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30 novembre 2018

Audience DASEN du 29 novembre 2018

Le jeudi 29 novembre 2018, les représentants du SNUipp-FSU ont rencontré la DASEN de l’Aveyron en audience.

Ordre du jour demandé par le SNUipp-FSU12 :

AVS : contrats, missions, temps de travail

Nous avons eu en début d’année scolaire un échange avec Madame Busnel, secrétaire générale, quant à la lecture de la circulaire n°2014-083 qui fixe les fonctions exercées par les AVS :

Les AESH prennent en charge les différents types d’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap : sur prescription de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, l’aide individuelle auprès d’un ou plusieurs élèves, ou l’aide mutualisée lorsque les besoins des élèves n’impliquent pas une prise en charge individuelle ; l’appui à un dispositif collectif de scolarisation dans les écoles et établissements d’enseignement.
Le temps de service de l’AESH ne se limite pas à l’accompagnement de l’élève car il contribue au suivi et à la mise en œuvre du projet personnalisé de l’élève. Il participe aux réunions, ainsi qu’aux dispositifs École ouverte et stages de remise à niveau, etc., toutes activités pouvant être décomptées dans son temps de travail.

Le désaccord porte sur le « etc  ». Pour le SNUipp-FSU, le texte est clair : toutes les missions des AVS concernent le ou les élèves accompagnés. Le « etc » ne saurait faire croire que les AVS sont corvéables à merci et redevables de toutes les tâches que leur chef d’établissement pourrait leur attribuer comme c’est malheureusement le cas dans certains lycées et collèges du département. Les missions de surveillance ou d’aide administrative ne peuvent leur être imposées. Nous demandons un rappel à l’ordre dans ce sens.

La DASEN : Il serait difficile de faire un rappel à l’ordre des missions à tous les établissements sachant qu’il n’y a que certains établissements qui dysfonctionnent. Elle aimerait connaître ces établissements.

Les AVS sont en situation délicate et n’osent témoigner car leur renouvellement est en jeu.

La DASEN propose que lors de groupes de travail avec les chefs d’établissement une réflexion sur les missions des AVS soit amorcée.

Nous nous interrogeons quant à la quotité horaire attribuée aux AVS par la cellule ASH depuis cette année scolaire alors qu’auparavant la MDPH en faisait la notification. L’an passé, devant notre questionnement quant à la baisse des quotités horaires générales (10 ou 8h, alors qu’auparavant 12h), il nous avait été répondu que la MDPH attribuait un nombre d’heures en toute transparence aux vues des dossiers confidentiels de chaque enfant. La cellule ASH a-t-elle accès à ces dossiers confidentiels maintenant pour attribuer un nombre d’heures ? La plupart du temps 8 heures sont attribuées, ce qui ne correspond pas à un emploi du temps de primaire par exemple. Du coup, les AVS se retrouvent en attente avec 4 heures d’AED la plupart du temps, sachant que ces heures ne pourront être données. Cela semble bien arranger les collèges qui se retrouvent avec des surveillants supplémentaires (certaines AVS vont même faire leurs heures d’AED dans un autre collège, où aucun des élèves qu’elles suivent ne sont présents). Nous dénonçons cette gestion des moyens et le non-respect des missions des AVS.

La DASEN et le directrice générale ne semblent pas au courant de ce changement quant à l’attribution de la quotité attribuée à chaque enfant par la cellule ASH. Les affectations sont soumises à un contingent et à des contraintes de territoire (grandes distances à parcourir).

Afin que les AVS ne subissent pas de perte de salaire (salaire indécent et insuffisant pour vivre) lors du passage d’un contrat aidé à un contrat d’AESH, nous renouvelons notre demande de proposer à chaque AVS un minimum de 24 heures. Pour le SNUipp-FSU, ceci doit constituer la première étape qui doit conduire les AVS à la fin des temps partiels subis, à un temps de travail choisi pouvant aller jusqu’au temps plein. De plus 24 heures correspondent au temps élèves et, de notre point de vue, devrait simplifier la gestion de l’attribution des AVS pour des notifications à mi-temps (1 AVS pour deux notifications de 12h) ou même à temps plein car les retours que nous avons du terrain montrent que de plus en plus d’élèves devraient être accompagnés à temps plein. S’il est avéré que l’élève, au titre de la compensation pour sa scolarisation, a besoin d’une AVS, comment l’enseignant se débrouille-t-il sur les temps de classe sans AVS ?

