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10 mai 2007

SNUinfos 10/05/07 : La blouse grise, la règle et le bonnet d’âne : le retour ?

Présidentielles : point de vue de la FSU

Avec une participation importante, les résultats du second tour de l’élection présidentielle ont désigné Nicolas Sarkozy . Ils ne peuvent que décevoir profondément et inquiéter tous ceux qui luttent pour une rupture réelle avec les politiques conduites ces dernières années et pour de vraies alternatives.

Dans ce contexte la FSU jouera tout son rôle d’organisation syndicale représentative, porteuse des propositions et des revendications des personnels. Elle entend le faire dans toutes les discussions et concertations annoncées et à chaque fois que nécessaire mobiliser les personnels. Elle développera ses propositions dans le débat public et s’opposera à toutes les régressions en matière de libertés, d’éducation, de services publics, de protection sociale et de droits sociaux. On ne peut faire face aux difficultés sociales, à celles de la jeunesse sans investir massivement dans les services publics. Elle combattra également toute tentative de passer en force (université, retraites, ANPE, code du travail…).

Elle s’opposera aux atteintes au droit de grève. Elle continuera de mobiliser en solidarité avec les élèves, les jeunes et les familles sans papiers. Elle combattra les politiques sécuritaires et confirmera son engagement aux côtés du Collectif National Unitaire de résistance à la délation.

À la suite de nos actions, Nicolas Sarkozy, candidat, a pris un certain nombre d’engagements revenant sur les mesures prises par Gilles de Robien (décrets sur les ORS, méthodes pédagogiques imposées, apprentissage junior…) ainsi que sur l’évolution des règles de représentativité. La FSU demande que le président élu et son gouvernement les concrétisent au plus vite. Elle exige dès l’installation d’un nouveau gouvernement l’ouverture de négociations sur les salaires, le maintien et l’amélioration du pouvoir d’achat dans la fonction publique et les emplois nécessaires dans les services publics, notamment pour assurer la rentrée 2007 dans des conditions qui permettent la réussite de tous.

Elle soutient les initiatives d’action de ses syndicats du 1er et 2nd degré le 23 mai et de l’ANPE le 8 juin.

Elle appelle les personnels à renforcer leurs syndicats pour défendre leurs revendications.

Plus que jamais l’unité la plus large au sein du mouvement syndical est indispensable pour débattre, avancer des propositions alternatives et mobiliser. La FSU lance un appel pour que les organisations syndicales se rencontrent.


La blouse grise, la règle et le bonnet d’âne : le retour ?

texte du SNUipp paru dans le journal Libération de ce mercredi 9 mai, dans la rubrique Rebonds.

« Redoubler le cours préparatoire, rétablir l’examen de passage en 6ème, concevoir de nouveaux programmes » : ces trois mesures proposées aux candidats à l’élection présidentielle prêteraient à sourire si elles ne figuraient pas, à quelques jours d’une échéance majeure, dans le catalogue d’un singulier attelage qui va d’un ancien ministre auteur des programmes de 1985 à un ex-conseiller ministériel de Gilles de Robien.

La thèse est simple, mille fois ressassée : baisse du niveau à l’Université, bac sans valeur, collège en perdition et une nouveauté : c’est d’abord la faute à l’école primaire. « L’école est malade. Les performances s’effondrent. L’enseignement explicite, structuré et progressif est interdit. » En trois points le procès est dressé. Il fait peur. Déboussolés par la gravité des problèmes qui se posent à l’école, les signataires nous proposent un repli vieillot vers le XIXème siècle. Ils mythifient leur enfance, passant sous silence les échecs de cette époque où jamais plus d’un jeune sur deux n’a n’obtenu son certificat d’études primaires.

