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11 octobre 2007

SNUInfos 11.10.2007 - 18 octobre : Une seule réponse, la retraite à 60 ans

Après en avoir débattu au sein de la FSU, après avoir consulté ses instances départementales, le SNUipp a décidé de soutenir sans réserve les actions décidées par l’interprofessionnelle départementale (CFDT-CFTC-CGT-FO-FSU) et d’appeler tous les personnels actifs et retraités à rejoindre le rassemblement qui se déroulera à Rodez (15h30 place de la Préfecture) le jeudi 18 octobre.

Engagé dans la construction d’une mobilisation durable et déterminée contre la politique anti-sociale du gouvernement, le SNUipp s’engage résolument, comme il l’a fait dans les actions « Service Public de la Justice » ou encore contre l’expulsion des sans papiers d’Onet hier encore, ou encore contre les "franchises médicales", à ne rien laisser passer sans une riposte globale des salariés : c’est le sens de son engagement dans le 18 octobre, loin de tout repli corporatiste, égoïste et frileux.

Dans le même temps, le SNUipp12 considère néanmoins que les conditions ne sont actuellement pas réunies pour que les enseignants décident, à cette heure, d’entrer dans l’action par la grève.

Le SNUipp, au sein de la FSU et dans la recherche d’une unité syndicale large et efficace, continuera d’informer pour rassembler largement face aux attaques lancées contre l’école et ses personnels, les services publics et au-delà contre toutes les régressions sociales. Dans ce cadre, la grève fera évidemment partie des outils de lutte à mettre en œuvre.

Appel des Unions Départementales CGT – CFDT – CFTC – FO – FSU

Attention ! Chacun a sa retraite menacée.

Une seule réponse, la retraite à 60 ans.

Le Président de la République affirme que les régimes du privé financent 50 % des régimes spéciaux. C’est faux !

Par ce mensonge Sarkozy tente de dresser les salariés les uns contre les autres.

Le système de compensation est financé à 92,7 % par les cotisations des actifs du public et du privé.

On sait que les non-salariés perçoivent 93,7 % (dont 69,4 % pour les exploitants agricoles, 14,4 % pour les commerçants, 7 % pour les artisans), mais on nous cache que les régimes spéciaux ne perçoivent que 6,3 % (dont, notez la hauteur du privilège, 0,21 % pour le régime SNCF alors que les cheminots cotisent plus que les autres)…

C’est J.Chirac, en 1974, qui a créé un mécanisme de compensation pour tenir compte des différences et des évolutions démographiques entre régimes de retraite. Sans cette solidarité, comment seraient assurées les retraites des paysans ? Ou encore celles des mineurs, qui ne comptent pratiquement plus d’actifs du fait du choix politique de fermetures de toutes les mines en France ?

Ce que cherche la majorité gouvernementale et avec elle toute la clique des experts autoproclamés et l’essentiel des médias, c’est, en frappant d’abord les régimes spéciaux, de casser la solidarité, pour mieux en finir avec les conditions de départ en retraite anticipé avant 60 ans pour tous les salariés y compris ceux qui ont commencé tôt leur carrière où qui ont été soumis à des travaux pénibles et astreignants.

Pour imposer ce nouveau recul, on nous sert encore l’argument de l’équité. Mais parlons-en, parlons des revenus financiers, des profits boursiers, des parachutes dorés ? Et pourquoi ne pas évoquer le régime des parlementaires qui assure, par exemple, 1 600 euros par mois à 60 ans après cinq ans de mandat ou environ 6 000 euros après vingt-cinq ans ?

Et puis, au nom de quoi l’équité ne servirait-elle qu’à réduire les droits, et tirer les salariés vers le bas ? A tous ceux qui en appellent à l’équité pour faire avaler toujours de nouveaux reculs, nous répondons que nous ne renoncerons pas au progrès social.

Enfin, quand on sait que les régimes spéciaux de retraites représentent 500 000 agents actifs et 1,1 million de retraités (c’est-à-dire 5 % des retraités), qui peut croire que la solution au problème est là toute trouvée ?

Le Premier Ministre annonce que 41 ans de cotisation serait d’ores et déjà un principe acquis. C’est faux !

Par cette annonce brutale, il tente de réduire à néant l’intérêt du rendez-vous de 2008 prévu par la loi, puisque, l’essentiel étant déjà décidé, la négociation serait du coup sans objet, comme sans objet seraient les mobilisations.

Pour Sarkozy, Fillon et Parisot, circulez y a rien à voir ! Alors même que les recettes de 1993 et 2003 n’ont rien solutionné, il faudrait poursuivre dans la même voie.

Dans le secteur privé, l’âge moyen de départ a encore diminué, ce qui démontre l’évidence : les salariés veulent partir à l’heure, les salariés attendent la retraite avec impatience.