Difficile compte tenu de la configuration géographique du département. Dépend des notifications. Les 24 heures sont proposées chaque fois que cela est possible.

Concernant les AVS proches de la retraite ou en situation de handicap, il leur est proposé de multiples contrats CUI ou PEC alors que certaines souhaitent passer AESH, pour «  un peu moins » de précarité, tout en connaissant la baisse de salaire, et cela leur est refusé. Ces AVS font ainsi plusieurs fois les mêmes formations et éprouvent des difficultés à trouver des lieux de stage indispensables pour la reconduction.

Les services sont contraints par le nombre de poste d’AESH, le passage AESH est proposé quand un poste est disponible.

En ce qui concerne la rémunération des AESH, nous déplorons que lors du renouvellement annuel des AESH en CDD, la compensation de l’augmentation de la CSG soit perdue entrainant une nouvelle perte de pouvoir d’achat de 7 €.

De nombreuses AVS font beaucoup de route pour se rendre sur leur lieu de travail, jusqu’à 40 km et même 60 km. Aux vues de leur salaire très bas, cela n’est pas acceptable.

Tout est fait au mieux par rapport aux contraintes du territoire. C’est une donnée dont nous essayons de tenir compte.

Concernant les élections professionnelles, le droit de vote des AVS est-il respecté ? Chaque AVS est-il en possession d’une adresse mail professionnelle et d’un NUMEN indispensable pour voter ? La procédure de vote électronique trop complexe va de fait exclure nombre d’AVS du vote.

A priori oui

Le SNUipp-FSU rappelle ses revendications pour la création d’un véritable métier d’assistant de vie scolaire avec un statut pérenne, une véritable formation digne de ce nom, un salaire à la hauteur de l’importance et des difficultés des missions exercées, la prime d’activité et des droits reconnus et respectés : création d’un mouvement des AVS, congés formation, mobilité intra et inter départementale, prise en compte du travail invisible, temps de concertation avec les enseignants…
Devant l’absence d’évolution de ces conditions de travail et de rémunération, de nombreuses AVS, aimant leur métier, très compétentes, se trouvent obligées de quitter leur poste pour pouvoir vivre décemment.

PES : conditions d’entrée dans le métier

Le SNUipp-FSU, aussi bien au niveau départemental que national, a mené plusieurs enquêtes auprès des PES qui montraient les conditions désastreuses d’entrée dans le métier : surcharge de travail liée à l’exercice dans la classe et à la poursuite du master, temps de travail estimé officiellement à plus de 52 heures, pressions exercées par les nombreuses visites des formateurs, préparation insuffisante à la prise en responsabilité d’une classe et en définitif, le sentiment d’être toujours débordé, une première année dans le stress et la souffrance au travail.
Le SNUipp-FSU a alerté à plusieurs reprises le ministère ou, au niveau départemental, le DASEN à ce sujet et demandé des mesures concrètes pour y apporter des solutions.
Nous réitérons aujourd’hui notre demande de dispense des APC pour les PES : cela constituerait un signal envoyé au PES pour la reconnaissance de leurs conditions d’entrée dans le métier fortement dégradée et un premier allègement, certes insuffisant, de leur temps et charge de travail.


DASEN : La suppression des APC ne peut être une règle générale. Elle peut être proposée aux PES en difficulté. Une attention particulière a été demandée au cas par cas aux formateurs, IEN qui connaissent bien leurs stagiaires étant donné qu’il n’y a que 15 PES en Aveyron.
Les stagiaires peuvent se confronter à tous les aspects du métier pour se préparer à leur prise de fonction l’année suivante dans la mesure où le faible nombre de PES permet un bon accompagnement et une bonne connaissance de chaque cas particulier par les formateurs et IEN.

Nous rappelons que si tous les stagiaires ne sont pas en difficulté, en revanche, tous et toutes sont en surcharge de travail. La suppression des APC pourrait actée une entrée progressive dans le métier, progressivité qui devrait être la règle pour tout apprentissage y compris celui du métier de professeur des écoles.

