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1er juillet 2011

CAPD du 30 juin 2011 - Déclaration du SNUipp/FSU12

Cette année encore, les personnels restés sans poste à l’issue du premier mouvement ne connaîtront leur poste qu’en toute dernière limite. Ni ces personnels, ni les écoles qui les accueilleront ne pourront commencer l’année scolaire prochaine dans les meilleures conditions. Si nous dénonçons les pressions politiques qui ont conduit à repousser les travaux du mouvement pour ne pas faire de l’ombre aux échéances électorales, nous demandons de nouveau que soit fait le maximum pour éviter ces retards qui créent de grosses difficultés tant aux personnels qu’aux écoles. Le SNUipp-FSU12 en profite pour exprimer à nouveau sa critique d’une politique de suppression des postes et de réduction des moyens qui affecte aussi les services administratifs.

De même, parce que ne sont parus que les postes vacants à l’année, les personnels restés sans poste ont dû faire un mouvement étriqué. Le SNUipp/FSU12 ne peut admettre que l’outil informatique soit moins performant que le mouvement manuel des années précédentes. Tous les postes vacants doivent être connus des personnels qui doivent pouvoir candidater sur chacun d’entre eux. En conséquence, le nombre de nominations d’office augmente et créera du coup de nombreuses interrogations sur l’équité des opérations. On nous objecte des limites logicielles, or d’autres départements publient l’ensemble des postes vacants et les personnels peuvent afficher leur choix y compris sur des postes formés de congés parentaux ou de fractions de postes. Le SNUipp/FSU12 demande qu’une réflexion s’engage l’an prochain sur l’organisation du mouvement afin que tous les personnels soient pleinement informés.

En cette fin d’année scolaire, le SNUipp/FSU12 se fait une fois encore le porte-parole du ras-le-bol des collègues. Alors que la charge de travail n’a cessé d’augmenter ces dernières années, la commande plus que tardive et trop limitée dans le temps concernant le projet d’école a fait déborder la marmite. En fin d’année, la liste est encore plus longue des dossiers à boucler en urgence et ce dans un contexte souvent très mouvant en terme d’effectifs dans les écoles ou de présence des collègues. Entre ceux qui étaient, sont ou partent en classe transplantée ou en sortie scolaire, ceux qui ne vont changer d’affectation, ceux qui ne sont pas encore arrivés et ceux qui ne connaissent pas leur prochaine affectation, c’est parfois à une seule personne que votre administration demande de remplir vos magnifiques tableaux… Et lorsqu’on se penche sur ces tableaux justement, on est frappé par leur complexité croissante, par la somme des données à collecter, par la distance croissante que vous créez entre la réalité des écoles et les documents que vous demandez. Le projet d’école a perdu beaucoup de son caractère pédagogique. Plus administratif, plus statistique, il est surtout de plus en plus loin des écoles et de plus en plus près des bureaux. Or la réalité de notre travail n’est pas dans des bureaux mais dans des classes face aux élèves.

On observe aussi que le projet d’école est désormais très tributaire des évaluations. Le SNUipp/FSU12 a déjà dit combien le pilotage actuel en matière d’évaluation, la pression constante pour faire du chiffre nous paraissent éloignés et des besoins des élèves et de la réalité du métier. Oui, nous avons besoin d’évaluer nos élèves et les collègues le font depuis toujours dans leur classe. Non, nous ne devons pas devenir des machines à cocher ni non plus des machines à mettre en place des « actions » comme on met en place des têtes de gondoles. Ni machine, ni chef des ventes, nous sommes enseignants. Enfin, nous devons pointer l’insistance des IEN à faire remonter les résultats des évaluations GS. Celles-ci n’avaient aucun caractère obligatoire, à preuve, il n’est pas prévu de prime pour les enseignants de maternelle.

Concernant le livret de compétences, il s’ajoute à la liste des outils imposés aux enseignants sans aucune concertation. Il n’est pas en phase avec les attentes des enseignants, il n’est pas en adéquation avec d’autres commandes ministérielles dont les programmes. C’est une surcharge de travail énorme avec un nombre d’heures de travail qui dépasse l’horaire de concertation dont disposent les équipes. Pour les familles, la multiplication des dispositifs d’évaluation n’aide pas à une bonne compréhension de l’école et des progrès de leur enfant. Le SNUipp/FSU demande son abandon et une remise à plat de l’ensemble des outils d’évaluations scolaire, s’appuyant sur les points de vue et les travaux des professionnels.

Le SNUipp/FSU12 dénonce cette longue glissade dans l’abandon de toute liberté pédagogique. Si à propos du projet d’école, nous disions qu’il a perdu beaucoup de son caractère pédagogique, en fait, il nous apparaît que notre administration a perdu de vue l’école.

Aujourd’hui, nous, enseignants, à qui l’on demande sans cesse de se comporter de manière professionnelle et crédible, souhaitons que notre ministère en fasse de même. Nous ne pouvons plus souffrir ces « coups de pub » qui ont des relents de la caravane du Tour de France. Là où Cochonou lance des saucisses, nous exhibons des livres ; là, le journal de Mickey comme sponsor et pour nous l’entreprise Total ; là Kléber promeut ses pneus et nous affichons le buste de Marianne. Ce n’est ni sérieux, ni professionnel, ni crédible. L’école publique, laïque et républicaine ne s’appuie pas sur des coups électoralistes, mais se nourrit de la professionnalité, du sérieux et de l’engagement de ses enseignants.

 

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