parents comme chez les maîtres, un trouble préjudiciable à un fonctionnement serein de l’école ». Pourtant, si à l’évidence ce ne sont pas les enseignants qui ont cherché la polémique, ce sont eux qui ont été fragilisés, et par qui ?

Cette méthode justement, elle est appliquée depuis le mois de mai quand, s’appuyant sur une signature unique, un accord minoritaire, la majorité de la profession s’étant prononcée contre le protocole direction, le ministre dénie toute raison de revendiquer sur le dossier de la direction et du fonctionnement de l’école.

Dans quelques départements dont l’Aveyron, un pas vient même d’être franchi : en menaçant de retrait de salaire les personnels chargés de direction en lutte selon une consigne syndicale, c’est désormais le droit de revendiquer qui est en cause.

Parce que, conformément à une consigne syndicale, un acte administratif qui plus est désormais quasi inutile, n’a pas été rempli, l’envoi de l’enquête n°19, voilà des fonctionnaires mis en demeure, menacés… alors que quiconque ici peut témoigner de l’engagement des directrices et directeurs pour l’école, voilà leur travail réduit à un seul acte, voilà leur dévouement rayé d’un trait. On leur reproche, je vous cite, M. l’Inspecteur d’Académie, une « absence de service fait ». A combien estimez-vous le service qu’ils font toute l’année, jamais décompté, jamais détaillé, jamais payé ?

Mais il me faut m’effacer un instant pour céder la parole à un aîné, je le cite : « les instituteurs aveyronnais ont le devoir, s’ils veulent garder quelque indépendance et quelque dignité, d’organiser sans délai la résistance. Il faut qu’il sache que l’administration est leur plus féroce ennemie. Elle ne leur reconnaît aucun droit ; elle les veut dociles à tous ses ordres (…) Elle émet aujourd’hui la prétention de leur retirer le droit d’association ; demain ce sera à leur liberté politique que l’on s’en prendra. ». Sommes-nous déjà demain ?

Cette citation est extraite du journal de la Fédération Socialiste de l’Aveyron (S.F.I.O.) « L’Éclaireur » publié le 26 juillet 1913, l’auteur de l’article est Paul Ramadier qu’on a connu plus tard plus respectueux de l’administration.

Mais la question posée reste d’actualité : à refuser d’entendre la voie de la majorité, ne fait-on pas litière de droits fondamentaux ? Ne se condamne-t-on pas à frapper en pure perte ceux qui résistent ?

Votre courrier, M. l’Inspecteur d’Académie, a fortement blessé nos collègues directrices et directeurs d’école qui au quotidien avec leurs collègues font fonctionner les écoles dans des conditions de plus en plus difficiles. Rien ne se règlera par les sanctions et surtout pas, parce qu’elle exige un engagement de tous les instants, la question de la direction et du fonctionnement des écoles.

Pour l’école justement, pour la défense et la promotion du service public d’éducation et contre la politique de régressions que conduit le gouvernement, la FSU estime qu’une action nationale d’ampleur est désormais nécessaire.

Motion FSU12 soumise au CDEN de l’Aveyron - 20 décembre 2006

Les membres du CDEN constatent que :

- La question de la direction et du fonctionnement de l’école est un problème qui perdure depuis maintenant plusieurs années ;

- que les directeurs, afin de faire entendre leurs revendications, se sont engagés dans une action de blocage administratif depuis maintenant six ans ;

- que le Ministre de l’Éducation Nationale utilise le prétexte de la signature du protocole sur la direction d’école avec une seule organisation syndicale pour considérer que la question est réglée et le sujet clos ;

- que la réponse du Ministre, par le biais des inspecteurs d’Académie, consiste à recourir à des sanctions financières envers les directrices et les directeurs qui estiment devoir poursuivre l’action de blocage à l’appel de leur organisation syndicale.

Les membres du CDEN considèrent qu’il est totalement inacceptable que des personnels se voient retirer une partie de leur salaire pour absence de service fait alors que le travail est effectif, alors que ces mêmes personnels assurent depuis de longues années leur mission de directrices/directeurs d’école, en plus de leur mission d’enseignants au quotidien auprès de leur classe.

Le Secrétaire Général de la Préfecture a refusé que soit votée la motion FSU. Il a d’ailleurs cherché à contester que l’on puisse parler de l’actualité en CDEN pour se limiter à l’ordre du jour et à un "débat technique". Nous avons vertement contesté ce point de vue.

Aucun des membres du CDEN n’a contesté les propos du Secrétaire Général, ni exprimé le moindre mot à propos de la motion FSU (étaient présents : pour les personnels, des représentants de la FSU, du SE-UNSA, du SGEN-CFDT ; pour les parents, la FCPE ; pour les associations une représentante des DDEN ; des élus (conseillers généraux et administration).

En prenant à son tour la parole, le SE-UNSA a indiqué que sa déclaration préalable s’en tiendrait à l’ordre du jour… ce pour quoi le Secrétaire Général l’a félicité.

 

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