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24 mars 2010

23 mars 2010 | Prise de parole FSU12

Au lendemain d’élections régionales qui ont clairement marqué le rejet de la politique suivie depuis des années, le président de la République et le Premier Ministre font comme s’il ne s’était rien passé. Le remaniement ministériel est une manœuvre à laquelle eux-mêmes ne croient pas. Ils gardent le cap et annoncent encore et encore d’autres contre-réformes.

A quoi a conduit leur politique ?

  le taux de chômage a atteint la barre des 10%

  un million de chômeurs seront en fin de droit d’ici la fin de l’année

  les suppressions d’emplois, les plans de licenciement se poursuivent.

Et ce sont les plus défavorisés, les femmes et les jeunes qui payent le plus lourd tribut.

Sarkozy-Fillon ? Ce sont leurs choix économiques et sociaux qui aggravent la situation de l’emploi, du pouvoir d’achat et des salaires.

Alors que, face à la crise, les besoins de services publics et de protections sociales sont chaque jour plus pressants et bien que l’ensemble de la population confirme son attachement à ces services, le gouvernement s’acharne.

Pour les hôpitaux, pour l’école, pour tous les services publics, Sarkozy et Fillon veulent toujours plus de restriction. Pour l’emploi, pour la protection sociale, pour les retraites : Sarkozy et Fillon n’ont plus rien dans les caisses.

Pourtant de l’argent il y en a, les profits des entreprises, les milliards distribués aux traders, les facilités faites aux banques sont bien réels ! Nous le savons et nous n’acceptons pas : nous sommes dans la rue.

Depuis plusieurs semaines, les actions se multiplient dans les secteurs de la justice, du sport, de l’éducation, de la santé, de la petite enfance… Ces mobilisations ont été réussies tant par le nombre de grévistes que par l’importance des manifestations. Toutes ces actions révèlent le profond malaise dans ces différents secteurs professionnels attaqués dans leur fonctionnement et dans leurs missions.

Le 9 mars, au sein du ministère de la justice, les fonctionnaires, magistrats et avocats ont mis en avant la casse de la justice : ils ont dénoncé les suppressions de services et la dérive sécuritaire. Ils ont réclamé et défendu une justice de qualité, égale pour tous, indépendante et dotée des moyens nécessaires à son action.

Le 11 mars, à la protection judiciaire de la jeunesse, les personnels ont dénoncé la fermeture de services à caractère éducatif, et les mesures sécuritaires (comme le couvre feux ou le futur code de la justice pénale des mineurs) qui menacent gravement l’éducation au sein du ministère de la justice.

Le 11 mars encore a vu la mobilisation du secteur petite enfance largement soutenue par les parents face aux dangers que sont l’expérimentation des jardins d’éveil, la remise en cause des taux d’encadrement et du nombre de personnel qualifié dans les structures d’accueil éducatif de la petite enfance, leur mise en concurrence avec l’école maternelle. Ici les mesures et les projets du gouvernement marquent une dégradation importante de la qualité d’accueil des jeunes enfants et des conditions de travail des professionnels dans un contexte d’affaiblissement des possibilités de scolarisation des élèves de 2 à 3 ans. Un nouveau RDV est prévu le 8 avril.

Dans l’éducation, la grève du 12 mars dans le second degré a été un succès. Mais ce sont 16000 suppressions d’emplois qui sont prévues au budget 2010. En conséquence, la précarité va encore grimper, les fermetures de postes vont se poursuivre menaçant la scolarisation en maternelle, des disciplines entières, l’enseignement dans son ensemble. Face à la mobilisation, le ministre compte faire appel à des étudiants ou des retraités pour assurer les remplacements. Très clairement, pour lui, remplacer un prof absent ce ne serait plus de l’enseignement !

Précarité, contractualisation, externalisation de services et cerise sur le gâteau la réforme de la formation des enseignants dont les derniers lauréats du concours, Master en poche, vont être lâchés devant une classe sans formation aucune dès la rentrée prochaine !

Les réformes en cours pour l’éducation dessinent un autre système éducatif dont l’objectif est de dégager 50% d’une génération diplômée au niveau de l’enseignement supérieur, enfermant les autres dans une scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans organisée autour du socle commun. Elles remettent en cause la démocratisation de l’accès au baccalauréat, renforcent les inégalités entre les élèves et dénaturent les métiers de l’éducation.

La FSU appelle à tout faire pour empêcher le gâchis humain et professionnel engendré par ces réformes. Oui le service public d’éducation coûte cher mais nous ne voulons pas essayer l’ignorance !

Dans quelques jours sera présenté l’agenda social pour la Fonction publique, la FSU demande l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois, dans les services publics et dans les trois fonctions publiques, nous refusons l’arrêt des transformations et suppressions de missions. La FSU exige que cessent la remise en cause actuelle du statut de la Fonction publique, elle réclame l’abandon de la RGPP comme l’abrogation de la loi mobilité. Ce que les personnels subissent avec la mise en œuvre de politiques d’individualisation et de concurrence entre personnels et services est contraire aux missions d’intérêt général, est contraire aux intérêts du peuple de France.