Guide du remplaçant

Le guide du remplaçant avait été présenté aux représentants des personnels lors de la CAPD du 6 septembre 2018.
Bien qu’il avait été précisé que l’élaboration de ce guide avait bénéficié de plusieurs relectures expertes, nous y avions repéré plusieurs imprécisions, plusieurs points qui ne correspondent pas au fonctionnement départemental de l’Aveyron et plusieurs points pour lesquels nous sommes en désaccord élaboration : demi-journées de prérentrée, 108 heures, obligation de communiquer le numéro de téléphone portable personnel, astreinte bénévole le mercredi matin, information des familles. Cela aurait pu être évité et nous aurions pu gagner du temps si, comme faussement annoncé dans le guide, les représentants des personnels avaient été associés à son élaboration.

DASEN : Une version mise à jour, en fonction des spécificités de notre département, est disponible sur le site de la DSDEN.

Nous étudierons cette nouvelle version pour vérifier que les ambiguïtés ont été levées et qu’elle correspond au fonctionnement de notre département et réinterviendrons si nécessaire.

Par ailleurs, nous rappelons nos revendications en ce qui concerne les remplaçant-es :
  • Différenciation des différentes brigades et en particulier le retour d’une brigade dédiée à la formation continue
  • Revalorisation de l’ISSR
  • Paiement de la prime REP et des indemnités ASH dès le premier jour de remplacement
  • Prise en compte de la distance réelle de déplacement ((logiciel ARIA qui minore systématiquement les distances, plus les écoles se trouvant dans la commune mais pas le chef lieu de la commune)
Avenir du REP

Un récent rapport de la cour des comptes et différentes déclarations ministérielles laissent entrevoir un changement de paradigme en ce qui concerne la politique d’éducation prioritaire et le pilotage des écoles, établissements ou réseaux de l’éducation prioritaire :
  • Fin de la labellisation
  • Contractualisation
  • Réseau d’écoles du socle placées sous la responsabilité du principal de collège
  • Profilage des postes
  • Pilotage par les résultats aux évaluations
  • Rémunération au mérite
La DASEN a les mêmes informations que nous et pas d’avis à émettre, elle a lu la lettre de mission de la mission «  Education prioritaire » où le bassin decazevillois est cité, ce qui semble positif. Tout est gelé jusqu’à 2020

Nous voulons dès à présent rappeler notre opposition aux fusions d’écoles élémentaires/maternelle, en éducation prioritaire ou ailleurs, qui visent à supprimer des postes mais surtout à préparer le réseau d’écoles du socle qui sera placé sous la gouvernance du principal de collège. Nous croyons en l’efficacité des petites structures et revendiquons la prise en compte de la spécificité de l’école maternelle face aux tentations d’en faire une école préélémentaire.

Nous faisons la liste des écoles de l’Aveyron qui ne bénéficient pas du label REP parce que le collège de rattachement ne peut y prétendre ou refuse d’y prétendre mais qui en présentent toutes les caractéristiques. Nous évoquons les difficultés particulières de plusieurs de ces écoles.

Évaluations CP et CE1

Les collègues de CP et CE1 ont pour la plupart très mal vécu les évaluations nationales de début d’année. Ces évaluations sont à plus d’un titre plus que contestables.

D’un point de vue pédagogique :
  • Des exercices inadaptés, un niveau de difficulté souvent trop élevé, sans rapport avec les apprentissages et les capacités des élèves.
  • L’inadéquation et la difficulté des épreuves pouvaient laisser présager l’échec des élèves. Cela a mis très mal à l’aise les enseignants obligés au travers de ses évaluations d’activités maltraitantes pour leurs élèves.
  • Les profils générés par le logiciel ministériel sont grossiers et n’apportent rien aux enseignants pour ce qui est d’aider leurs élèves.
Ces évaluations sont d’un nouveau type. Le protocole élaboré par des chercheurs et des enseignants a été testé sur plus de 6000 élèves. Il s’agissait d’évaluer à l’entrée de CP des compétences prédictives sur la réussite à venir des élèves et de connaître les obstacles à l’apprentissage de la lecture. Le but n’était pas que l’élève termine Le problème est que les enseignants n’ont pas suivi le protocole. Ils n’ont pas compris les enjeux de ces évaluations. Il ne s’agissait pas de mettre les enfants en difficulté…

