www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Aveyron

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actu, Infos et Journaux  / Déclarations et Communiqués de Presse 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
5 juillet 2007

Déclaration du SNUipp à la CAPD du 4 juillet 2007

10 000 suppressions d’emplois dans l’Éducation Nationale au prochain budget ! C’est l’ordre de grandeur que vient d’annoncer le Ministre. Ces coupes budgétaires, d’une ampleur inégalée, sont une bien singulière façon d’afficher la priorité à l’éducation mais aussi de lancer des négociations sur les métiers. Elles obéissent à une logique comptable à courte vue qui sacrifie l’avenir, compromet l’objectif d’assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités. Ces suppressions entraîneront non seulement une dégradation des conditions d’accueil des élèves, d’enseignement et de travail à tous les niveaux du système éducatif, de nouvelles coupes dans les effectifs de certaines catégories professionnelles (personnels administratifs, sociaux…), mais surtout une réduction drastique de l’offre d’éducation touchant les élèves, et d’abord les plus défavorisés.

Cette mesure est d’autant plus inadmissible que les effectifs, à la rentrée 2008 augmenteront d’après les chiffres du ministère, de plus de 20 000 élèves, premier et second degrés confondus.

Dans les écoles, où la hausse démographique est constante, une telle mesure, si elle était confirmée, poursuivrait la remise en cause de la scolarisation des élèves en maternelle, alourdirait les effectifs par classe, rendrait encore plus difficile la scolarisation des enfants en situation de handicap. Elle hypothèquerait toute possibilité d’amélioration et de transformation de l’Ecole.

Comment croire dans ces conditions à la volonté ministérielle en matière de soutien et d’aide aux enfants en difficulté, de Zone d’Education Prioritaire, de réussite de tous ?

Alors que le Ministre annonce la mise en place de « négociations » sur le métier d’enseignant, la charge de travail et les rémunérations, ces suppressions brutales de postes augurent mal des intentions du gouvernement et hypothèquent sérieusement toutes discussions sur l’avenir du système éducatif et de ses personnels.

Nous sommes en 2007, année où devait s’achever l’intégration de tous les instituteurs dans le corps des professeurs des écoles et débuter l’assimilation des collègues instituteurs retraités, nous en sommes loin. Si le corps des PE existe c’est parce que les instits l’ont obtenu, et c’est par les luttes, largement impulsées par le SNUipp, qu’a été imposée l’abandon de l’échéance de 2014 et gagné l’horizon 2007. Pourtant alors que la création du corps des professeurs des écoles se fixait pour objectif un même niveau de recrutement et le même type de carrière dans les écoles, les collèges et les lycées, on est toujours loin du compte, très loin du compte, pour le plus grand nombre. Le SNUipp exige le respect des engagements gouvernementaux et revendique une mesure permettant l’assimilation immédiate des instituteurs retraités sans mesure systématique et arbitraire d’intégration des instituteurs ne le souhaitant pas.

Mais c’est toute la carrière qui doit être passée en revue :
-  Le début de carrière des PE doit être revalorisé. L’écart entre le traitement du 1er échelon et le SMIC n’a cessé de diminuer ces dernières années.
-  L’accession simultanée, à partir du 7ème échelon, de PE sortis d’IUFM et d’instituteurs intégrés par liste d’aptitude ou concours interne, provoque un bouchon imposant une évolution de carrière à l’ancienneté pour les PE sortis d’IUFM. 
-  En 2006, 78% des PE partis en retraite n’avait pas atteint le 11ème échelon. Ce constat n’est pas acceptable. Tout PE doit pouvoir partir en retraite en ayant atteint au moins le 11ème échelon.
-  Si chaque année 62% des certifiés partent en retraite en ayant atteint la hors classe et plus de 40% son indice terminal, nous en sommes à moins de 9% de PE partant en retraite chaque année en ayant atteint la hors classe et 0,6% à l’indice terminal de 783.

Cette situation contribue à développer des inégalités inacceptables entre les catégories, les hommes et les femmes…. Jamais les écarts de traitement en fin de carrière n’ont connu une telle importance.

Le SNUipp exige pour les enseignants du 1er degré une classe unique à l’indice terminal 783 avec un rythme unique d’avancement, le plus rapide.

Enfin, pour en venir à l’actualité locale, mercredi 27 juin après-midi a eu lieu le groupe de travail du second mouvement. Dès le soir, des PE2 ont appelé le SNUipp pour nous annoncer que certains étaient informés de leur affectation. Il semble que cela se soit fait par téléphone. Le lendemain jeudi 28 juin à 12h, c’est lors d’une réunion à l’IUFM, que le SE-UNSA a indiqué à chaque PE2 qu’elle serait son affectation en insistant pour que cela reste confidentiel. Cela s’est passé pratiquement sous nos yeux puisque le SNUipp assurait sa permanence habituelle à l’IUFM à l’interclasse.

Que les personnels soient tenus informés de ce qui les concerne au plus tôt, que les collègues puissent participer plus étroitement à la gestion de leur devenir professionnel, c’est ce que le SNUipp revendique depuis toujours. C’est ce que nous avions essayé de faire en 2001 et 2004 en l’annonçant par avance à l’administration puis en communiquant en direction de tous les personnels ; c’est ce qui nous avait valu alors la réprobation de l’administration comme du SE-UNSA. Depuis nous ne cessons de réclamer qu’un pas conjoint, administration et représentants des personnels, soit fait pour une réelle transparence, pour tous les personnels, comme cela se pratique dans plus de la moitié des départements et dès le premier mouvement.

Cette transparence nous la réclamons parce que chaque année, comme cette année, se vérifie qu’il y a des personnels mieux informés que d’autres, que ce qui est confidentiel pour la grande majorité circule sous le manteau pour quelques-uns…

Jeudi 28 juin, le SE-UNSA a nié avoir donné leur affectation aux PE2 confirmant ainsi son choix : le passe-droit, car on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, et non la transparence.

Le SNUipp quant à lui, revendique une réelle transparence, au vu et au su de tous, pour tous les personnels : dès 14h jeudi 28 juin, au nom du SNUipp, je vous ai officiellement informé, M. l’Inspecteur d’Académie ainsi que Mme la directrice du personnel, que le SNUipp et ses représentants se considèrent déliés de toute réserve concernant le groupe de travail du 27 juin et que, en attendant la CAPD du 4 juillet, nous répondrons à toutes les questions et renseignerons tous les personnels sur les hypothèses de mutations.

Le SNUipp demande l’organisation dès cet automne d’une réflexion sur l’ensemble de l’organisation du mouvement et les modalités d’information des collègues. Pour le SNUipp, seule la transparence nous permettra de traiter sur un pied d’égalité tous les collègues qui doivent tous pouvoir bénéficier des mêmes informations au même moment.

Pour lire les réactions à cette déclaration :
- SNUipp Infos du 5 juillet 2007 : http://12.snuipp.fr/spip.php ?article324

 

Répondre à cet article

 

34 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU Aveyron :

- 8 rue de Vienne, les Corniches de Bourran 12000 RODEZ
- Tél : 05.65.78.13.41
- mèl : snu12@snuipp.fr

Permanences :
- Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi les ap.m.
- Mardi, Mercredi, Jeudi les matinées.

Sur Facebook : plan et photos SNUipp-FSU12


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Aveyron, tous droits réservés.