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9 février 2018

CDEN du 8 février 2018 : compte-rendu

Les organisations syndicales avaient décidé de boycotter le CDEN du 5 février dernier pour marquer leurs désaccords contre la suppression de 10 postes en Aveyron. Un représentant du de la FSU était venu lire le communiqué suivant : "Le département de l’Aveyron doit rendre à nouveau 10 postes à la rentrée prochaine ce qui va ce traduire par plus de 20 mesures de fermetures essentiellement dans des petites écoles rurales mais aussi dans des écoles implantées dans des quartiers en grandes difficultés. Face à cette nouvelle attaque contre le service public d’éducation, Les enseignants, les parents, les élus, les citoyens se sont largement mobilisés pour afficher leur colère, colère que la délégation de la FSU12 manifeste à nouveau aujourd’hui en refusant de siéger à ce CDEN."

Aujourd’hui, jeudi 8 février, la tenue de ce CDEN a eu lieu, en l’absence de Mme la préfète et des élus.

Les représentants syndicaux, et la FCPE ont lu leurs déclarations. Celle de la FSU :

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Déclaration de la FSU au CDEN du 8 février 2018

Le DASEN est revenu sur le nombre de 250 postes que nous demandons. 250 créations qu’il faudrait dans notre département pour ne pas avoir plus de 25 élèves par classes, pas plus de 20 élèves en REP, classes multi-niveaux en milieu rural, pour pouvoir scolariser 50% des enfants de 2 ans, avoir des RASED complet dans chaque circonscription, pour couvrir l’ensemble des besoins en terme de remplacement, pour ne plus avoir recours aux contractuel-es et pour satisfaire à l’ensemble des besoins en terme de décharge de direction.

DASEN : " 250, je serai heureux, mais c’est une question de choix, et pas de mon choix, c ’est une question de politique générale. J’aurai dû mal à savoir où les mettre" ! Il a indiqué que cette année dans le premier degré, il n’y avait pas de difficultés réelles de remplacements.

Sur la question des rythmes, il nous fait savoir qu’aucune évaluation probante n’a été publiée . Le facteur financier influe le retour à la semaine à 4 jours, cependant ce n’est pas ce qui est mis en avant dans de nombreux conseils d’école.

Le SNUipp-FSU rappelle qu’aucune évaluation des rythmes n’a été faite auprès des enseignants, comme cela a été plusieurs fois demandé.

Concernant les fusions d’écoles, ce n’est pas une question d’économie mais le moyen "pouvoir mieux travailler en classe".

Ensuite, le DASEN nous a communiqué plusieurs chiffres :

- en 4 ans, notre département a perdu plus de 1 000 élèves. Selon lui, la gestion territoriale doit être revue, avec un aménagement du territoire basée sur des communautés de communes avec des compétences écoles fortes.

- protocole et convention rurale : il vient de se finir et n’a pas été signé par tout le monde, mais le bilan est assez satisfaisant. C’est pourquoi le DASEN, annonce un nouveau protocole qui est actuellement en cours de rédaction. Il le communiquera une fois sa finalisation effectuée. Il souligne que la rectrice a fait une demande de postes ruralités qui ne seront donnés qu’aux départements ayant signé les protocoles.

Le SNUipp-FSU continue de s’opposer au démantèlement de l’école rurale, aux fermetures de classes et aux créations de RPI à tout va et finalement aux conventions rurales qui visent à la disparition des écoles de moins de 3 classes. L’école rurale fait preuve de son efficacité et mérite des moyens supplémentaires. De plus en plus de communes transfèrent la compétence scolaire aux intercommunalités. Cela concerne le domaine de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des écoles. Cette compétence peut-être scindée en 2, "établissements scolaires" et "service aux écoles", et le transfert ne porter que sur l’une des composantes. Pour le SNUipp-FSU, si la gestion est parfois facilité, cela va distendre le lien de proximité entre l’école, les parents et les élus.

- 10 postes sont perdus dans le public contre 3.5 au privé. Sachant que 75% des élèves aveyronnais sont scolarisés dans le public et 25% dans le privé. DASEN : "La proportion est respectée"

- sur la scolarisation des 2 ans : le DASEN rappelle que l’Aveyron a le taux de scolarisation des 2 ans le plus élevé (20% dans le public contre 10% dans le privé), mais que la scolarisation des 2 ans n’est plus la priorité du ministère.

Le SNUipp-FSU demande encore et toujours la prise en compte des moins de 3 ans mais aussi la prise en compte, le cas échéant, d’un établissement privé voisin et concurrent. Le SNUipp-FSU fait remarquer que la proportion des enfants de 2 ans scolarisés dans le privé n’est pas proportionnelle à la proportion des écoles public/privé (50% des enfants de moins de trois ans sont scolarisés dans le privé alors que seulement 25% d’écoles privées)

- PDMQDC : sur les 3 de l’an passé, 2 sont basculés en REP pour le dédoublement des CP et 1 qui reste sur les écoles Fabre et Pendaries de Villefranche de Rouergue. Il précise que le dédoublement évoqué des CE1 n’a pas été rappelé par le ministère.

Le SNUipp-FSU rappelle que, même en éducation prioritaire, les 3 880 postes attribués au primaire ne couvrent pas la poursuite demandée du dédoublement en CP . En décidant une forte réduction des effectifs uniquement en CP dans l’éducation prioritaire, et ce, sans en donner les moyens suffisants, le ministre va dégrader les conditions d’enseignement et d’apprentissage partout ailleurs.

-  RASED : le choix est fait depuis quelques années par rapport aux maîtres G qui n’exercent plus dans les écoles mais dans d’autres structures (IEM, IME, CMPP)

- formation initiale : c’est un sujet important pour le ministère. Le DASEN souhaite maintenir la formation continue à l’identique l’an prochain.

Le DASEN est revenu sur la dotation académique de 89 postes pour 187 élèves en plus. Qu’il y a une forte disparité entre le rural et l’urbain. En Aveyron, - 194 élèves en constat prévisions rentrée 2018. Les priorités académiques sont les suivantes :
- assurer la progression démographique
- prendre en compte du dédoublement des CP
- accompagner les départements ruraux
- prendre en compte le P/E plus faible
- le maintien et le développement de la langue occitane.

Les priorités départementales sont les mêmes auxquelles le DASEN a ajouté :
- préserver les écoles rurales isolées
- privilégier la mise en œuvre de regroupement pédagogiques.

A la rentrée 2017, + 50 % d’écoles de 1 à 3 classes (département le plus rural) ;

Un P/E qui est passé de 5.61 en 2012, à 5.84 en 2018.

Enfin le DASEN, annonce des prévisions de -300 élèves en 2019 et -200 en 2020.

Concernant les mesures prises lors du CTSD du jeudi 30 janvier des nouvelles annonces ont été faites concernant :
- IME Saint-Laurent : -2 postes option (D) au lieu de 1
- +0,5 adjoint spécialisé option D sera crée à l’IME de Cransac
- +0,5 sur support défini à IME La Roquette/Séverac-le-Château
- le maintien du 0.25 de décharge de Moyrazes n’est pas confirmé
- sur les écoles de la Chartreuse et de Pendaries le DASEN s’engage à ce que l’appui de 0.5 soit présent les matins.

Reste 2,75 à attribuer pour ajustement de rentrée.

Compte tenu d’une nouvelle diminution des moyens et des difficultés exprimées par toute la profession, vos représentants de la FSU ont voté à nouveau contre ce projet.

 

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