D’un point de vue matériel :
  • Les temps de passation et de correction ont été largement sous-estimés preuve de la méconnaissance par ceux qui les ont conçues de ce qu’est un élève de CP ou CE1 et du travail enseignant.
  • L’accès au serveur pour la saisie des résultats, opération déjà longue lorsque tout fonctionne, aura été calamiteux entraînant beaucoup de perte de temps pour les enseignants.
  • Le numéro de téléphone de la hotline, en plus d’être peu efficient, est payant !
  • Les serveurs sont hébergés par Amazon ce qui soulève de nombreuses questions éthiques et des inquiétudes légitimes.
La DASEN regrette que ces difficultés techniques aient pu jouer en défaveur du crédit de ces évaluations.

Du point de vu de l’outil au service du New Management Public :
  • Le ministre a instrumentalisé la "bonne" remontée des résultats pour légitimer les évaluations alors que cette remontée était contrainte. Il les a ensuite instrumentalisés en annonçant dans les médias de mauvais résultats ce qui lui permettra par la suite de s’attaquer aux programmes de maternelle. Les enseignants se sont ainsi retrouvés piégés, instrumentalisés.
  • A terme, ces évaluations permettront le pilotage du système éducatif à l’image des pays anglo-saxon : mise en concurrence des écoles, des enseignants, rémunération au mérite…
Pour le SNUipp-FSU, la mise en œuvre de la culture de l’évaluation imposée par le ministère aux équipes pédagogiques se caractérise par une mise en échec programmé des élèves, une déprofessionnalisation des enseignants et une mise en péril de la relation de confiance école/familles. Nous ne fabriquons pas des chaussures ou des pots de yaourts, nous travaillons avec de la matière vivante, avec de l’humain et qui plus est des enfants. L’idée de les enfermer dans des tableaux Excel, de les ficher est une aberration, une dérive idéologique, une véritable maltraitance faites aux élèves et à leurs enseignants. Le SNUipp-FSU est opposé à la mise en concurrence généralisé qui dresse les individus les uns contre les autres. Le progrès, qu’il s’agisse de l’école ou de la société, ne peut venir que de la coopération, de l’entraide et de la solidarité entre les individus.

Mise en place de l’accompagnement en CP

Après une campagne médiatique qui a relancé la querelle des méthodes de lecture, jeté le discrédit sur les enseignants de CP et altéré la relation de confiance avec les familles, après le slogan très démagogique « 100% de réussite au CP » tellement éloigné des réalités du terrain, les collègues exerçant en CP se retrouvent en première ligne visés par « l’accompagnement » ou plutôt par le contrôle et la suspicion. On voit des IEN se déplacer dans les classes pour s’enquérir de l’état de la progression de l’étude des sons ou du manuel utilisé… Nous dénonçons cette pression excessive et injustifiée exercé sur les collègues de CP, résultat de la campagne sur la lecture orchestrée et porteuse d’une vision archaïque et simpliste de l’apprentissage de la lecture.
Dans certaines circonscriptions, des protocoles d’accompagnement extrêmement lourds, rigides et formels sont imposés aux collègues et s’apparentent davantage à des procédures d’inspection et de contrôle plus qu’à des temps formatifs destinés à aider, soutenir, accompagner  : plusieurs visites, entretien, documents à produire, grille d’observables…
Nous estimons que ce n’est pas par la coercition, la pression, le stress et au final de la souffrance qu’on permettra aux collègues d’avancer dans leur professionnalité au bénéfice de la réussite des élèves et aussi au bénéfice de leur épanouissement dans leur métier. Nous pensons au contraire qu’on y parviendra ou plutôt qu’on y tendra en leur donnant des moyens décents pour exercer, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, mais aussi en s’appuyant sur leur professionnalisme, leur expérience, leur esprit d’initiative, leur engagement au quotidien, en un mot en leur faisant confiance.