Au moment où doivent s’ouvrir les négociations salariales triennales, la FSU rappelle qu’elle n’acceptera pas le chantage du gouvernement qui consiste à subordonner l’amélioration des carrières aux suppressions d’emplois. Les propositions faites sur l’intéressement collectif sont inacceptables et dangereuses pour la cohésion sociale. La FSU s’opposera à la volonté du gouvernement d’introduire des primes d’intéressement collectives.

La FSU estime que les salaires et les pensions sont un enjeu majeur tant du point de vue social qu’économique. Il est urgent que s’ouvrent des négociations pour établir un plan de rattrapage des pertes de pouvoir d’achat. La FSU demande une augmentation immédiate de 9% du point d’indice (ce qui correspond aux seules pertes subies depuis 2000) et une revalorisation des carrières pour tous.

Concernant le dossier essentiel des retraites et pensions, le gouvernement privilégie l’allongement de la durée de cotisation en reculant l’âge de départ à la retraite et la remise en cause du calcul des pensions sur les six derniers mois !

La FSU se prononce clairement contre ces propositions. En matière de retraites et pensions aussi, le pire n’est pas certain.

La retraite à 60 ans, à taux plein, est possible !

Les discours gouvernementaux oublient à dessein - un fait central : la durée moyenne de cotisations est restée aujourd’hui, dans la vie réelle, de 37,5 annuités de cotisation. Car deux salariés du privé sur trois ne sont plus au travail avant 60 ans. Ils sont au chômage, préretraite, maladie, invalidité. On compte, dans ce pays, 4 millions de chômeurs, un million en fin de droits, 600 000 chômeurs partiels contraints, 15 % de précaires. Le montant des retraites perçues a déjà baissé, avec la prolongation des durées nécessaires de cotisation à 41 ou 42 ans. Reculer la retraite à 61 ou 62 ans, l’abaisserait encore. Mais cela concernera peu les directeurs financiers, qui cotisent auprès d’assurances privées. Diminueront les retraites des salariés aux revenus faibles ou moyens.

Parlons « richesses » : en 40 ans, la richesse de la France devrait doubler, le chiffre avancé par le COR donne une augmentation de 1 700 milliards d’euros de la richesse nationale en 2050…

Avec une telle somme, comment nous faire croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’euros supplémentaires nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ?

Pourquoi le gouvernement et tous les experts médiatiques n’en parlent-ils pas ?

Pour une raison simple. L’augmentation prévisible de la richesse nationale doit-elle aller aux salaires et aux retraites ou aux profits, aux banques et assurances, aux amis du Fouquet’s ?

Pour la FSU, la question des retraites et pensions ne peut-être séparée de la question majeure de la répartition des richesses. On ne peut envisager l’avenir des retraites sans parler emplois et salaires. Emplois, salaires et retraites de nous tous, le peuple, ne doivent pas être sacrifiés aux profits de quelques-uns. C’est nous qui avons fait et faisons la richesse de ce pays et non pas les accapareurs avec ou sans Rolex au poignet. C’est nous l’avenir de ce pays.

Pour la FSU, il faut s’atteler à construire une mobilisation, la plus unitaire possible, avec salariés et retraités, en défense de nos systèmes de retraite, pour contrer les attaques gouvernementales. Ce 23 mars en est la première étape.

Gardons en tête cependant la puissance de ceux qui portent la contre-réforme :

Des mouvements spéculatifs ont placé les finances publiques de plusieurs états européens en situation de crise comme en Grèce ou en Islande. D’autres sont menacés à court terme. Face aux injonctions des dirigeants de l’Union Européenne, les peuples refusent de payer la facture comme en témoignent les grèves et manifestations en Grèce et le résultat du referendum en Islande.

Pour la FSU, il y a nécessité absolue d’une réelle solidarité avec les peuples en lutte, de fait, nous ne sommes pas à l’abri. Demain peut-être serons-nous tous ici les grecs du gouvernement Sarkozy/Fillon et du MEDEF.

Pour un tour de vis supplémentaire, ils ont pour eux le rouleau compresseur médiatique mais aussi l’arsenal sécuritaire. Ils nous y préparent d’ailleurs en faisant la chasse aux sans-papiers ou encore en envoyant la police dans les établissements scolaires, en sanctionnant encore et encore ceux qui relèvent la tête dans les entreprises privées. Jusqu’en Aveyron, où l’Inspecteur d’Académie s’est opposé à plusieurs reprises au droit syndical jusqu’à finir par tenter de dénier toute « liberté d’opinion » aux enseignants !

Pour empêcher les mauvais coups, nous avons une arme absolue : le nombre. Nous sommes le peuple. Et comme nous avons pu le vérifier, le bulletin de vote, européen, national ou régional ne suffit pas… A nous tous de nous en persuader, nous pouvons construire l’unité, nous avons pour nous le nombre, nous sommes le peuple.

 

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