En juin, de multiples carences institutionnelles ont été mises à jour par la meurtre de Lyhanna. Face au scandale, le ministre de l’éducation nationale a annoncé fin août le déploiement d’un questionnaire papier pour l’ensemble des élèves de la GS à la terminale ayant pour objectif la détection et la protection des enfants victimes dès novembre 2026. Alors que le projet de loi déposé contenait dans son article 30 l’instauration “pour chaque enfant, (...) d’un entretien individuel annuel obligatoire afin d'évaluer sa santé psychique et physique et de dépister toute forme de violence, ce questionnaire apparaît comme un pis aller faute de volonté politique d’accorder les moyens nécessaires aux entretiens. Un manque de volonté illustré par le vote le 22 septembre d’un amendement supprimant de fait cet entretien. Ce questionnaire et ses modalités de passation ne répondent pas à la problématique posée. Il pourrait même détourner l’éducation nationale de son ambition de protection des victimes.