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26 mars 2010

Retraites : droit collectif ou choix individuel ?

Alors que les retraites ont été considérablement malmenées par les réformes Balladur en 1993 et Fillon en 2003 et 2007, le Conseil d’orientation des retraites (COR) prépare, pour le début de 2010, à la demande du parlement, un rapport sur les modalités techniques du passage de tous les régimes actuels (public comme privé) à un régime en points ou en compte.
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Les dividendes doivent financer les pensions (Husson Michel) | Retraites : non aux systèmes par points et par comptes notionnels (Jean-Marie Harribey) | Augmentons les cotisations patronales ! (Khalfa Pierre) | Retraites : la piste inexplorée de l’égalité (Christiane Marty) | Retraites : attention au dernier coup de Jarnac (Jean-Marie Harribey) |

Sur la question des retraites, les textes explicatifs sont souvent longs, fouillés, argumentés… Nous ne pourrons pas faire l’économie de la lecture… !

Alors que les retraites ont été considérablement malmenées par les réformes Balladur en 1993 et Fillon en 2003 et 2007, le Conseil d’orientation des retraites (COR) prépare, pour le début de 2010, à la demande du parlement, un rapport sur les modalités techniques du passage de tous les régimes actuels (public comme privé) à un régime en points ou en compte.

Les dernières contre-réformes ayant touché au système de retraites par répartition ont toutes été dans le même sens. Les objectifs visés, et atteints, ont toujours été les mêmes :

- augmentation de la durée de cotisation,

- déconnexion entre les retraites et l’enrichissement de la société puisqu’indexées uniquement sur les prix.

Et l’on entend aujourd’hui ce gouvernement, et quelques « experts » bien choisis », préparer l’opinion. Reculer l’âge de départ à la retraite serait une mesure « inévitable », « nécessaire ». Les uns parlent de 67 ans, comme en Allemagne, d’autres osant même évoquer 70 ans, le MEDEF, pour sa part, proposant de commencer par reculer l’âge de départ à 63 ans dès 2012.

On nous ressort la même litanie. Il faut renflouer la caisse des retraites. Le déficit prévisionnel se monterait à 7,7 milliards et l’espérance de vie augmente… Sauf qu’on ne nous montre pas l’autre coté du miroir.

Les licenciements, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les suppressions d’emplois, la baisse du recrutement dans la fonction publique… sont autant de chômeurs en plus, autant de cotisants en moins, autant de recettes en moins pour la dite caisse.

A l’heure actuelle, seuls 40% des salariés sont encore en activité à 59 ans et bon nombre d’entre eux ne sont pas en capacité de poursuivre leur activité. Les dernières « réformes » ont donc conduit automatiquement à une baisse générale des pensions de l’ordre de 20 à 25 %.

Le COR étudie de nouvelles propositions d’experts, favorables au démantèlement de notre régime par l’introduction d’un système à points individuels (déjà en vigueur dans les assurances privées) ou de « neutralité actuarielle ».

Dans ce système, les sommes perçues durant tout le temps de la retraite ne devant pas dépasser le montant des cotisations versées pendant la période d’activité. Plus je pars tôt , moins je percevrai de pension mensuelle (compte tenu de l’espérance de vie).

Ce projet fait donc de l’âge de départ à la retraite le pivot principal du montant de la retraite.

Autrement dit, ils veulent faire du moment du départ une question de choix individuel et non plus un droit collectif.

Cela porterait un sacré coup à la solidarité intergénérationnelle, les jeunes générations pourraient même craindre de « cotiser pour rien », ce qui pourrait les pousser à se tourner vers la capitalisation même si la crise en a montré les risques…

Veut-on continuer à développer le système de retraite par répartition ou veut-on continuer à dégrader le « rendement » des retraites et diminuer la prise en charge des besoins sociaux croissants ? Tel est l’enjeu que le gouvernement et ses médias s’efforcent de masquer. Pour le SNUipp et la FSU, le mouvement syndical, les salarié-e-s dans leur ensemble, doivent s’emparer de cette question et en faire un axe majeur de mobilisation.

Eric DELAGE

 

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