Lors de sa conférence de presse de rentrée, Edouard Geffray annonce qu’il ne fera pas de réforme. Il préfère parler d’« engagement » et d’« espoir », tout en décrivant une école en plein déclassement, avec des fondamentaux fragilisés et des écrans partout. Après avoir « écouté » 31 départements, il propose non pas une réforme, mais un capp : l’outil idéal pour donner l’impression d’avancer sans rien changer. Sa grande vision tient en une formule solennelle : « Il n’y a pas de France sans espoir, et pas d’espoir sans école. » Enfin, il invoque une « destinée partagée », comme si tout le monde partait du même point, et il place l’école au cœur d’une « cohésion nationale » qui repose surtout sur une rhétorique paternaliste développée en 4 points : instruire, protéger, unir, prévoir.