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Vous êtes actuellement : Transformer l’Ecole  / Le travail enseignant en quête de sens 

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14 mai 2011

Témoignages

Lors de la Journée d’Info Syndicale (JIS) du 1er avril 2011

1/ Pressions par rapport à la venue des collègues à la JIS.

Une petite école accrochée à la colline : dans un 1er temps, contactées par leur IEN, les collègues ont été menacées de retrait d’un 1/30ème de salaire pour abandon de poste, de conseil de discipline et jusqu’à la fermeture d’un poste de l’école…

Une grosse école dans une grande ville perchée sur un piton : tous les collègues qui sont venus à la JIS ont été remplacés soient 3 remplaçants trouvés dans la minute. Mais pas assez d’élèves présents pour tous ces remplaçants : un des TR a été affecté ailleurs…

Une collègue de classe unique semblait avoir trouvé un terrain d’entente avec son IEN : il tâchait de trouver un remplaçant et elle, s’engageait à vérifier qu’il n’y avait pas d’enfant en errance le matin de la JIS et à attendre le remplaçant. Le remplaçant n’est jamais venu, l’IEN n’a plus été joignable…

"Maintenant, lorsque nous sommes absents, ça ne dérange personne, les parents sont habitués et on se répartit les élèves. Lorsque nous sommes en grève, ça ne dérange personne, il y a le SMA. Lorsque nous cherchons à exercer notre droit à l’information syndicale, ça déclenche un énorme tollé."

2/ Pressions par rapport aux autorisations d’absence (qu’elles soient de droit ou spéciales), aux temps partiels (de droit ou sur autorisation).

- Refus d’autorisation pour garde d’enfant malade.
- Valse hésitation de l’IEN pour autoriser un collègue à accompagner sa femme lors de son accouchement et à ne pas se rendre sur les lieux de son remplacement.
- Des collègues témoignent de leur difficulté à accepter la décision prise par l’IA l’an passé, de n’accorder aucun 80 % (même parentaux) et de refuser tous les temps partiels pour convenances personnelles. Dans d’autres départements, cela existe encore, nous avons donc un problème de traitement inégalitaire.
- Une collègue maman rappelle que nous ne pouvons faire aucune rentrée scolaire de nos enfants. Que nous ne voyons aucun spectacle sur le temps scolaire. Que nous avons des difficultés à assister aux réunions de classe. Qu’avec le positionnement des animations pédagogiques et de la formation continue sur les mercredis, non seulement il est de plus en plus difficile de prendre rendez-vous chez le dentiste ou l’ophtalmo mais les frais de garde d’enfant explosent. Finalement, enseignants, mauvais parents !

« Désormais, de plus en plus souvent, on se sent abimé par notre administration »

3/ Problèmes de remplacements.

- Il y aurait à ce jour 500 journées non remplacées depuis le début de l’année scolaire.
- Une collègue affectée sur un remplacement long (de novembre à juin) dans une grosse école, est enlevée un jour pour aller calmer les esprits dans une classe unique.
- Des collègues témoignent de leur incapacité à faire fonctionner 2 classes ou plus en même temps, pour palier à une absence imprévue.

4/ Les frais de déplacement, les défraiements, les errances des itinérants.

Une collègue nous annonce la création d’un nouveau corps de l’EN, les JMDG (Je Me Déplace Gratuitement). Elle en fait partie en tant que mis à disposition d’un IEN, tout comme les surnombres, les animateurs soutien, les RASED, les EMF, les PESP…

5/ Problèmes de « djeun’s ».

- Plus de pression.
- Moins de formation.
- Plus de déplacements.
- Moins de frais de déplacement.
- Plus d’adaptation.
- Moins de considération.
- Plus de questions.
- Moins de réponses.

6/ Divers et variés.

« Nous sommes des machines à faire des croix dans des bulletins, dans des livrets, dans des enquêtes nationales ».

Que se passe-t-il dans la salle des profs d’un collège, lors de la récréation ? Une vente Tupperware ? Non, rien de cela, une vente d’heures de remplacement !

Un collègue insiste pour que soient comptabilisés les congés maladie qui ne sont pas pris. On ne prend pas le temps de se soigner pour ne pas mettre les collègues en difficulté.

EN CONCLUSION :

On fait appel à notre Conscience Professionnelle.
On travaille à culpabiliser les enseignants, à nous infantiliser.
On cherche à individualiser les parcours et les carrières (primes, entretiens…).
Le service public ne signifie plus service rendu mais service rentable.
On ronge nos droits.
On affecte notre santé.

Ces tensions qui s’accroissent sont les conséquences directes de choix budgétaires et politiques qu’il est urgent de modifier, pour les personnels comme pour l’école.

 

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