DASEN : Pour que l’accompagnement soit efficient il faut qu’un climat de confiance existe, que ce soit un partage de réflexions.
Si chacun (enseigant-e et IEN) reste dans sa position, il y a une difficulté de rencontre.
Les enseignants ont des matériaux d’apprentissages à partager avec les IEN et les IEN ont également des choses à mettre en place au bénéfice du travail des équipes, il s’agit d’une rencontre professionnelle.
Avec PPCR, les IEN peuvent rencontrer les collègues sur un autre temps que celui de l’inspection.
Les enseignants doivent accepter la présence du regard d’un adulte sur leur pratique professionnelle.
Ces visites d’accompagnement doivent donner lieu à la création de ressources mises en ligne sur le site de la DSDEN.


Multiplication de cas d’élèves « perturbateurs »

Nos rencontres avec nos collègues dans de nombreuses écoles du département nous indiquent que les situations d’élèves dits « perturbateurs » ou « à comportement compliqué » se multiplient et se généralisent. Des élèves qui ne supportent pas la frustration, qui connaissent des moments de crise, de violence (coups, morsures) envers leurs pairs mais aussi envers les adultes, qui tentent de se sauver de l’école, qu’il faut souvent contenir physiquement et qui au final accaparent tout le temps et l’énergie de l’enseignant-e, qui empêchent le fonctionnement de la classe.
Ce phénomène est lié en partie à l’inclusion des élèves en situation de handicap bien qu’il faille préciser que la grande majorité des élèves inclus ne présentent pas ce type de comportement, mais pas que. Parmi les « perturbateurs » figurent de nombreux élèves « ordinaires ». Tous les niveaux sont touchés y compris la maternelle, y compris la petite section. Cependant, le manque de places dans les établissements spécialisés amplifient ce phénomène : des élèves en attente de place en ULIS sont scolarisés dans les classes ordinaires alors que les élèves relevant d’IME et d’ITEP sont en ULIS.
Face à ces situations, les collègues se retrouvent esseulés, démunis, souvent désemparés. Leurs conditions de travail s’en trouvent dégradées ainsi que les conditions d’apprentissages des élèves. Les RASED décimés privent les collègues d’aide et d’accompagnement.
Nous savons qu’il n’existe pas de solution miracle répondant à l’ensemble de ces situations sinon la réduction des effectifs dans toutes les classes pour permettre une meilleure gestion conjointe de ces élèves et de la classe. Cependant, nous demandons à minima la prise en en compte, l’écoute et le soutien de la hiérarchie, en particulier des IEN ; Si certains adoptent spontanément ces réactions, d’autres parfois renvoient les enseignants à leur propre responsabilité voire incompétence dans une vision culpabilisante.


DASEN : Un groupe de suivi des élèves «  perturbateurs » a été réactivé : dans ce groupe différents partenaires se retrouvent pour réfléchir en équipe pluridisciplinaire.
Les équipes doivent reporter sur le registre de faits établissement tous les incidents, cette information doit être relayée.


Direction d’école

Si les collègues des classes qui accueillent les élèves « perturbateurs » sont largement affectés, dans tous les cas, le directeur ou la directrice de l’école se retrouve en première ligne et confronté à des tracas et tâches supplémentaires : relation avec la famille, avec les différents acteurs sociaux, équipes éducatives, équipe de suivi, comptes-rendus, relation avec les familles inquiètes des autres élèves…

Ces difficultés s’ajoutent aux tâches toujours supplémentaires demandées aux directeurs et directrices qui continuent de s’accumuler depuis la rentrée de septembre. Ils semblent bien loin le temps où s’affichait la volonté de simplifier leurs tâches administratives.

Dans ce domaine, l’exemple du PPMS est symptomatique : ou plutôt maintenant des PPMS car deux PPMS sont à élaborer, mettre à jour, transmettre, présenter aux parents ; les exercices y afférant à planifier, à effectuer et les comptes-rendus à rédiger et transmettre sous format papier et sous forme numérique sur ARENA ; la DASEN a par ailleurs ajouté une fiche supplémentaire de synthèse « attentat – intrusion ». Nous continuons d’affirmer que l’élaboration des PPMS relève de spécialistes de la sécurité que ne sont pas les directrices et directeurs. Nous demandons que les comptes rendus d’exercice ne soient plus saisis que sur ARENA et que toutes les autres formes soient proscrites. Nous ne comprenons pas la nécessité de cette nouvelle fiche de synthèse redondante pour le PPMS attentat-intrusion.


