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12 octobre 2010

12 octobre 2010 - Prise de Parole FSU12

16 000 à Rodez, 2000 à Millau, 1500 à St Affrique. Tous dans la rue le 16 !

3 mars, 1er mai, 27 mai, 24 juin, 7 septembre, 15 septembre, 23 septembre, 2, 12, 16 octobre ! Toujours les français ont répondu, toujours plus nombreux, dans l’unité élargie, déterminée et patiente.

Mais si 7 français sur 10 nous soutiennent, il ne suffit plus de soutenir, il faut désormais, tous, descendre dans la rue. Qu’on nous entende bien, tous dans la rue !

Les retraités, qui voient leur niveau de pension plonger ! Dans la rue, avec nous, tous les retraités ! Les femmes, les principales victimes de cette contre-réforme ! Les femmes, les plus nombreuses dans la précarité, avec des carrières courtes, en pointillé, les femmes dont même les enfants ne sont plus reconnus. Avec nous, toutes les femmes !

Les étudiants, les lycéens, que font les jeunes dans les cortèges ? Les jeunes, ils sont fidèles à eux-mêmes, ils sont la jeunesse, ils sont l’avenir, ils le veulent l’avenir !

Non pas celui que promet Parisot et le Medef, ils n’en veulent pas de la précarité, ils ne veulent pas s’échiner toujours au travail. Les jeunes ce qu’ils veulent, ce sont de bonnes études, c’est un bon boulot, ce sont de bons salaires, une bonne sécu ; les jeunes ce qu’ils veulent, c’est une vie heureuse et enfin une retraite heureuse. Ce sont des jeunes, quoi ! Ils sont la solution.

Oui, il n’est pas inéluctable de trimer jusqu’à la mort, oui avec de bons services publics, un bon boulot, un bon salaire et la protection sociale, tout ce que le peuple de France a su arracher, on peut construire un avenir meilleur. Pour la FSU, ça n’est pas en tournant le dos au progrès social qu’on sortira le pays de la crise. Au contraire, la richesse du pays, c’est notre travail, nos services publics, notre protection sociale. Avec ça, on peut tout financer.

Ce que veulent les jeunes, que la richesse du pays soit utilisée pour le peuple de ce pays, c’est la solution !

Et vous connaissez le problème : ceux qui nous précipitent vers la précarité, ceux qui nous refusent de bons salaires, ceux qui nous licencient, ceux qui cassent les services publics, vous les reconnaissez ? Le Medef, les banquiers, les rentiers, les multinationales, le Fmi, Sarkozy et sa clique de troisièmes couteaux… Ce sont eux le problème !

Qui désespère la jeunesse ? Qui lui ferme les portes d’études réussies en supprimant des dizaines de milliers d’emploi dans l’éducation ? Qui leur offre à tour de bras la précarité, les stages non rémunérés, les CDD à n’en plus finir, le pole-emploi par audiotel ? Qui ne cesse d’étendre des méthodes de « management » qui conduisent au suicide ? Qui construit cette société où on existe si peu sans emploi, cette société si productive où on est si peu reconnu au travail ? Qui désespère la jeunesse ?

Ceux qui promettent à tour de bras et jouent de toutes les peurs, ceux qui divisent, ceux qui accaparent, ceux qui corrompent et accumulent autant de richesses que d’affaires louches, ceux qui n’entendent pas ces millions que nous sommes…

Ah si, ils nous auraient entendu, les média nous l’expliquent en long en large et en travers, ils auraient même « lâché du lest »… Chaque concession du gouvernement est un aveu, leur contre-réforme n’est pas faite pour financer les retraites. Non, ça n’est pas leur objectif. On le voit bien quand après la retraite, c’est la sécu qu’ils veulent mettre sur le billot. Qu’escomptent-ils ? Que, tant pour la retraite que pour les soins, nous soyons forcés de nous tourner vers la capitalisation et les assurances… ce qu’ils veulent c’est nous prendre encore plus pour donner toujours plus au capitalisme financier, aux vampires suceurs de dividendes, aux actionnaires prescripteurs de licenciements, à tous les fauteurs de crise.

A la fin, Sarkozy l’a promis, si on les laisse faire, tout sera réglé, évidemment : on n’aura plus rien. Et Pinocchio de se précipiter pour racheter des indulgences au Vatican.

Alors que 7 français sur 10 soutiennent le mouvement social, eux signent et contresignent leurs projets. C’est quoi la démocratie ? On ne sait pas bien, l’a-t-on jamais croisée ? En tous cas, ça n’est pas ce que nous vivons aujourd’hui dans une société toute entière soumise aux profits de quelques-uns.

Quand des députés et sénateurs, élus par la grâce d’un homme qui a tout promis et son contraire, qui a dit le 6 avril 2007 : « le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer », alors que nous sommes par millions dans la rue depuis des semaines, que toutes les enquêtes donnent une écrasante majorité de français contre leurs réformes, quand des députés et sénateurs votent la fin de la retraite à 60 ans, il ne s’agit au mieux que d’une démocratie confisquée, qu’une grimace indigne ou un doigt d’honneur adressés à ceux qui seuls sont dépositaires de la souveraineté : c’est nous le peuple qui sommes la légitimité de la République. C’est eux qui ont rompu le contrat social instauré par les forces issues de la Résistance.

Nous sommes le peuple, nous sommes debout, nous sommes la majorité, et nous ne sommes pas silencieux.

Ils doivent nous entendre et en tirer les conséquences. Mais puisqu’ils n’en sont pas là, que le patronat continue à montrer ses crocs, qu’ils ajoutent les manœuvres aux mensonges, les manipulations au mépris, il est temps, il faut désormais toute la colère et l’intelligence du peuple dans la rue.

Retraités, privés d’emploi, salariés, étudiants, tous, tous, tous dans la rue le 16 octobre. Il ne devra manquer personne de ceux qui sont ici, il ne devra manquer personne aussi de ceux qui ne sont pas encore ici. Dès demain, par la grève, partout où c’est possible, par des AG, par le débat : convaincre, convaincre, faites chauffer les téléphones, parlez avec les mains, poussez avec les mots, convaincre pour vaincre toutes les inerties, convaincre pour casser l’hypnose télévisuelle, convaincre pour vaincre la morgue et le mépris.

A l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa de l’Aveyron, il ne devra manquer personne, samedi 16 octobre, à 10h à Rodez, au jardin public, à 10h à Decazeville, au jardin public, à 10h à Millau sur le Mandarous, à 10h à St Affrique au jardin public, à 10h à Villefranche devant la mairie, samedi 16 octobre.

Octobre rouge pour en faire voir de toutes les couleurs au Medef, à Sarko, au FMI et à tous leurs complices.

 

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