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30 mars 2008

37,5… 40… 41… Jusqu’où veulent-ils nous amener ?

Les retraites sont une idée d’avenir !

En 2003, Fillon prétendait « sauver les régimes par répartition » et au nom de l’équité avec les salariés du privé dégradait les pensions des fonctionnaires.

Aujourd’hui, il prétend aller plus loin, avançant notamment 41 années de cotisation en 2012.

Or la réalité est que les réformes de 1993 et 2003 ont pour première conséquence une baisse importante des pensions qui va s’accentuer dans les années à venir ; celle-ci touche tout particulièrement les femmes et menace les jeunes qui entrent de plus en plus tardivement sur le marché du travail. La réalité c’est aussi que le gouvernement prône l’allongement de la durée de cotisation alors que seuls 4 salariés sur 10 sont encore en emploi à 60 ans parce que les entreprises se débarrassent de leurs seniors et laissent se développer la pénibilité qui incite les salariés à partir plus tôt, tandis que dans la Fonction Publique, les conditions de travail en fin de carrière sont dégradées, notamment par la profonde réforme de la cessation progressive d’activité et les restructurations qui poussent nombre de personnels vers la retraite. L’indexation des pensions de retraite sur les prix conduit à un décrochage au long de la retraite de leur pouvoir d’achat par rapport aux revenus des actifs (-22 % en 20 ans).

Fillon promet de revaloriser de 25 % en 5 ans le minimum vieillesse, de quoi le porter simplement au niveau du seuil de pauvreté.

Contre la paupérisation des retraités, d’autres choix sont possibles :

La FSU exige pour tous, 75% du dernier traitement à 60 ans avec 37,5 annuités

Ces revendications n’ont rien d’utopique. Le gouvernement prétend lui qu’il n’y a pas d’autres choix que de l’allongement de la durée de cotisations et celui de l’appauvrissement des retraités.

La FSU défend d’autres choix : ceux de la solidarité entre les générations et les professions. Ils nécessitent un meilleur partage des richesses, en consacrant aux retraites une part des gains de productivité acquis par le travail des salariés.

Pour revenir sur les mesures désastreuses de 1993 et 2003, il faut consacrer 4 à 5 points de PIB d’ici 2050, soit une augmentation des cotisations de 0,375 point par an.

C’est économiquement tout à fait possible : il faut en faire le choix politique.

Le paquet fiscal de l’été 2007 représente à lui seul 1 point de PIB. En 2050, le pays aura doublé son PIB.

Les retraités se sont massivement mobilisés le 6 Mars à l’appel de toutes les organisations syndicales de retraités pour l’amélioration immédiate de leur pouvoir d’achat et la revalorisation de leurs pensions. Le gouvernement leur a opposé une fin de non recevoir : il les renvoie au « rendez-vous sur les retraites » et à un hypothétique ajustement en 2009.

Xavier Bertrand, accompagné d’André Santini, a entrepris de recevoir les « partenaires sociaux » sur le dossier des retraites.

Alors que cette question concerne l’ensemble des salariés du privé comme du public, la FSU regrette que soit pour l’instant écartée une partie des organisations syndicales. Certes, le Secrétaire d’Etat à la Fonction Publique recevra les organisations syndicales de la Fonction publique sur ce même dossier mais si les fonctionnaires sont régis par des dispositions spécifiques et ont à faire valoir des revendications particulières, celles-ci ne sont pas indépendantes du cadre global. En fait le gouvernement ne semble pas vouloir engager de négociations mais des concertations qui ne remettent pas en cause le choix qu’il a fait a priori d’un nouvel allongement de la durée de cotisations.

La FSU entend tout faire pour que le débat ne soit pas escamoté. Elle entend faire valoir des propositions qui permettent de revenir sur les régressions imposées ces dernières années (notamment augmentation de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, décote, diminution du minimum garanti, réforme des bonifications pour enfants et du mode de revalorisation des pensions…) mais aussi promouvoir de nouveaux droits comme la prise en comptes des années d’étude, de la pénibilité, des périodes à temps partiel, de précarité ou de chômage. Il s’agit de stopper l’appauvrissement des pensions et de renforcer les solidarités.

C’est pour cela que la FSU exige de véritables négociations et qu’elle appelle les personnels à intervenir. Cette journée du 29 mars à l’appel de la CGT et de la FSU, doit être une première étape.

La FSU souhaite que les prises de positions convergentes des diverses organisations syndicales aboutissent à la construction d’un mouvement interprofessionnel d’ampleur.

 

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