La DASEN insiste sur l’importance de la culture de sécurité et affirme que, face aux menaces, elle ne lâchera rien.
Elle a mis en place une fiche synthèse PPMS avec éléments d’urgence synthétiques pour assurer un minima d’homogénéité entre les établissements.
La double saisie des comptes rendus d’exercices est transitoire et disparaitra l’année prochaine avec la finalisation du déploiement de l’application PGR (Prévention Gestion de Risques) qui remplacera marguerite.
Les directrices et directeurs doivent solliciter les CPC EPS pour l’élaboration des PPMS.


Nous faisons la listes de quelques-unes des tâches nouvelles depuis la rentrée :
  • Tâches relatives aux élections professionnelles : information des collègues, liste des électeurs, distribution/émargement des notices de vote, mise en place d’un bureau de vote…
  • Gestion des émargements post-grèves
  • Enquêtes diverses et variées : élèves allophones, de la cour des comptes autour des usages numériques, recensement des besoins culturels
  • Multiples opérations liées aux évaluations nationales
  • Projet écoles numériques rurales
  • Multiplication des alertes météo
  • Un temps extrêmement contraint, court et proche (du 19 au 25 novembre) pour la campagne de prévisions des effectifs pour l’année scolaire 2019 alors que cela, pour être fait sérieusement demande un travail long avec la municipalité
Ce dernier point sera étudié.

Nous voulons aussi insister sur la situation intenable des directeurs et directrices de petites écoles confronté-es à leur métier d’enseignant en classe multi-niveaux et à la charge de direction. La décharge d’un jour par mois est largement insuffisante. Nous demandons qu’à chaque fois que cela est possible leur soient octroyées des journées de décharges supplémentaires sans que cela hypothèque les décharges dues pour les mois suivants.

ELCO  : Pour les directeurs et directrices concerné-es, cela constitue une charge supplémentaire et des responsabilités importantes dans la mesure où l’ELCO se déroule en dehors des heures de classe et parfois même le mercredi évidemment sans aucun crédit temps supplémentaire ni compensation salariale ni aucun moyen supplémentaire (photocopies par exemple). La présence des directeurs et directrices ne peut être exigée sur ce temps : nous demandons de le préciser. De même qu’ un courrier fixant le rôle et obligations des directeurs et directrices leur a été transmis, nous demandons qu’un courrier soit adressé aux mairies concernées pour la mise à disposition de moyens supplémentaires.

C’est l’enseignant ELCO qui est responsable durant ce temps et non le directeur ou la directrice qui, du coup, n’a pas à être présente. Cette information a été oubliée dans le courrier adressé aux directeurs et directrices et sera donc reprécisée.
Par ailleurs, un courrier a déjà été adressé aux maires concernés pour leur rappeler leurs obligations et en particulier celle d’octroyer des moyens supplémentaires spécifiques pour l’ELCO.


Nous réitérons notre demande de tenues des réunions des directeurs et directrices sur temps de services avec défraiement des déplacements.

Instructions ont été données aux IEN pour que les prochaines réunions de directeurs qui seront consacrées aux évaluations CP et CE1 se tiennent sur les 18 heures d’animations pédagogiques avec véritables ordres de missions et donc défraiement des déplacements.

Cette nouvelle procédure est-elle vouée à devenir pérenne ? Des directrices viennent d’être invitées à des réunions suivant l’ancienne formule.

La DASEN refuse de s’engager sur la pérennité. Elle indique que si des réunions ont été programmées suivant l’ancienne formule c’est que les habitudes ont la vie dure et que le changement peut prendre un peu de temps. Un rectificatif devrait intervenir.

Face à la difficulté, voire impossibilité, de simplifier les tâches administratives de direction, le SNUipp revendique avant tout une aide à la direction pérenne et formée pour toutes les écoles mais aussi une augmentation de toutes les décharges avec à minima ¼. Il s’agit ainsi de redonner du temps aux directrices et directeurs afin qu’ils puissent enfin se pencher sur ce qui devrait être le cœur de leur métier : le suivi des élèves et l’animation pédagogique. Nous revendiquons aussi une véritable reconnaissance de la fonction qui passe en premier lieu par une revalorisation salariale.

 

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