www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Aveyron

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actu, Infos et Journaux  / Déclarations et Communiqués de Presse 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
1er mai 2008

Déclaration FSU12 – 1er mai 2008

D’un côté : un président qui avoue des erreurs de forme mais annonce qu’il ne change rien et continue ; des ministres qui reçoivent, dissertent mais ne négocient rien ; un gouvernement qui empile régression sur régression, un patronat qui exulte, des profits qui toujours grimpent.

De l’autre : des millions de salariés du public comme du privé, privés d’emploi, retraités, sans-papier qui s’accordent sur un constat : c’est toujours plus dur pour eux, pour nous, de s’en sortir, de boucler la fin du mois, d’ouvrir les perspectives d’une vie meilleure pour soi, pour ses enfants, pour le plus grand nombre.

Depuis 2002, il n’y a pas eu de rupture mais l’inexorable continuité d’une politique toute entière au service des intérêts d’une toute petite frange qui a tous les pouvoirs mais qui veut plus encore.

Pour tous les autres c’est la facture de gaz qui augmente encore, c’est le nouveau mode de calcul des allocations familiales qui entre en vigueur aujourd’hui c’est-à-dire 600 € de moins pour les familles avec 2 enfants, 1200 € de moins avec trois enfants, et tant d’autres bâtons dans les roues qui nous sont lancés.

C’est désormais sans se cacher que le gouvernement applique partout la méthode consistant à opposer des catégories entre elles. Avec bien sûr certains grands succès comme les fonctionnaires sont des fainéants et coûtent chers. Remarquons que ce type de slogans est appliqué partout : les retraités ne servent plus à grand-chose et coûtent chers, les chômeurs ne courent pas après le travail et coûtent chers, sans parler des ponts du mois de mai… Bref, à part les patrons du CAC40 et les amis du président, nous serions tous plus fainéants que notre voisin, et nous coûtons chers. Tous coupables d’être ce que nous sommes. Voilà pourquoi on fait financer la recherche contre la maladie d’Alzheimer par les malades avec les franchises médicales ou bien le RSA par la prime pour l’emploi. Sauf les cadeaux aux plus riches et le train de vie de nos ministres et président, tout coûte cher. Mais en opposant les pauvres aux pauvres, et les classes moyennes à l’intérêt général, le gouvernement et le patronat veulent pousser les salariés à plus de précarité, car ça leur rapporte.

Mais quand ils s’attaquent aux services publics, et à l’éducation nationale, ça n’est pas seulement parce que ça coûte cher ! C’est aussi pour grignoter tous les garde-fous d’une société solidaire, c’est aussi pour imposer l’idée qu’on ne pourrait s’en sortir que tout seul.

Il y a 40 ans, c’est l’immense foule des anonymes qui depuis plusieurs années déjà se mobilisaient dans de nombreuses actions qui a rendu possible le surgissement de mai 68. Ce sont les millions de grévistes qui ont imposé de vraies conquêtes, de vrais bouleversements, de vraies augmentations de salaires, de vrais droits sociaux. Etudiants bien sûr, mais aussi ouvriers et ouvrières, employé-e-s, fonctionnaires, ils ont construit le rapport de forces qui a permis, comme en 1936, de vrais progrès sociaux.

C’est sur ceux-là que crache aujourd’hui Sarkozy. Lui et ses amis ne veulent pas d’un peuple qui aurait des outils pour se défendre que cela s’appelle syndicats, paritarisme ou Code du travail, …rappelons-nous que c’est en 68 que furent reconnues les sections syndicales d’entreprise. Ils ne veulent pas d’un peuple qui saurait que c’est collectivement qu’on impose l’intérêt du plus grand nombre, que c’est ensemble qu’on arrache les conquêtes sociales,… ils ne veulent pas que nous reprenions les choses en main, comme nous avons su le faire, par exemple, contre le CPE.

Notre société est malade de trop de précarité, de trop d’inégalités, de trop de richesses accumulées dans si peu de mains. Notre monde tout entier souffre des mêmes maux. Partout les mêmes impasses sont imposées aux peuples. A toutes les revendications on répond mondialisation, concurrence entre salariés de tous les pays.

Il y a peu, la lutte des Dacia en Roumanie a été la première réponse à la morgue des dirigeants d’une entreprise mondialisée. Renault ! C’est un sacré symbole que de retrouver cette marque-là dans une lutte ouvrière. Les Dacia nous ont montré la voie : il n’y a pas de fatalité.

C’est pourquoi la FSU appelle partout à se solidariser de toutes les catégories en lutte, salariés, privés d’emplois, sans-papier.

Il faut parier sur l’avenir, voilà pourquoi la FSU refuse de s’accommoder d’une école au rabais et appelle tous les personnels de l’éducation à la grève le 15 mai et à une manifestation nationale à Paris le 18 mai.

Comme la FSU sera à nouveau en lutte le 22 mai pour maintenir et développer le principe de retraite par répartition, contre la fuite en avant des 41 années de cotisations.

Ce sont les luttes qui rendent possibles les luttes, ce sont les luttes qui construisent la solidarité, ce sont les luttes des peuples qui apportent le progrès et la justice aux peuples.

 

Répondre à cet article

 

31 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU Aveyron :

- 8 rue de Vienne, les Corniches de Bourran 12000 RODEZ
- Tél : 05.65.78.13.41
- mèl : snu12@snuipp.fr

Permanences :
- Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi les ap.m.
- Mardi, Mercredi, Jeudi les matinées.

Sur Facebook : plan et photos SNUipp-FSU12


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Aveyron, tous droits réservés.