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2 mars 2009

GREVE GENERALE AVEC BLOCAGE JEUDI 5 MARS DANS LES DIX SITES IUFM MIDI-PYRENEES

Enseigner est un métier qui s’apprend ; l’avenir de l’Ecole en dépend ! NON à la réforme Darcos Pécresse, NON au mépris et aux insultes du ministre !

Une mobilisation qui se renforce

Depuis des mois, les formateurs des IUFM – rejoints par les étudiants et stagiaires – sont dans l’action pour dénoncer les conditions et le contenu de la réforme imposée à la hussarde (une de plus) par les ministères de l’Education et de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, le mouvement rejoint et renforcé par la mobilisation des universités prend une autre ampleur. Des AG nombreuses, de gros cortèges IUFM dans les dernières manifs, notamment le 29 janvier, le blocage massif des maquettes de masters, la réussite de la nuit des IUFM du 3 février, des prises de position fortes de la Conférence des Présidents d’Universités et de la Conférence des Directeurs d’IUFM, sont les marques de cette amplification et du durcissement de l’action. Il était temps, car la question est fondamentale.

Des propos inacceptables du ministre

Dans ce contexte les propos récents de Xavier Darcos sur la formation constituent une véritable provocation et révèlent en tous cas profondément comment pense et agit (« moi-je », en digne affidé de Sarkozy) le ministre, mais aussi ce qui l’anime dans ces réformes. Qu’on en juge :

« Les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi, n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantie la formation professionnelle des personnels que je recruterais. Après, chacun nous suit, ou pas. »

La formation professionnelle : un enjeu essentiel nié par la réforme actuelle

Plus de 13 000 professeurs des écoles stagiaires se préparent cette année à devenir enseignants à la rentrée prochaine. Ils effectuent une formation en alternance : 40% de leur temps en responsabilité d’une classe pour des stages dont l’organisation est fixée dès le début de l’année scolaire et 60% de cours à l’ IUFM. 

Pour le SNUipp, enseigner est un métier qui s’apprend, ce qui exige une formation initiale ambitieuse incluant une dimension professionnelle forte (c’est 2 années de formation qu’il faut). Ce n’est pas un seul maigre stage éventuel de 4 semaines dans le master qui pourrait répondre à ces exigences. Par ailleurs, la place du concours (en milieu de master 2), la disparition d’une année de stagiarisation (comptant dans la carrière de fonctionnaire), la mise sur le terrain dès après le master avec un pseudo tutorat, sont incompatibles avec de bonnes conditions de formation professionnelle, et de bonnes conditions d’accès pour tous à notre métier, quelles que soient leur origine sociale. Cette question de la formation est trop importante pour l’avenir des élèves et de l’école, pour qu’elle se traduise par une improvisation et un travail « forcé » (les maquettes de masters) mené dans la précipitation.

Le rejet de la réforme actuelle

Si le SNUipp est favorable à une reconnaissance par un master de la formation des enseignants, les dangers que recèle le projet actuel, la précipitation et le manque de concertation dans lesquels cela se met en place, le rejet massif dont il fait l’objet par l’ensemble des acteurs de la formation, des étudiants et stagiaires, aussi bien côté IUFM qu’Universités, imposent aujourd ‘hui le retrait de l’actuel projet de réforme avant toute nouvelle discussion.

Parce que l’avenir de l’Ecole elle-même dépend de la qualité de la formation de ses enseignants, ces enjeux nous concernent profondément.

Ils nous concernent d’autant plus qu’un corollaire de la réforme en cours, la suppression d’1/3 (à terme tous) du nombre de stagiaires PE2 dès la rentrée 2009, va impacter de manière très forte la formation continue et les moyens de décharges de direction (stage filé assurant les décharges pour les écoles de 4 classes notamment).


Des infos de Toulouse (Jeudi 26/02/2009).

Le mouvement engagé depuis des mois dans les IUFM, et notamment sur Toulouse prend de l’ampleur. Les formateurs ont été rejoints dans la bataille par les stagiaires et étudiants (principalement PE). Le mouvement est renforcé par la reprise des revendications sur la réforme de la formation dans les universités (bien que pour des raisons diverses). Les AG sont fréquentes et rassemblent de plus en plus, surtout côté étudiants et stagiaires. Le blocage des maquettes de master est très large dans tout le pays (l’AERES a reporté la date butoir de remise au 31 mars mais ça ne satisfait personne). Il y a eu de gros cortèges IUFM dans les dernières manifs, notamment celle du 29 janvier. Le 3 février, un cortège de plus de 300 personnes est parti du site de l’avenue de Muret, dans le cadre de la marche aux flambeaux qui a rassemblé ensuite 4000 personnes Place du Capitole. La nuit de l’IUFM qui a suivi a été une réussite aussi : nombre, débats, bonne couverture de presse… L’idée est d’ailleurs reprise ailleurs, et dans les facs. Les dernières prises de position de la Conférence des Présidents d’Université (CPU) et de la Conférence des Directeurs d’IUFM (CDIUFM) sont également très fermes. Les médias nationaux commencent à relayer ce qui se passe plus largement.

A Toulouse cette semaine, il y a eu une AG de formateurs (une centaine de personnes, avec toute de même une vingtaine de stagiaires présents) mardi 12h, une AG stagiaires et étudiants mercredi 12h30 (120 personnes, dont une dizaine de formateurs venus faire le relai) ; il y aura vendredi une réunion générale à l’initiative de la direction, suivie sûrement d’une nouvelle AG qui sera très massive. Ce matin par exemple, étudiants et stagiaires ont fait un blocage filtrant sur le site avenue de Muret ; de nombreux cours ont été débrayés, et délocalisés Place St Etienne devant la préfecture, où le recteur tient une réunion. Cet après midi, ils participent à la manif des facs. D’autres actions sont en préparation pour la semaine prochaine.

Notre élue PE2 au CA Stéphanie Cavaillès, est très active dans le mouvement.

Décisions de l’assemblée générale de vendredi 27 février 2009

2 mars : Assemblée générale sur chaque site (sauf Saint-Agne, les collègues BIATOS se répartiront au choix entre Muret et Rangueil)) de l’IUFM Midi-Pyrénées avec ordre du jour : "comment utiliser les cours du 3 au 6 mars (notamment la semaine commune) pour médiatiser le mouvement ? "

4 mars : Assemblée générale (BIATOS, usagers, enseignants) sur le site de l’avenue de Muret pour préparer les actions du 5 mars.

5 mars : Grève générale sur les dix sites de l’IUFM en Midi-Pyrénées avec blocage des sites (deux personnes ne prennent pas part au vote, vote à l’unanimité). Le 5 mars est aussi une journée nationale d’action à l’appel des différentes organisations syndicales enseignantes.

Vous trouverez sur le site des pistes pour reconstruire la semaine d’enseignement du 3 au 6 mars.

 

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