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11 mai 2006

SNUipp-Infos du 11.05.2006 : Socle commun, Direction, Journée de "Solidarité"

Socle Commun : la porte ouverte à tous les renoncements

Le ministre de l’Education nationale vient de porter à la connaissance des organisations représentatives de son projet de décret sur le socle commun soumis au HCE.

Ce projet reste marqué par les faiblesses et les contradictions du concept même de socle contenu dans la loi Fillon et la volonté de renoncement qu’elle traduit.

La culture à acquérir est bien loin de l’idée de culture commune que devrait partager une génération de jeunes. Les choix de contenus sont contestables, valorisant la connaissance de quelques éléments du patrimoine ou de repères historiques, au détriment de la compréhension des transformations de la société, ou de l’accès à une culture artistique, physique et sportive par exemple. Les élèves cantonnés au seul socle risquent d’être renvoyés à une hypothétique formation tout au long de la vie alors que toutes les études montrent qu’elle ne profite qu’à ceux qui détiennent une solide formation initiale.

Le cadre notionnel utilisé ne résiste pas à l’analyse. Le socle est abusivement présenté en termes de compétences et se réduit souvent à une liste de connaissances, capacités et attitudes dont la simple addition ne rend pas compte de la complexité de la formation d’une personne. Par ailleurs, une compétence serait « maîtrisée » ou non, sur la base d’une prétendue linéarité des apprentissages ignorant les allers et retours des élèves sur les acquis antérieurs. L’élève en tant que sujet actif de son apprentissage est largement absent du document qui laisse croire que le socle serait la solution pour résoudre la question de la difficulté scolaire.

Des questions restent entières : quelle articulation entre le socle commun et les programmes actuels ? Quid de la place de certaines disciplines comme l’EPS, les enseignements artistiques ou la technologie dont le texte assure qu’elles demeurent, au moins aujourd’hui mais sans préciser comment ?

Bref ce socle est loin d’être un instrument au service de la réussite de tous ; en revanche il est de nature à légitimer des coupes dans les enseignements comme peuvent le laisser craindre les audits en cours par l’inspection des finances.

La FSU continuera à faire connaître ses critiques et propositions.

Direction : retours sur une consultation

plus de 15000 réponses dépouillées le 6 mai incluant les réponses individuelles et collectives :

OUI*NON*
1/4 de décharges pour les écoles de 4 classes70,0928,00
bonifications de décharges pour les écoles “ambition réussite” 51,4841,93
décharge exceptionnelle de 2 jours pour la rentrée aux écoles sans décharge58,7739,18
aides à la direction par des EVS 34,1463,08
aides avec la publication d’un vademecum 83,5913,61
aide par la modernisation de l’équipement 71,9523,92
augmentation de 20% de l’indemnité 32,7864,49
OUI*NON*
Le protocole est-il acceptable ?34,8260,45
Le SNUipp doit-il signer ?34,1261,81**

Jusqu’au bout De ROBIEN a tenté par tous les moyens d’obtenir la signature du SNUipp, en vain.

Au final, les organisations SNUipp-FSU, SGEN-CFDT et FO ont refusé de signer.

Contrairement à ce qu’annonce le Ministère aucun emploi n’est créé. Ce sont les PE2 qui financeraient les décharges, avec les conséquences que l’on sait tant sur la formation initiale que continue. Travestir la réalité pour la rendre acceptable n’est pas honnête. Les enseignants que nous sommes ne doivent pas tomber dans le panneau. Nous savons compter, nous savons analyser et nous ne pouvons nous satisfaire d’un marché de dupes. L’enjeu est trop important pour traiter la question du fonctionnement de l’École à la légère et tenter de négocier dans le dos de la profession sur des bases qui vont très vite se révéler néfastes pour tous, directeurs et adjoints, comme pour les stagiaires. Une fois de plus, en refusant de mettre les moyens dans l’école, le gouvernement poursuit sa casse du service public. Avec la profession, nous devons continuer de nous battre pour obtenir enfin les moyens dont l’école et les élèves ont besoin !

