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8 mars 2009

L’IA retire un trentième aux stagiaires Be1D de Séverac

Surprise, incompréhension et révolte, le SNUipp écrit à l’IA pour demander la levée des sanctions.

Après le 6 février et le stage de formation à Be1D, le courrier que nous avions adressé à l’IA et sa réponse ; l’IA décide de sanctionner les collègues qui se sont rendus à Séverac mais n’ont pas participé au stage.

Le SNUipp12 écrit à nouveau à l’IA. Il est hors de question que des collègues soient ainsi sanctionnés. Le SNUipp12 alerte l’ensemble des collègues nous ne pouvons laisser passer ça.


le 7 mars 2009

M. Jean-Luc TORNERO

Secrétaire Départemental

à

M. PATOZ

Inspecteur d’Académie de l’Aveyron

DSDEN

Objet : sanctions à l’encontre des personnels stagiaires Be1D

C’est avec surprise et incompréhension que le SNUipp12 vient d’apprendre que vous avez décidé de procéder au retrait d’un trentième sur la paie des enseignants stagiaires Base Elèves 1er degré que vous aviez convoqués au stage de Séverac le Château le 6 février dernier.

Surprise, en effet, car dans votre réponse à notre courrier du 6 février, vous ne faisiez pas état de sanctions. Il y a quelques jours encore, le SNUipp12 vous avait contacté et vous avait demandé quelle serait votre attitude suite à l’annulation de ce stage. À aucun moment, vous n’aviez évoqué la possibilité de sanctions. Ce jeudi 5 mars, lors d’un groupe de travail, le SNUipp12 a rappelé à Mme la Secrétaire Générale ce à quoi votre prédécesseur s’était engagé. Là encore, nous n’avons pas été informés de possibles sanctions alors que votre courrier aux collègues sanctionnés est daté du 3/03.

C’est au moins un regrettable loupé en matière de dialogue social.

Incompréhension, de fait, puisque parmi les stagiaires convoqués se trouvent nombre de collègues qui sont placés dans une situation plus que difficile. Lorsque les parents refusent que les données relatives à leurs enfants soient saisies dans Base élèves, les collègues directrices et directeurs sont dans l’impossibilité de répondre aux injonctions administratives, sinon à se mettre gravement en porte-à-faux avec des personnes dont il est vital pour la réussite de leur mission qu’ils conservent la confiance. C’est bien parce que chaque jour nous travaillons avec les parents, que votre prédécesseur s’était engagé à ne pas sanctionner les collègues dans cette situation mais à tout faire pour convaincre les parents d’élèves en refus. Force est de constater que tous les parents n’ont pas été convaincus ; au contraire leur détermination paraît s’être accrue comme le démontrent les deux sessions de formation empêchées à Cornus et Fondamente ce jeudi 5 mars.

Vous sanctionnez ces personnels parce que, selon votre analyse, ils auraient « fait le choix de ne pas entrer dans le collège » pour participer au stage du 6 février. Le SNUipp12 conteste cette interprétation. Constatant la présence des forces de police et de manifestants, les collègues ont signifié au Principal du collège qu’ils devaient se concerter. Quelques minutes après le Principal est venu leur annoncer que la formation était annulée. Je puis vous certifier que plusieurs d’entre eux étaient prêts à entrer.

Ceci dit, et le SNUipp12 vous a déjà écrit à ce sujet, les enseignants n’ont pas à travailler sous la protection des forces de l’ordre. Vous nous avez certifié que la présence de ces gendarmes n’était pas de votre fait, dont acte. Si les gendarmes étaient bonhommes, votre décision prend pourtant un tour beaucoup plus inamical. Mais ça n’est pas là le moindre des paradoxes.

Comme le recommande la CNIL et nous le demande notre administration, nous avons en son temps informé les parents sur la saisie dans BE1D. Des parents poursuivent leur réflexion, développent une analyse, décident une action, les gendarmes surviennent, nous sommes déjà dans une conception étriquée du dialogue social.

Que doit-on dire de votre décision qui va toucher des personnels, dont certes aucun ne montre d’enthousiasme à propos de Base élèves, mais dont quelques-uns au moins ne refusent pas d’être formés ? Que doit-on dire lorsque vous les déclarez grévistes alors que, encore une fois, ils se sont rendus à votre convocation ? Que doit-on dire lorsqu’on constate que parmi eux, plusieurs seront dans l’impossibilité technique d’utiliser Base Elèves puisqu’ils n’ont pas d’accès ADSL sur leur école ? Que certains ne sont sur une direction qu’en remplacement ? Et, rappelons-le, alors que face au refus des parents, l’administration s’était engagée à prendre ce problème en main. On peut se demander si d’une certaine manière, ils ne paient pas pour d’autres, ou simplement parce que notre administration perd patience.

Quoi qu’il en soit, l’impact de votre décision sera négatif pour l’école.

S’agit-il de faire un exemple ? Votre prédécesseur avait retiré un trentième à plusieurs dizaines de collègues directrices et directeurs il y a quelques années. Non seulement cette sanction n’a pas réglé le problème de la direction, mais les sanctionnés sont de toutes les actions de protestation. Seule la confiance entre les personnels et notre administration a été vraiment touchée.

S’agit-il de faire plier les collègues ? S’ils obéissent ce sera d’abord par ras-le-bol et non parce que vous les aurez convaincus. Quel sera alors leur prestige aux yeux des parents d’élèves ? S’ils résistent, c’est vous qui serez dans une impasse. C’est l’école qui y perdra le plus.

Vous pouvez ne pas partager notre inquiétude devant le développement du fichage depuis quelques années. Vous pouvez croire pour aujourd’hui en l’innocuité de Base élèves. Vous ne pouvez pas ne pas prendre en compte l’engagement des collègues auprès de leurs élèves qui s’exprime aussi par leurs questionnements et leurs positionnements sur Base élèves, ce qu’elle était que nous avons fait changer par nos luttes, ce qu’elle est et ce qu’on en fera.

C’est cet engagement que nos collègues renouvellent tous les jours au travail pour leurs élèves, et donc pour l’école. Cet engagement là n’a rien à voir avec l’obéissance, mais beaucoup plus avec la motivation.

Pour le SNUipp12, au-delà de l’inadmissible sanction, c’est bien ce qu’elle révèle de l’insuffisance de considération envers le travail des personnels, tous les personnels, qui nous révolte.

Le SNUipp12 ne peut se résoudre à ce gâchis. Nous vous demandons de surseoir à ces sanctions et de revenir à de meilleures dispositions en matière de dialogue tant avec les personnels qu’avec leurs représentants.

Quoi qu’il en soit, quelle que soit la position de tel ou tel de nos collègues sanctionnés, parce que nous récusons tant le principe de la sanction que son exemplarité, parce qu’ici elle frappe injustement, parce que ces sanctions affaibliront l’école, le SNUipp12 sera aux cotés des personnels.

Pour le SNUipp 12

Le Secrétaire Départemental

Jean-Luc Tornero

 

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