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27 mai 2010

Déclaration FSU12 - 27 mai 2010

Alors ceux qui sont ici, ceux qui étaient là le 23 mars, ceux qui ont fait toutes les manifs, mais aussi ceux qui ne sont pas encore venus, tous, ensemble, nous devons répondre.

(…)

Tous ensemble, car nous n’avons pas d’autre choix, nous devons imposer la volonté du peuple !

Leur crise ! Ils ne cessent de nous l’asséner, venue de partout à la fois, mais de moins en moins de sa cause première, la primauté de la finance, la libre circulation des capitaux, la concurrence effrénée portée toujours plus haut par la mondialisation et son pendant européen, le traité que l’on dit modifié.

Leur crise ! Allons ne voyez-vous pas qu’elle est à nos portes. Allons, les Grecs plient le genou, les Roumains aussi, les Espagnols sont à cran comme les Portugais, les Italiens, les Anglais eux-mêmes sont frappés. Allons, vous avez compris ce qu’ils veulent nous faire entendre : c’est à notre tour !

Fauteurs de crise, les multinationales, les banques, les grands patrons, les gros actionnaires, les traders, eux n’ont jamais rien eu à craindre de leur crise. C’était couru d’avance que leurs valets se porteraient à leur secours et ils l’ont fait. FMI, Commission Européenne, Gouvernements, tous au chevet de la finance, tous à la rescousse des profiteurs. Et avec quoi l’ont-ils fait ? Avec ce que nous avons créé, construit, façonné de nos mains. Leur richesse, ça n’est que la confiscation de notre travail.

Et ça y est les milliards ont coulé à flots. Ça c’est fait et pour eux, fauteurs de crise, accapareurs, la crise est dépassée sans dommage. La crise, la crise, la crise, leur crise, c’est l’occasion inespérée pour eux de frapper plus fort, de provoquer le choc qui leur permettrait d’emporter tous les acquis sociaux.

Les dommages, c’est pour nous, la réalité de la crise, c’est nous qui la vivons : licenciements, précarité, écrasements des salaires, allocations et pensions, asphyxie des services publics, sabrage de la protection sociale.

Leur crise ! Nous l’avons pourtant déjà payé par la destruction de 680 000 emplois, la montée de la précarité, la stagnation des salaires. Savez-vous qu’en 2009, la masse des salaires versés a baissé de 1,9%. C’est sans précédent. Leur crise nous l’avons déjà payé !

Car c’est la sous-rémunération du travail humain et la mise en concurrence des salariés à l’échelle mondiale qui a permis l’accroissement des inégalités et la confiscation de la valeur ajoutée en faveur du capital. Ce sont les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux détenteurs de capitaux qui affaiblissent les états. Ce sont leurs choix politiques injustes qui ont créé la crise.

Mais il leur en faut plus. Quand nos salaires sont insuffisants, ils rêvent tout haut de les baisser, et ils ont commencé à le faire sous la houlette du FMI. Le FMI et tous ces spécialistes de la finance qui, par le passé, ont su si bien mettre à genoux l’Argentine, l’Afrique du Sud, la Russie de Eltsine et tant d’autres de par le monde, le FMI est entré en Europe, main dans la main avec les chantres de la « concurrence libre et non faussée », avec la Commission Européenne, avec Merkel et Sarkozy, les voilà qui imposent leurs bonnes vieilles recettes : haro sur les salaires, haro sur les services publics, haro sur la protection sociale, en Grèce, en Roumanie, au Portugal, en Espagne. Le FMI est entré en France mais Sarkozy était déjà là.

Salaires, allocations, pensions, tout ça est déjà dans la cible. Licenciements par wagons, précarité en veux-tu en voilà, et de moins en moins d’enseignantes, d’infirmières, de policiers mais, comment font-ils ? De plus en plus de coups de mentons, de menaces, de répressions…

Et tant de rodomontades écœurantes appuyées sur tant de mensonges qui leur font affirmer sans rougir mais bien assis, que la retraite à 60 ans est un totem, un tabou, un dogme dépassé, fini … Désormais, puisque on vivrait plus vieux, surtout certains, désormais tous ces vieux, il faudrait en faire quelque chose.

Non ! vivre plus vieux ça ne peut pas se résumer à trimer plus longtemps. Vivre plus vieux ça ne peut pas être prendre le travail des jeunes.

La retraite à 60 ans n’est pas un dogme, un totem, un tabou ou une plume au cul, c’est une conquête sociale ! Et nous ne voulons pas de sa remise en cause, nous le voulions pas en 1993, nous le voulions pas en 1995, nous le voulions pas en 2003, nous ne le voulons pas aujourd’hui, c’est notre choix politique et c’est possible !

Car nous le savons tous, il y a d’autres solutions que la confiscation, l’appauvrissement, l’injustice.

Il y a l’espoir.

Alors ceux qui sont ici, ceux qui étaient là le 23 mars, ceux qui ont fait toutes les manifs, mais aussi ceux qui ne sont pas encore venus, tous, ensemble, nous devons répondre.

Et qu’on ne s’y trompe pas l’offensive énorme que nous subissons est bien la preuve que les peuples ont toujours leur destin en mains. Cela est décisif, chacun, salarié du privé ou du public, privé d’emploi, fonctionnaire, précaire, employé, ouvrier, paysan ou petit artisan, retraité, jeunes ou vieux, avec la conviction intime que rien n’est jamais joué d’avance, tous ceux qui sont dans la rue aujourd’hui, vont devoir se tourner vers leur famille, vers les collègues, vers les voisins. Tous les signes sont là qui montrent une très forte hostilité à la politique menée, nous sommes très largement majoritaires à refuser l’injustice, nous sommes très largement majoritaires à vouloir des emplois stables, de meilleurs salaires et pensions, le développement des services publics, la retraite à 60 ans par répartition, la satisfaction des besoins sociaux.

Tous ensemble, car nous n’avons pas d’autre choix, nous devons imposer la volonté du peuple !

 

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