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3 mai 2010

1er mai 2010 – Déclaration FSU12

Déclaration lue lors des rassemblements locaux à Decazeville, Millau, Rodez et Villefranche par des camarades de la FSU.

Emploi, conditions de travail, pouvoir d’achat, avenir des retraites.

Les mots d’ordre du 1er mai unitaire sont intimement liés : moins de chômage, moins de précarité, de meilleurs salaires, c’est automatiquement plus de rentrées d’argent pour les régimes de retraites.

Pourtant le gouvernement ne prend aucun des chemins qui permettraient de faire face aux défis de cette première moitié du XXIème siècle.

Ainsi le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite est paré des vertus de la réduction des dépenses publiques.

Belles fumisteries ! Les cadeaux aux entreprises, la suppression de la taxe professionnelle, le bouclier fiscal, la baisse de la TVA dans la restauration… n’ont en rien fait reculer le chômage ! Et si les salaires restent au plus bas, les conditions de travail ne cessent de se détériorer.

Alors que les services publics ont été le principal agent amortisseur des effets de leur crise, chaque nouvelle mesure prise confirme qu’ils sont bien dans le cœur de la cible. Les réformes de ces dernières années ont profondément bouleversé le rythme de travail, alourdi et densifié la journée, augmenté la paperasse et les tableaux à remplir sans jamais apporter plus d’efficacité. Le résultat, vous le connaissez, ce sont, contre la volonté des personnels, des files d’attentes, des trains en retard, des hôpitaux-usines quand ils ne sont pas menacés de fermeture, le pole-emploi qui n’en finit plus de radier les chômeurs alors qu’on entend Sarkozy rêver tout haut d’une école qui éjecterai les élèves qui dérangent vers des centres fermés.

Pendant qu’ils comptent leurs sous, ce sont bien nos vies qu’ils escomptent.

En matière de retraite : C’est long, c’est court et… injuste.

Pour l’âge légal et la durée de cotisation, ce devrait être plus long, toujours plus long. Pour la concertation, ce sera très court, voire express.

C’est, en tout cas, la stratégie que semble avoir arrêtée le gouvernement pour mener la négociation sur le financement des retraites à l’horizon 2030.

Depuis la parution du rapport du Comité d’orientation des retraites (COR) sur l’état du système des retraites en France le 14 avril, le calendrier censé conduire au projet de loi est plus que serré. On a tout les raisons de soupçonner un passage en force.

En mai, les négociations avec les partenaires sociaux doivent débuter.

Puis, ça ira très vite puisque le chef de l’État a d’ores et déjà indiqué qu’un projet de loi de réforme des retraites serait présenté au Parlement pour le mois de septembre. Vite fait, bien fait ? Rien n’est moins sûr.

Sur le fond du dossier, la question du financement des retraites apparaît comme le point primordial. Le gouvernement qui promet une « réforme juste et équitable » ne communique pourtant que sur la nécessité d’allonger la durée de cotisation et de reculer l’âge légal de la retraite. Pour ceux qui font quelques études, seront-ils obligés de bosser jusqu’à 70 ans ?

Un récent sondage de BVA pour les Échos confirme que les Français sont attachés au droit à la retraite à 60 ans. Ils sont 58 % à désapprouver l’orientation du gouvernement. Il faut les entendre, il faut nous entendre !

On doit limiter le poids de la réforme pour les salariés, il y a d’autres sources de financement. Parce que de toute façon les hypothèses extrêmes sur l’âge légal et la durée de cotisation ne permettent pas de couvrir les besoins de financement, il faut soumettre à cotisation tous les revenus tels que ceux liés à l’intéressement, à la participation ou aux stock-options. C’est un principe de réalité, c’est une revendication de justice pour tous les Français.

Mais il faut regarder au-delà : le 1er mai, c’est une journée de lutte pour tous les travailleurs dans le monde entier. C’est une journée pour une humanité plus solidaire, c’est une journée de lutte pour la paix.

Plus solidaire avec le million de privés d’emplois en fin de droits, avec les centaines de milliers de travailleurs licenciés, avec tous les salariés dans le privé comme dans le public.

Tous solidaires, tous victimes des appétits de la finance et luttant pourtant comme les sans-papiers, comme les travailleurs grecs aujourd’hui, à qui le tour demain ?

Le 1er mai, c’est une journée de lutte pour la paix… parce qu’on doit aussi se souvenir que des soldats français viennent de tuer quatre gosses en Afghanistan.

Par erreur, nous dit-on…

Ce n’est pas une erreur d’être en Afghanistan, c’est un choix politique.

Ce ne sont pas des erreurs les licenciements, les fins de droits, les sans papiers, la pauvreté qui s’étend, l’asphyxie des services publics comme autant de coups portés à la solidarité, les suicidés du travail… ce sont des choix politiques, ce sont les choix de Sarkozy, du Medef, de la Banque Européenne, du FMI. Le choix de la finance contre l’humanité.

Nous n’en voulons pas.

 

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