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4 juin 2008

10 juin - Une grève nécessaire

Après le 15 mai et la provocation sur le SMA, alors que sera présentée le projet de loi sur la mobilité, les organisations UGFF-CGT, FSU, Solidaires décident de faire de la semaine du 9 au 13 juin, une semaine d’actions et du 10 juin un nouveau temps fort de mobilisation par une journée puissante de grèves et de manifestations.

10 juin

RASSEMBLEMENT

14h30

Pl. de la Préfecture à RODEZ

Lettre aux parents

ATTENTION DANGER !

Le gouvernement présente en ce moment deux projets de loi particulièrement destructeurs pour nos droits, pour notre statut et pour le service public. Il faut que chacun prenne bien toute la mesure de la gravité sans précédent de ces textes.

1) Le premier dit "Projet de loi instituant un droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire obligatoire" est une remise en cause pure et simple de notre droit de grève. L’exposé des motifs présentant le projet de loi l’exprime de manière très claire :

- Le I de l’article 2 a pour objet "de limiter les risques de grève affectant les écoles maternelles et élémentaires publiques".

- Son III "vise à interdire la pratique dite des "préavis glissants".

- Le IV de l’article 2 oblige les enseignants des écoles à se déclarer grévistes 48 heures avant la grève auprès de l’administration.

- Le premier alinéa de l’article 3 prévoit que les communes doivent mettre en place un "dispositif d’accueil" à partir de 10% de grévistes sur la commune.

Au moment où l’on entend ici et là des propos sur "l’utilité de faire grève parce que ce serait inefficace", on voit très clairement que le gouvernement lui ne se trompe pas. Il entend bien tout mettre en œuvre pour limiter drastiquement, par la loi, ce droit gagné difficilement par les luttes et restreindre ainsi nos capacités de peser dans les débats. Il vise tout particulièrement les enseignants des écoles en tentant également de diviser enseignants et parents.

2) Le second dit "Projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels" doit passer à l’Assemblée nationale à partir du 11 juin.

Il vise avant tout à gérer une mobilité contrainte liée aux suppressions ou aux réorganisations de services, aux suppressions de missions et aux redéploiements.

Il s’agit ni plus ni moins que de gérer le service public comme une entreprise privée. Qu’on en juge !
- L’article 7 avec son dispositif de "réorientation professionnelle" est une véritable antichambre pour de nombreux licenciements ou de mise en retraite.

- L’article 8 permet le cumul d’emplois à temps incomplet y compris sur des missions différentes et même entre plusieurs administrations !

- L’article 9 permet l’extension du recours aux non-titulaires et leur gestion par des agences d’intérim.

Toutes les organisations syndicales ont rejeté les principaux articles de ce projet de loi. Il faut savoir qu’en cette fin d’année, des IA recourent déjà à des non-titulaires ou tentent de "contraindre à la mobilité" des personnels pour assurer des missions de remplacement.

Ainsi à Rennes, l’IA a recruté des retraités. Dans la Sarthe, l’administration recrute en ce moment des vacataires "200 heures". Enfin en Haute-Savoie, des IEN font pression sur des maîtres E pour qu’ils abandonnent leurs missions auprès des élèves en difficulté pour assurer des remplacements !

Ne nous y trompons pas, ce qui se passe - pour le moment de manière marginale et en totale illégalité pour ce qui est de la Hte-Savoie - pourrait s’étendre à tous les départements lorsque ce projet de loi sera voté !

Dans ce contexte particulièrement grave, il est impensable de rester l’arme au pied. Avec l’ensemble des fonctionnaires, il faut exiger le retrait de ces deux projets de loi.

C’est dans la grève ET dans la rue le mardi 10 juin que nous porterons ces exigences à l’appel de toutes les fédérations de fonctionnaires de la CGT, de la FSU et de Solidaires.

Le gouvernement doit bien être conscient d’une chose : les mobilisations ne s’arrêteront pas avec la fin de l’année. Le SNUipp avec la FSU mettront tout en œuvre pour construire un mouvement sur la durée rassemblant l’ensemble des salariés contre la cohérence des attaques gouvernementales.

La rentrée 2008 ne sera pas une rentrée comme les autres.


L’heure est plus que jamais à la mobilisation

COMMUNIQUE CGT UGFF - FSU - Solidaires

Le mouvement massif de grève et de manifestations du 15 mai n’a reçu aucune réponse si ce n’est l’annonce d’une inacceptable remise en cause du droit de grève dans l’éducation et dans la Fonction publique.

Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » est en cours d’examen et doit passer à l’Assemblée Nationale à partir du 11 juin. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut et le service public. Il en est ainsi notamment de l’extension du recours aux non titulaires, de leur gestion par les agences d’intérim, de la création de la position dite « de réorientation professionnelle » véritable antichambre pour de nombreux licenciements, du temps incomplet avec multi-employeurs…

Le gouvernement va présenter de nouvelles mesures issues de la Révision Générale des Politiques publiques.

L’objectif essentiel de la RGPP est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP se met en œuvre sans débat public, sans que soit posée la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire. Par exemple, la politique éducative du gouvernement porte atteinte à la capacité du service public d’assurer la réussite de tous les jeunes. Elle traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail, la mise en cause du statut et l’accroissement de la précarité. La RGPP est bien un outil de casse sans précédent pour l’ensemble de la Fonction Publique.

A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels et le nouvel écrasement des carrières qui va résulter de la conjugaison du relèvement du SMIC et de l’insuffisante revalorisation du point d’indice. Aucune négociation salariale n’est aujourd’hui engagée en dépit des promesses gouvernementales ; pas plus sur la revalorisation des métiers.

Et le gouvernement prétend imposer à tous sans débat de nouvelles dégradations en matière de retraites. Nos organisations appellent d’ores et déjà à participe aux initiatives unitaires pour une véritable réforme solidaire des retraites.

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :

- Un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;
- Un emploi public, stable, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;
- L’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ;
- Un développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et l’abandon du recours à l’intérim.
- Le retrait du projet de loi dit « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » et de celui sur le service minimum d’accueil remettant en cause les conditions d’exercice du droit de grève.
- L’ouverture immédiate de négociations salariales visant à maintenir le pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice.

Les organisations signataires soutiennent les luttes et les mouvements en cours dans différents secteurs (éducation, culture, recherche, impôts-trésor, douanes…), notamment les personnels qui ont décidé de poursuivre l’action par la grève reconductible et appellent l’ensemble des agents à amplifier la mobilisation.

Elles décident de faire de la semaine du 9 au 13 juin, une semaine d’actions et du 10 juin un nouveau temps fort de mobilisation par une journée puissante de grèves et de manifestations.

Paris, le 29 mai 2008

 

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