En fait, les progrès accomplis par l’école ces trente dernières années sont significatifs. Plusieurs chiffres contredisent le constat dramatique formulé par les signataires de l’appel. En lecture, par exemple, les jeunes n’éprouvent pas plus de difficultés que leurs aînés. Au contraire : l’INSEE a dénombré 4% d’illettrés chez les 18-24 ans mais 14% chez les 40-54 ans et 19% chez les 55-65 ans. En lecture, 4 élèves de 6ème sur 5 sont capables d’exploiter les informations d’un texte et d’en dégager un sens. En revanche 15 % sont en difficulté, voire en très grande difficulté pour 3% d’entre eux. Les niveaux de qualification scolaire se sont considérablement élevés : le nombre d’étudiants a été multiplié par 5, on est passé de 15 % de bacheliers à près de 70 %. Pour autant, depuis une dizaine d’années le taux d’accès d’une génération au niveau du baccalauréat ne progresse plus.

Il ne sert donc à rien de noircir à dessein la situation de l’école comme le font ses détracteurs. Il ne sert à rien de vouloir rétablir les recettes d’une école inégalitaire qui ne comptait dans une génération que 15 à 20% d’élèves qui poursuivaient des études longues.

La société d’alors acceptait que quelques uns poursuivent des études et que beaucoup les interrompent et entrent dans la vie active. Aujourd’hui la société ne l’accepte plus : elle a plus besoin de techniciens que d’OS. Il devient donc intolérable, pour les parents comme pour les enseignants, mais également pour la société toute entière, que 15 % à 20 % des élèves soient en difficulté à la fin de l’école primaire et que 20 % d’une classe d’âge sortent du collège sans diplôme ni qualification. Mais revenir comme le proposent certains à l’exclusion, au redoublement systématique ou à l’apprentissage précoce serait dangereux et inefficace. Dangereux car notre société a besoin de davantage de jeunes mieux formés et plus qualifiés. Inefficace car les comparaisons internationales comme PISA nous apprennent que ce sont les pays qui recourent le moins aux redoublements et aux filières précoces qui obtiennent les meilleurs résultats. Il s’agit d’un élitisme qui cache son nom.

Le défi à relever aujourd’hui, au cœur de l’engagement professionnel des enseignants est celui de la réduction des inégalités scolaires. Nous savons que les élèves qui résistent aux savoirs sont, le plus généralement, ceux qui vivent les plus grandes difficultés sociales ou sont privés d’accès à la culture. Sans dédouaner le système éducatif de ses responsabilités propres, des politiques en matière d’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs et à la culture doivent être mises en place.

A l’école, il faut de façon urgente agir de façon simultanée et sur plusieurs niveaux : réduire les effectifs par classe mais aussi accompagner les équipes enseignantes tout en leur donnant les moyens de se stabiliser. Il faut donc aujourd’hui s’engager dans un vaste chantier et définir les évolutions et la transformation de l’école qui sont nécessaires.

Dans tous les métiers de l’enseignement se pose la question du travail et de l’élaboration collective. Il convient de multiplier les situations qui permettent aux équipes enseignantes d’être créatives professionnellement, de pouvoir croiser des regards multiples sur les élèves, de mesurer les effets des pratiques professionnelles. Nous devons être plus intelligents collectivement car nous savons qu’apprendre est un acte complexe. Pour cela, il faut sortir de l’exercice solitaire du métier, pouvoir travailler avec plus de maîtres que de classes pour diversifier les situations d’apprentissage et permettre à chaque élève d’explorer la voie des connaissances. La formation continue des enseignants constitue un levier essentiel de ces transformations. En s’appuyant sur les travaux de la recherche et sur une meilleure connaissance de l’expérience professionnelle elle peut permettre d’évaluer, de coordonner, de diffuser des connaissances et de faire évoluer en permanence les pratiques enseignantes.

Enfin nous ne pouvons pas considérer en ce début du 21ème siècle que les élèves puissent entrer dans un seul et unique moule. Conduire une politique éducative avec cette idée constituerait un recul considérable. Il faut au contraire adapter nos pratiques pédagogiques à la singularité de chacun d’entre eux tout en maintenant des exigences communes à tous. Ce n’est pas parce que notre métier est difficile qu’il faut renoncer et s’arc-bouter sur les problèmes de l’enseignant. Le service public d’éducation est tourné vers l’élève, il doit devenir plus exigeant pour le faire réussir. C’est là l’avenir de nos sociétés. Tout le contraire du retour au maître en blouse grise, avec sa règle et son bonnet d’âne.

Gilles Moindrot

Porte-parole du SNUipp Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC

 

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