La balle est dans le camp du Ministère : va-t-il imposer le protocole fort de la seule signature d’une organisation minoritaire ou bien va-t-il entendre la profession et ouvrir une réelle négociation ?

* en pourcentage

** à noter que la consultation du SE (4000 réponses) donne : Adhérents du SE : 58,50% POUR une signature ; 38 % CONTRE une signature ; 3,5 % SANS AVIS - Non adhérents du SE : 63,3 % CONTRE une signature ; 30,4 % POUR une signature ; 6,3 % SANS AVIS).

Journée de "Solidarité"

L’arrêté sur la journée de solidarité est paru le 4 Novembre 2005 (JO du 17/11/05 "Temps de travail et journée de solidarité pour les personnels relevant du MEN" ; BO n° 43 du 24/11/05). « Pour les personnels enseignants des premier et second degrés et les personnels d’éducation : une journée, le cas échéant, fractionnée en deux demi-journées, est consacrée hors temps scolaire à la concertation sur le projet d’école ou d’établissement mentionné à l’article L. 401-1 du code de l’éducation et, dans les établissements publics locaux d’enseignement, à la concertation sur le projet de contrat d’objectif prévu par l’article L. 421-4 du code de l’éducation ainsi qu’à la définition d’un programme d’action en faveur de l’orientation et de l’insertion professionnelles des jeunes. Sa date est déterminée dans le premier degré par l’inspecteur de l’éducation nationale après consultation du conseil des maîtres et dans le second degré par le chef d’établissement après consultation des équipés pédagogiques ». Tirant les enseignements du désastre de l’an passé, le Ministère a reculé sur le lundi de Pentecôte : s’il a entendu que faire travailler les élèves n’apporte rien à la solidarité il n’a pas poussé plus loin la réflexion et surtout n’a renoncé en rien à son projet de punir les personnels de l’éducation. Pour le SNUipp, il est hors de question d’accepter cette journée de travail supplémentaire alors que les collègues accumulent déjà les heures non rémunérées, qu’ils subissent déjà l’impact des réductions budgétaires et que cette journée ne règlera en rien les problèmes posés par la dépendance. Accepter du travail gratuit serait un grave renoncement particulièrement dans le contexte d’attaques violentes contre le service public et ses agents. Dans l’attente des instructions de l’IA, le Conseil Syndical du SNUipp12 a donc décidé, dans le cadre d’une action nationale, de proposer aux Conseils des Maîtres une lettre modèle de réponse au Ministre et d’appeler l’ensemble des collègues à s’en saisir sans réserve. Par ailleurs nous demandons à la FSU de prendre à nouveau contact avec les Fédérations de Fonctionnaires pour demander une réponse à nos exigences et envisager une action commune.

LETTRE MODELE

École : ……………………………
Conseil des maîtres du ………………
à M. le Ministre de l’Éducation Nationale
Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale, Vous nous demandez notre avis sur l’organisation de deux demi-journées de concertation qui nous sont imposées au titre de la solidarité. Cette décision unilatérale est injuste et inefficace. Deux demi-journées imposées de travail gratuit seraient sensées contribuer à cette solidarité. Pour garantir la prise en charge solidaire de la perte de l’autonomie, en raison de l’âge ou du handicap, d’autres choix sont nécessaires et possibles. Nous sommes pleinement investis dans notre mission. En plus des heures d’enseignement, nous consacrons toujours plus de temps au nécessaire travail en équipe, aux équipes éducatives, aux concertations, aux relations toujours plus nombreuses avec nos partenaires, avec les familles de nos élèves. Nous sommes déjà contraints de consacrer une part de notre temps personnel pour assumer toutes ces tâches. Ce temps dépasse largement les deux demi-journées que vous voulez nous imposer.

 

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