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2 juillet 2009

CAPD du 1er juillet 2009 : Déclaration des représentants du personnel élus au titre du SNUipp

Dérives autoritaires, sanctions, pluie d’enquêtes, manipulations médiatiques et pilotage du système, pour quoi faire ? L’IA avait placé une courte CAPD sur la Hors-Classe et pour faire un point sur les exéat/Inéat à l’issue du groupe de travail mouvement, le SNUipp12 en a profité pour tirer le bilan de l’année en matière de pilotage du système.

En cette fin d’année, coup sur coup, nous sommes interpelés par diverses annonces, toutes surprenantes et regrettables.

C’est d’abord l’annonce de la convocation pour un conseil de discipline de notre collègue de Hte Garonne, Alain Réfalo. Celui-ci déjà frappé de 14 jours de retraits de salaire et d’un refus d’avancement au grand choix est désormais sous la menace d’une sanction disciplinaire, triple peine, et ce alors même qu’il a fait son travail. Le SNUipp12 tient à redire solennellement ici son soutien à Alain Réfalo, mais aussi notre refus de sanctions contre ces personnels qui expriment leurs opinions. Et la liste est longue de ceux que notre administration menace, Jean-Yves Le Gall en Isère, Erwann Redon dans les Bouches du Rhône ou d’autres encore en Vendée ou ailleurs. Dans notre département même, vous avez prononcé des retraits de salaire et annoncez comme possibles d’autres sanctions. Si on ajoute à tout ça les procédures engagées contre Sami Benméziane à Nantes ou Pascal Bésuelle dans la Manche pour avoir participé à des manifestations, la liste est longue des collègues qui sont inquiétés en définitive pour leurs opinions. Nous repoussons par avance l’argument de la loyauté, M. Darcos ayant décoré un collègue qui a fait ses succès de librairie en promouvant sa déloyauté à d’autres précédentes réformes.

Depuis deux jours, on assiste à un étrange ballet médiatique autour d’un soi disant absentéisme des personnels des écoles. Alors que la dernière étude de la DGESCO sur la carte scolaire 2009 notait une augmentation de l’absentéisme passant de 5,98 % en 1998-1999 à 7,23 % en 2006-2007, nous voici avec des chiffres pharamineux équivalant à un enseignant sur deux… Bizarrement, à l’heure où nous écrivons ces lignes et alors qu’on a déjà beaucoup glosé, on n’a pas encore vu la queue du rapport en question. On s’interroge donc, et pas tant sur l’acrobatique progression qui nous fait passer d’un peu plus de 7% à près de 50%, que sur l’objectif de cet emballement médiatico-politique. On aura compris que l’agence du remplacement a besoin d’un coup de pouce à défaut de prouver son utilité.

Ces deux informations nous parviennent dans un contexte particulier, après avoir vécu l’imposition de décisions fortement contestées, des programmes Darcos aux évaluations CM2, des budgets en chute libre en passant par la réforme à la hussarde de la formation initiale ou la suppression d’un tiers des postes de RASED.

En quelques années, depuis 2002, les ministres de l’éducation nationale auront réussi l’exploit de défaire trente années de patient travail pour parvenir à une forme certaine d’adhésion à tous les niveaux des personnels de l’éducation aux grandes lignes du projet éducatif. Force est de constater que sur ces trente années, le taux de réussite a largement augmenté même s’il faut encore progresser dans ce sens. Singulièrement M. Darcos s’est ingénié à faire sans et contre les enseignants. Il a pratiqué et poussé à un autoritarisme de plus en plus nettement assumé. Depuis le Bulletin Officiel du 28 mai 2009, nous savons que vos missions, IA-IPR et IEN, sont désormais beaucoup plus largement assujetties au pilotage du système.

Dans nos écoles, nous vivons déjà et avec une acuité de plus en plus évidente d’année en année, les conséquences de cette priorité donnée à la gestion du système. L’inflation d’enquêtes, de bilans, de réunions va de pair avec un éloignement toujours plus clair de leurs objets d’avec la réalité de nos métiers. Nous faisons avec nos élèves, notre administration nous demande des chiffres, des cases cochées… Jusqu’à la caricature absolue des évaluations CM2 nous demandant d’évaluer avant même d’avoir fait. Il est vrai que nombre d’enquêtes sont déjà à rendre de la veille pour le lendemain.

Qu’espère-t-on en haut lieu de ce matraquage ? Par l’accumulation des sollicitations et tâches indues, on crée de la désorientation et une fracture entre personnels et administration toujours plus grande. Le départ de milliers d’EVS en fin de contrat souligne le peu de cas que notre administration fait de ces personnes comme de leurs missions. Les campagnes médiatiques renforcent l’amertume et l’incompréhension parmi les personnels et tentent, sans grand succès, de nous couper de la population. Les sanctions prononcées contre quelques-uns n’en sont que le symptôme, nous sommes tous sur la sellette. Le primat du pilotage est le pendant du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite.

Pour nos élèves, l’autoritarisme et la manipulation médiatique n’apporteront rien. Quant aux enseignants, nous ne pourrons nous sentir coupables d’exercer notre métier.

Un nouveau ministre est désormais en charge… sans illusion, nous ne pouvons qu’espérer qu’il fera mieux que le précédent. Ce ne serait pas difficile.

 

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