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10 janvier 2008

SNUInfos 10.01.2007 : Provocations de Darcos, la meilleure réponse : Tous en grève le 24 janvier.

Service minimum d’accueil : Non à la remise en cause du droit de grève.

Le ministre X. Darcos vient à nouveau d’annoncer sa volonté d’instaurer un service minimum dans les écoles, notamment organisé par les municipalités. Le ministre cherche à limiter la portée du droit de grève.

Le SNUipp s’opposera à toute remise en cause du droit de grève des enseignants des écoles. L’annonce du financement des dispositifs d’accueil municipaux par les retenues de salaire des enseignants grévistes constitue un véritable détournement de fonds !

Le SNUipp rappelle que le recours à la grève s’effectue toujours pour des raisons d’avenir et d’efficacité du service public d’Education, dans l’intérêt des élèves et des personnels.

Plutôt que d’un service d’accueil minimum les jours de grève, le ministre ferait mieux de répondre aux revendications des personnels : créations de postes d’enseignants, recrutements en nombre suffisant, transformation de l’école pour la réussite de tous. Cela nécessite une toute autre logique budgétaire que la suppression de milliers de postes dans l’éducation.

Le SNUipp appelle à participer massivement à la grève et aux manifestations, le 24 janvier.

Paris, le 09 janvier 2008


Service minimum en primaire : pour les maires, "l’intérêt des parents passe avant celui des enfants" ;

L’association des Maires de France ( AMF) rappelle que "pour rendre service aux familles, certaines communes assurent d’ores et déjà un service minimum, sur la base du volontariat et sur leurs financements propres, en mettant en place une solution d’accueil". L’AMF "prend acte de la compensation financière partielle proposée par l’État" mais "tient à insister sur le fait que l’organisation d’un tel service est décidée librement par chaque commune, en fonction des contingences locales et du besoin des familles". Pierre-Yves Jardel, co-président de la commission "affaires scolaires" à l’AMF, redoute que cela n’amplifie une "éducation à deux vitesses" entre les communes qui ont déjà beaucoup de moyens et de personnels, et les communes rurales moins bien dotées. "Comment voulez-vous que certaines petites communes trouvent le personnel, du jour au lendemain, pour garder les enfants ?". Par ailleurs, il regrette que l’intérêt des parents prime sur celui des enfants : "les personnels que nous pouvons mobiliser ne sont absolument pas formés pour la garde d’enfants. Il ne s’agit donc que de parquer des gamins afin de libérer les parents."

AMGVF

Pour l’AMGVF (Association des maires de grandes villes de France), "le mode de financement de ce service - reversement de retenues opérées sur le salaire des grévistes - ne manquera pas d’attiser les conflits entre personnels enseignants et collectivités, alors que les relations avaient été pacifiées dans le cadre de partenariats construits dans la durée".

Elle relève également qu’ "une grande incertitude entoure le calcul des indemnités versées aux communes en échange du service minimum" et que "la mise en œuvre de la chaîne d’information entre les inspecteurs d’académie et les communes volontaires pour l’accueil des enfants paraît très aléatoire". L’AMGVF "regrette une nouvelle fois que des décisions de cette importance soient prises aussi rapidement et sans aucune concertation".


MISE EN PLACE D’UN SERVICE MINIMUM D’ACCUEIL DANS LES ECOLES

Par une note à l’attention des recteurs et inspecteurs d’académie, le Ministre précise les modalités de mise en œuvre de ce service minimum d’accueil. Cette note se démarque des déclarations de Xavier Darcos dans la presse.

Points importants de cette note :

La mise en place d’un service minimum d’accueil dans les communes ne peut constituer un moyen de pression visant à remettre en cause le droit de grève pour les collègues exerçant dans les écoles, y compris pour le directeur ou la directrice.

- Les directeurs d’école n’ont pas à communiquer, avant la grève, le nombre de grévistes à l’Inspecteur d’académie ou à l’IEN. A fortiori, les enseignants n’ont pas à se déclarer grévistes auprès de l’administration 48 heures à l’avance.

- Il n’est pas demandé aux directeurs d’école d’organiser ce service d’accueil. Celui-ci est de la seule responsabilité de la commune volontaire qui passe une convention directement avec l’inspecteur d’académie.

- Les Inspecteurs d’académie informent les communes des mouvements sociaux et leur transmettent les données statistiques qu’ils sont en mesure de communiquer sur les précédents mouvements sociaux.

