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28 août 2018

Plaidoyer contre les APC

Inefficace pour ce qui est de traiter la difficulté scolaire et chronophage en ce qui concerne les 108 heures, le SNUipp-FSU12 appelle à nouveau en cette rentrée 2018 à se réapproprier cette heure d’APC.

Petite histoire des APC

En 2007, sous la présidence Sarkozy, dans le cadre d’une diminution drastique du nombre de fonctionnaires, Xavier Darcos décide de la disparition des RASED. Pour légitimer cette mesure, il transforme deux heures de classe en deux heures d’aide personnalisée réservée à du travail en effectif réduit avec les élèves en difficulté : entre 2005 et 2012, 1/3 des effectifs RASED sont supprimés soit 5000 postes.

Dans l’Aveyron, pour 18000 élèves, il reste 10 postes de psychologues scolaires et 9 postes de maître E. Tous les postes de maîtres G ont été supprimés. Les APC sont donc l’alibi qui justifie la disparition des RASED.

Par la suite, en 2012, ces deux heures d’aide personnalisée sont transformées en 1 heure par semaine d’activités pédagogiques complémentaires (APC), leur contenu et leur conduite étant laissés à l’initiative des équipes pédagogiques (prise en charge des élèves en difficulté ou activités dans le cadre du projet d’école).

Cependant, récemment, de nouvelles injonctions du ministre Blanquer sont venues restreindre d’une manière drastique l’utilisation qui peut en être faite. Il s’agit dorénavant que « ces heures soient entièrement consacrées à soutenir les apprentissages fondamentaux des élèves, notamment les plus fragiles ». Des heures de soutien donc qui laissent de côté les multiples actions en lien avec les projets d’école mises en place et qui concernaient parfois l’ensemble des élèves. Une heure qui devra dorénavant être « dédiée à la mise en œuvre d’activités relatives à la maîtrise du langage et à la lecture » et dont le ministère va même jusqu’à décider de l’organisation pédagogique puisqu’il s’agira de les conduire « sous forme d’ateliers ou de club lecture » visant à « développer chez les élèves le goût de lire et encourager leurs capacités de lecture à voix haute ».

Bien sûr, il ne s’agit pas ici de nier l’intérêt de telles activités mais celles-ci snt déjà pratiquées par les enseignant-es et trouvent toute leur place au sein de la classe.

Les APC pour prendre en charge la difficulté scolaire ?

Avec les APC, la difficulté scolaire est prise en compte en dehors de la classe, elle en est externalisée. Elle peut légitimer un moindre investissement sur le temps de classe pour les élèves en difficulté sachant qu’ils seront « traités » pendant les APC.

Ce dont les élèves en difficulté ont besoin ce n’est pas de plus de temps de classe, de journées plus longues. Au contraire, pour eux, souvent plus fatigables, la journée d’école est déjà trop longue. Ce dont ils ont besoin, c’est de mieux « rentabiliser » leur temps de classe donc d’un étayage, d’une médiation, d’une présence enseignante accrue.

L’heure d’APC va de plus souvent priver l’enfant de manger avec ses camarades, de participer aux activités périscolaires, d’utiliser le ramassage scolaire… En bref, les APC vont contribuer à le stigmatiser. C’est pour toutes ces raisons, que le SNUipp-FSU demande une prise en charge, une reconnaissance de la difficulté scolaire à l’intérieur même de la classe et sur le temps de classe et revendique :

- des effectifs réduits pour que l’enseignant puisse consacrer du temps aux plus fragiles pendant la classe ; or en France, dans le primaire, le nombre moyen d’élèves par classe est parmi le plus élevé des pays comparables ;

- Le développement des spécialistes de la difficulté scolaire que sont les maîtres des RASED pour apporter leur expertise, leur interventions ciblées
- La co-intervention dans la classe pour qu’à certains moments les élèves bénéficient de deux enseignants comme le prévoie le dispositif plus de maître que de classe.

Utiliser ce temps au profit des élèves

Si l’heure d’APC est celle de trop pour les élèves, elle l’est aussi pour nous, enseignantes et enseignants dont le temps de travail déborde. Elle est inscrite dans les 108 heures très vite épuisées et qui ne suffisent pas au travail en équipe, aux multiples réunions (équipes éducatives, équipes de suivi…) ou pour rencontrer parents et partenaires.

La réappropriation des 36h d’APC se fait donc aux bénéfices des élèves et avec plus d’efficacité pour ceux en difficulté :

- En échangeant en équipe avec les collègues, les membres du RASED et tous ceux qui interviennent auprès de l’élève ;

- En élaborant des dispositifs pédagogiques qui seront mis en œuvre sur le temps de classe ;

- En rencontrant les familles ;

Pour le SNUipp-FSU12, les APC demeurent un OVNI pédagogique, un nouveau temps de travail demandé aux enseignant-es, qui plus est, un temps de travail inefficace quand il y aurait tant d’autres choses à faire au bénéfice des élèves.

En conséquence, le SNUipp-FSU12 appelle les collègues à se réapproprier ces 36 heures.

 

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