Seule une minorité de salariés est encore en emploi à l’âge de la retraite, les employeurs n’ont pas changé dans leur politique d’exclure les seniors de l’emploi. L’impact des contraintes familiales, de la fatigue au travail, de la santé est superbement ignoré. La question de la pénibilité n’est pas réellement prise au sérieux et le « travailler plus pour gagner plus » aggravera encore les choses.

D’ores et déjà, les carrières courtes et les temps partiels sont pénalisés, les inégalités entre les pensions des hommes et des femmes s’accroissent, les atteintes aux retraites des salariés précaires et chômeurs s’approfondissent. Les minima de pension actuels ne protègent pas les travailleurs pauvres au moment de leur retraite. Les questions posées par l’allongement de la durée des études, comme celle de la précarité des débuts de la vie professionnelle, sont largement ignorées.

Le gouvernement a choisi de tourner le dos aux aspirations sociales, de biaiser les questions du travail et de l’emploi, de ne pas traiter au fond celles du financement. Cela revient à avouer que leur objectif n’est pas de maintenir le droit à la retraite à 60 ans. Alors stop aux mensonges, aux mots d’ordre réactionnaires, aux discours de division.

La France n’est pas en faillite ! Les riches se portent même de mieux en mieux grâce à l’accumulation toujours plus rapide des énormes richesses crées par le travail des salariés.

Oui les salariés attendent leur retraite avec impatience, et qu’elles que soient les conditions démographiques, notre pays a les moyens d’assurer ce droit et de le pérenniser.

LE 18 OCTOBRE sera une première étape de mobilisation face aux nouvelles attaques sur la retraite, la protection sociale etc. Cette journée d’action en appellera d’autres. Nous ne renoncerons pas !

Les Unions Départementales CGT, CFDT, CFTC, FO et FSU vous appellent à participer nombreux à ce premier RASSEMBLEMENT INTERPROFESSIONNEL le 18 OCTOBRE 2007 à 15 H 30 à RODEZ, place de la Préfecture

Tract à télécharger sur le site SNU12


Lettre unitaire intersyndicale adressée à Monsieur Xavier Darcos avec copie à Monsieur Brice Hortefeux.

FERC/CGT - FSU – SGEN/CFDT -UNSA Éducation – SUD Éducation

Monsieur Xavier Darcos Ministre de l’Education Nationale 110 rue de Grenelle 75700 Paris Paris le 10 octobre 2007

Monsieur le Ministre, A cette rentrée, un certain nombre d’enfants et de jeunes ont commencé l’année dans l’inquiétude de ne pouvoir rester dans notre pays pour y poursuivre leurs études. Nous souhaitons vous faire part de l’émotion de la communauté éducative quant aux expulsions de jeunes ou d’enfants scolarisés, de personnes en situation irrégulière et aux craintes générées par les déclarations récentes concernant une accélération de la politique de reconduite à la frontière.

Ces expulsions se font parfois dans des conditions inacceptables d’atteinte à la dignité des personnes et des droits des enfants, elles suscitent l’indignation lorsque des enfants sont séparés de leurs familles ou placés en centres de rétention, ou encore lorsque les familles sont interpellées à domicile.

Les mesures annoncées pour accentuer les reconduites à la frontière et arriver au chiffre de 25000 demandées par Monsieur le Président de la République sont de nature à remettre en cause l’effectivité du droit de vivre en famille et du droit à l’éducation reconnu par l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels adopté par l’ONU le 16 décembre 1966 qui :

• « reconnaît le droit de toute personne à l’éducation ».

• rappelle « que l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et renforcer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. »

Ce principe précisé par la Convention internationale des droits de l’enfant, est rappelé par notre Code de l’Éducation.

C’est à ce titre qu’en tant que citoyens et éducateurs, nous ne pouvons accepter de voir remis en cause le droit des enfants et des jeunes à l’éducation quels que soient leur origine et leur statut juridique ou celui de leurs parents.

Nous réaffirmons solennellement notre exigence de voir garantie la possibilité pour les élèves et étudiants de poursuivre leurs études en toute quiétude sans qu’eux ou leurs familles ne soient inquiétés. Aussi, nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de prendre toutes les dispositions pour garantir ce droit, en accord avec les valeurs de notre République, ce qui, à notre sens, doit prendre la forme d’un titre de séjour « vie privée et familiale ».

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos sentiments respectueux.

Richard Béraud, secrétaire général de la FERC-CGT Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT Patrick Gonthier, secrétaire général de l’UNSA-Education Christine Lafont, co-secrétaire générale de SUD Education Copie du courrier à Monsieur le Ministre Brice Hortefeux

 

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