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20 octobre 2007

FsC n59 17oct07

« Il vient une heure où protester ne suffit plus ; après la philosophie, il faut l’action ; la vive force achève ce que l’idée a ébauché »

Victor Hugo [1]

Alors que nous écrivons ces lignes, les médias glosent sur les perturbations de demain jeudi 18 octobre et larmoient sur l’usager « pris en otage ». En ce mercredi 17, c’est la journée du refus de la misère. Voilà déjà deux arguments chocs que certains veulent opposer à ceux qui seront dans l’action. Mais rien n’est dit sur le fond : qu’est-ce qui est cause de la misère ? Qu’est-ce qui est cause du déficit des budgets de la protection sociale ?

Ce sont des choix politiques. Des choix similaires à ceux qui ont conduit Balladur en 1993 à s’attaquer aux retraites dans le privé, puis Raffarin en 2003 s’attaquant à nos retraites, et aujourd’hui, et demain encore, sans que jamais le début d’une solution apparaisse.

Ce sont ces mêmes choix qui conduisent à développer la précarité, et donc la pauvreté, dans notre secteur avec les contrats aidés. Les mêmes encore qui nous refusent notre dû et entérinent chaque année un recul de pouvoir d’achat.

Ce sont les mêmes choix politiques qui ont présidé à l’adoption rapide de nouveaux cadeaux aux plus riches cet été, en même temps qu’étaient stigmatisés ceux qui n’ont d’autre recours que l’action collective et donc, quand il le faut, la grève.

L’attaque contre les régimes spéciaux ne doit tromper personne. Le gouvernement entend s’en prendre à tous les salariés (public et privé) très rapidement : allonger la durée de cotisation à 41 puis 42 ans, remettre en cause la référence aux 6 derniers mois dans la fonction publique, avec un objectif clair : diminuer encore et toujours le montant des pensions, et au-delà casser le système de solidarité au profit des assureurs privés. C’est pour cela que le SNUipp12 refuse également les remises en cause de notre protection sociale solidaire et veut défendre la sécurité sociale contre les franchises et l’instauration d’une assurance individuelle pour les personnes âgées.

La solidarité ne se découpe pas en tranches non plus que la société. Protection sociale, service public, statut de la fonction publique : ce sont ces garde-fous là qui ont permis le développement d’une société française plus juste, c’est à partir de là que s’est ouverte la possibilité du progrès social aux lendemains de la guerre.

C’est cela qui est au cœur de la cible du gouvernement. C’est pour cela que nous devons nous battre pour construire un mouvement social le plus large, le plus combatif et le plus solidaire possible.

Dans cette construction, après avoir largement consulté ses conseillers syndicaux, le SNUipp12 ainsi que la FSU12 ont considéré que la journée du 18 octobre devait constituer une étape importante et ont appelé les personnels à s’engager dans l’action mais ont dû se résigner à ne pas appeler à la grève ce jour-là. Pourtant nous nous sommes inscrits pleinement dans l’intersyndicale départementale (FSU-CFTC-CFDT-CGT-FO).

Dès cet été, la FSU et le SNUipp ont travaillé pour que puisse se constituer un mouvement unitaire et combatif contre la politique de régression sociale du gouvernement. Nous continuerons afin de concrétiser l’engagement des fédérations de fonctionnaires pour une action nationale unitaire en novembre. La FSU et le SNUipp proposent que cela se traduise par un appel à la grève.

[1] en panne de titre, le père Hugo survient : comment ne pas laisser place ?

 

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