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12 juin 2009

CAE-CAV : audience en Préfecture du 10/06/09

La délégation était composée de 2 personnels membres de l’UNCEVS, en fin de contrat, assistés d’un représentant de chaque organisation syndicale SNUipp/FSU et SE-UNSA.

Nous avons été reçu durant 3/4 d’heure par le Préfet.

Nous lui avons décrit la situation des personnels en CAE-CAV en fin de contrat (24 ou 36 mois) et souligné les nombreux manquements aux objectifs initiaux fixés à ces contrats.

- Contrats d’AVenir ou d’Aide au retour à l’Emploi, ils n’ont pas rempli cet office : nous n’avons pas connaissance d’un seul personnel ayant pu grâce à ce contrat trouver un emploi, sans même parler d’un emploi stable.

- L’une des causes est évidemment le peu d’empressement de notre administration à leur apporter une formation, ou une aide pour une formation. Certains ont tenté de se former, souvent sur leurs propres deniers et sans que aucune facilitation de la part de leur employeur. A quelques jours de l’échéance des fins de contrats, une télé formation leur est proposée… Faux semblant et inadmissible légèreté ont concouru pour arriver à un constat, le contrat n’a pas été respecté par l’administration en ce qui concerne la formation.

- une autre cause non négligeable est directement liée à la durée des contrats. Une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) n’est possible qu’au bout de 36 mois… durée que n’atteignent évidemment pas les contrats de 24 mois, durée qu’atteignent rarement les contrats de 36 mois. Car nombreux sont les personnels qui se voit infliger une fin de contrat anticipée. 34 mois au 30 juin, parce que ça fait économiser deux mois de congés (sans que soit proposée de solution alternative). Ou bien encore, concernant les contrats s’achevant au cours du printemps 2010, cessation au 31 décembre 2009, afin de pouvoir embaucher quelqu’un d’autre pour 6 mois… (cf. Courrier au Préfet…)

- Par ailleurs, et contrairement à ce que le Préfet disait craindre, les personnels précaires ne se sont pas "installés" dans ces contrats aidés et pour cause, jamais ils n’ont eu certitude d’une reconduction alors même que les instructions étaient d’aller au bout des 24 ou 36 mois, jamais ils n’ont pu prévoir au delà de 6 mois. Sans ce minimum de sécurité, comment s’inscrire dans un projet durable ? comment investir une formation ?

Nous avons dénoncé d’autres éléments surprenants : des contrats délivrés et signés largement après la date de prise de fonction, des renouvellements connus à peine 24h avant la date d’échéance. De même, s’il existe une possibilité d’extension du contrat pour les personnes embauchés à 50 ans à la date de signature, aucune souplesse n’est admise quand la date anniversaire des 50 ans est tombée quelques jours après cette signature.

Nous avons aussi dénoncé la légèreté qui consiste à faire remplir des missions durables par des personnes dont il n’est question que de se débarrasser ! Que ce soit pour l’aide administrative à la direction d’école ou pour l’accompagnement de vie scolaire, il faut du temps pour s’insérer mais surtout il faut un suivi. Combien d’enfants handicapés perdront dans ce manque de suivi ? Combien d’écoles vont pâtir à la rentrée ?

Nous avons aussi témoigné des difficultés de "s’en sortir" avec 800 € mensuels, de "l’impossibilité" de s’arrêter même malade compte tenu des 3 jours de carence en cas d’arrêt maladie, de l’apport de ces personnels dans les écoles.

Nous avons dit au Préfet qu’il y a urgence pour ces personnes, nous avons demandé et obtenu qu’il intervienne sur la question des fins de contrats anticipés.

Il n’a bien sûr apporté aucune réponse sur la pérennité des emplois et la revendication d’un statut. Il a noté cependant une évolution au sommet de l’Etat concernant les contrats aidés : hier rejetés, la crise étant là, ils redeviennent un recours possible.

Nous lui avons dit que le traitement social comme la réponse aux besoins des ces personnes, des élèves ou des besoins des écoles ne peut passer par la précarité.

30 000 personnes vont se retrouver privé-e-s d’emploi dans les semaines qui viennent, plus d’une centaine dans notre département (sur 200 contrats). Il faut des réponses urgentes.

 

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