Les consignes préparatoires à la journée de grève que le SNUipp-FSU a l’habitude de rappeler restent toujours d’actualité :

• Les enseignants grévistes informent par écrit les familles, si possible au moins 48 heures avant, qu’il n’y aura pas classe.

• Comme à l’habitude, on informera les services concernés (cantine, étude, transport scolaire, piscine, etc.) pour toute activité à laquelle participent l’enseignant ou ses élèves.

• Aucune communication sur l’état des grévistes ne sera faite en direction de l’administration ou des services de police et de gendarmerie.

• Lorsque aucune solution d’accueil n’a été trouvée, le directeur en informe les parents suffisamment tôt afin qu’ils puissent prendre les dispositions nécessaires pour garder ou faire garder leurs enfants.

• Le directeur prévient le maire.

Dans tous les cas, le directeur gréviste, pas plus que les adjoints grévistes, n’est tenu de surveiller les élèves, ni d’être sur place.


LETTRE AUX PARENTS GREVE DU 24 JANVIER

Vous trouverez ci-après, la lettre aux parents, relative à la grève du 24 janvier. Il est important de rappeler que ces lettres à destination des familles doivent être remises aux élèves agrafées ou sous pli cacheté. (ne pas coller dans le cahier de correspondance).


Madame, Monsieur,

Nous serons en grève le 24 janvier, comme l’ensemble des personnels de la Fonction Publique et de l’Education nationale.

Ce qui nous préoccupe avant tout, c’est la réussite scolaire de tous vos enfants. Aujourd’hui encore trop d’élèves connaissent des difficultés. Des solutions existent pour faire évoluer l’école. Nous souhaitons faire évoluer notre métier pour travailler mieux et autrement. Mais les choix du gouvernement compromettent cet avenir. La suppression de 11 200 postes dans l’Education nationale ne peut répondre aux exigences de la réussite de tous !

Le ministère annonce que le nombre de nouveaux élèves sera inférieur aux prévisions à la rentrée prochaine. Cela correspond à une poursuite du recul de la scolarisation des moins de 3 ans, scolarisation pourtant essentielle à la réussite de tous les élèves. Les créations de postes restent insuffisantes : elles correspondraient à la création d’un poste pour 30 élèves supplémentaires. Les recrutements d’enseignants sont en baisse. Les conditions de travail dans les classes vont se dégrader : plus d’élèves par classe, moins d’enseignants spécialisés pour aider vos enfants, des remplacements non assurés, une baisse de la formation continue des enseignants pourtant indispensable pour une éducation de qualité. Alors que l’Ecole a besoin de personnels statutaires et qualifiés, c’est toujours la précarité pour les auxiliaires et les emplois de vie scolaire.

D’autre part, la dégradation du pouvoir d’achat, que chacun connaît, n’est plus acceptable. Le Ministère de la Fonction Publique n’a pas répondu aux attentes exprimées avec force par les personnels lors de la journée du 20 novembre dernier. Le gouvernement refuse de prendre en compte leurs revendications : une véritable politique de l’emploi public, la garantie d’un service public de qualité sur tout le territoire ainsi qu’une amélioration du pouvoir d’achat des agents de la Fonction Publique. La défense du pouvoir d’achat des fonctionnaires est une garantie pour l’ensemble des salariés.

En défendant les services publics de qualité et de proximité, nous défendons l’intérêt général : l’école, la poste, les transports, les hôpitaux, l’administration, la justice, l’énergie… doivent répondre aux besoins de tous, de façon égalitaire sur l’ensemble du territoire. Qui peut croire, selon la formule du premier Ministre que « moins de services, moins de personnels, moins d’Etat » peut améliorer notre société ?

C’est pour toutes ces raisons que nous serons en grève le jeudi 24 janvier. Nous comptons sur votre soutien et votre compréhension.

L’équipe enseignante


Important donnez votre avis ! / SUPPRESSION DU SAMEDI : VOS RÉPONSES AVANT LE 23 JANVIER

Le questionnaire sur l’utilisation des heures du samedi est à remplir en page 4 du "Fenêtre sur cours".

Vous pouvez également répondre directement par internet en vous connectant sur notre site ou le renvoyer au SNUipp National, 128 avenue Blanqui, 75 013 Paris.

 

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