www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Aveyron

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actu, Infos et Journaux  / Déclarations et Communiqués de Presse 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
1er mai 2009

Déclaration FSU12 - 1er mai 2009

Déclaration de la FSU12 lors de la manifestation du 1er mai 2009 à Rodez.

La crise est là !

D’où vient-elle ? Cette crise économique et financière n’est pas la conséquence de décisions isolées, de traders, de patrons voyous, d’apprentis sorciers du néolibéralisme. Elle est la démonstration que seules, les lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes. Elle est la démonstration de l’incompétence notoire de la quasi-totalité des soi-disant experts « économistes » dont nous abreuvent tous les médias depuis des années et avec eux, de nombre de responsables politiques. Toujours plus, plus pour les multinationales, plus pour la Bourse, plus de déréglementations, plus de circulation des capitaux, plus de rentabilité, plus de stock-options, toujours plus de rentabilité, plus d’heures supplémentaires pour quelques uns, toujours plus loin la retraite, toujours plus d’inégalités.

Et toujours moins, moins de garanties collectives, moins de protection sociale, moins de service public, moins de salaires ou de retraite, moins d’emplois stables.

Selon l’INSEE, en 1960, la part des salaires dans la valeur ajoutée était de 66,3%. Après une brusque accélération en 1968 (on sait comment et pourquoi), jusqu’en 1982, cette part augmentera jusqu’à atteindre 74,1%. A partir du tournant de la rigueur de 1983, sous Mitterrand, Mauroy puis Fabius, la tendance s’inverse.

En 2007, la part des salaires n’était plus que de 65,1%.

De ces chiffres, il est aisé de tirer une certitude : les inégalités sont aujourd’hui plus fortes qu’en 1960.

Les choix faits depuis 30 ans ont été quasi systématiquement défavorables aux salariés, secteur public et privé confondus. Aujourd’hui le chômage explose. Cette politique montre chaque jour un peu plus qu’elle a échoué et qu’elle nous enfonce dans la crise.

Parisot et le Medef, Sarkozy et consorts tentent de détourner l’attention vers quelques patrons-voyous, banques et fonds pas très propres, etc. Mais qui les a fait rois ?

À qui profite la crise ?

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

Fin de missions, chômage partiel, plans sociaux, licenciements, blocage des salaires, refus d’augmenter le SMIC, retraites faussement revalorisées. Par contre, les plus rémunérations des grands patrons, les stock-options, les retraites chapeaux, les ventes aux enchères à l’hôtel Drouot, elles se portent bien merci.

Quand il faudrait donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique, Sarkozy oublie qu’il avait promis de sauver Gandrange ! Quand il faudrait améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités, le gouvernement décide de ne pas donner de coup de pouce au SMIC mais ne touche pas aux actionnaires, aux stock-options et autres hyper rémunérations.

Quand il faudrait préserver et améliorer les garanties collectives, promouvoir le service public, on annonce pour bientôt une nouvelle loi sur le travail du dimanche et on maintient les 30 000 suppressions d’emplois dans la Fonction Publique !

La loi Bachelot est un exemple frappant des choix qui sont faits : désormais, dans les hôpitaux, on comptera d’abord, et ensuite, peut-être, on soignera.

Et que dire de ce gouvernement qui depuis des semaines manœuvre en recul face à la mobilisation dans les universités, ce gouvernement qui aujourd’hui fait mine de verser des larmes de crocodile quand il s’aperçoit que son obstination met en danger l’année universitaire, alors qu’il suffirait d’annuler ses projets et de commencer enfin à discuter ? Ce gouvernement fait le choix du pourrissement, c’est lui seul qui a fait le choix d’une année blanche à l’université.

Que dire du cynisme du président de la république, du premier ministre, du Medef, et de tous ceux qui aujourd’hui font mine de déplorer que des salariés retiennent des cadres, tapent du poing sur la table, réclament d’être entendus et respectés ? Alors que les 29 janvier et 19 mars des millions de salariés, privés d’emploi, retraités, lycéens, étudiants ont montré par la grève et les manifestations qu’on ne veut pas de cette politique, qu’elle nous enfonce dans la crise, gouvernement et patronat ont fait semblant de nous entendre, Sarkozy a lâché quelques miettes pour les travailleurs quand il donnait 10 fois plus pour les banques.

Qui fait violence à qui aujourd’hui ?

Pendant la crise, les profits sont toujours là et l’exploitation s’intensifie. C’est bien du capitalisme que nos sociétés sont malades, quand tout est soumis à l’absolue priorité du profit, pour quelques-uns, il est profitable de multiplier les charrettes de suppressions d’emplois, profitable de creuser les inégalités, profitable de casser les services publics, profitable d’accroître encore et encore l’exploitation. De cela nous ne voulons plus !

Nous sortirons de la crise par plus d’égalité et de justice.

 

Répondre à cet article

 

14 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU Aveyron :

- 8 rue de Vienne, les Corniches de Bourran 12000 RODEZ
- Tél : 05.65.78.13.41
- mèl : snu12@snuipp.fr

Permanences :
- Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi les ap.m.
- Mardi, Mercredi, Jeudi les matinées.

Sur Facebook : plan et photos SNUipp-FSU12


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Aveyron, tous droits réservés.